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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°643120

"Dès la mi-janvier, le travail sera engagé sur le dispositif de Garantie jeunes universelle" (gouvernement)

"Dès la mi-janvier, le travail sera engagé sur le dispositif de Garantie jeunes universelle" indique le gouvernement, le 8 janvier 2021, au lendemain de la remise au gouvernement d’un rapport du COJ sur la Garantie jeunes "de demain". Élisabeth Borne et Sarah El Haïry estiment que le gouvernement a "généralisé le principe" de la Garantie jeunes et y voient "une première étape" vers une "Garantie jeunes universelle". L’exécutif indique que "près d’un million" de jeunes seront potentiellement couverts en 2021, dans différents dispositifs. Qui ont aussi des conditions financières variables.

"La Garantie jeunes universelle est un investissement essentiel pour s’assurer qu’aucun jeune ne renonce à un parcours vers l’emploi à cause de difficultés financières", indique la ministre du Travail, Élisabeth Borne. JBVNews

"Ces derniers mois, beaucoup ont demandé l’instauration d’un RSA jeune. La Garantie jeunes universelle, c’est mieux que le RSA jeune : chacun pourra bénéficier d’une aide financière en plus d’un accompagnement vers l’emploi", déclare Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, citée dans un communiqué du 8 janvier 2021. La veille, elle a reçu, avec Sarah El Haïry, secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Engagement, d'un rapport du COJ (Conseil d'orientation des politiques de jeunesse) sur la Garantie jeunes "de demain" (lire sur AEF info).

"première phase d’universalisation"

Le premier trimestre 2021 "verra le déploiement de la première phase d’universalisation de la Garantie Jeunes", avec les "mesures d’urgences du plan '1 jeune, 1 solution' annoncées en novembre", indique l’exécutif. À partir de la mi-janvier, le travail sera engagé sur un dispositif de "Garantie jeunes universelle". Dans le cadre de cette réflexion seront associés les acteurs de l’écosystème jeunesse, les parlementaires et les élus.

"La Garantie jeunes universelle, c’est la concrétisation d’une promesse d’un accompagnement personnalisé pour chaque jeune conjugué à une aide financière, l’un n’allant pas sans l’autre en temps de crise comme pour l’après", déclare Sarah El Haïry, secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Engagement.

"principe généralisé" de l’accompagnement/aide financière

Le gouvernement estime avoir "généralisé le principe" de la Garantie jeunes, avec le renforcement des mesures du plan "1 jeune, 1 solution". Ce principe repose, en effet, sur l’association d’un accompagnement personnalisé vers l’emploi et d’une aide financière pour les jeunes qui en ont besoin. L’exécutif y voit "une première étape" vers une "Garantie jeunes universelle" qui couvrira "potentiellement" près d’un million de jeunes en 2021.

Le ministère du Travail et le secrétariat d’État à la Jeunesse revendiquent ainsi, pour 2021 :

  • 200 000 jeunes en Garantie Jeunes;
  • 420 000 en Pacea;
  • 240 000 en AIJ (Accompagnement intensif jeunes, Pôle emploi);
  • 30 000 en Objectif 1er Emploi (Apec);
  • 25 000 en Prépa-apprentissage;
  • 3 000 en Epide;
  • 15 000 en École de la 2ème Chance.

renfort du plan jeunes en novembre

"Au-delà de cette réponse massive d’urgence, le gouvernement souhaite aller plus loin pour l’avenir et mettre en place de manière pérenne une 'Garantie jeunes universelle'", poursuit le communiqué. L’ambition est d’aboutir à un nouvel "écosystème d’aides" dont les principes seraient : plus d’autonomie, d’universalité, de simplicité et de personnalisation.

Fin novembre, le gouvernement avait annoncé un renfort du Plan jeunes (lire sur AEF info), en élargissant les possibilités de soutien financier pour les jeunes accompagnés vers l’emploi. L’objectif était de "systématiser le fait que chaque jeune, en fonction de ses besoins, pourra se voir proposer et un accompagnement adapté, et s’il y a lieu, un soutien financier", selon l’entourage de la ministre du Travail. La rue de Grenelle citait notamment des accompagnements qui n’étaient pas, jusqu’alors, assortis d’allocation, comme le pré-apprentissage, l’AIJ assuré par Pôle emploi ou l’accompagnement renforcé de l’Apec.

pas le même montant d’aides

Ces dispositifs réunis dans la "Garantie jeunes universelle" n’ont toutefois pas les mêmes conditions, en particulier financières. Ainsi, la Garantie jeunes est assortie d’une allocation d’un montant maximum de 497,00 € par mois.

Les jeunes en Pacea renforcé peuvent, eux, toucher une allocation dont le plafond annuel correspond à six fois le montant mensuel du RSA. Ce plafond vient juste d’être augmenté, il s’élevait jusqu’alors à 3 RSA (lire sur AEF info). Dans l’esprit du ministère du Travail, cette allocation est mobilisée par les conseillers de missions locales afin de répondre ponctuellement à un besoin (lire sur AEF info).

De même, la nouvelle aide pour les jeunes accompagnés par l’Apec ou Pôle emploi dans le cadre de l’AIJ est limitée à 3 RSA par période de 6 mois (lire sur AEF info).

Rapport pour "un droit ouvert à tous les jeunes"

 

Le gouvernement s’exprime à l’occasion de la remise du rapport du COJ (Conseil d’orientation des politiques de jeunesse) (lire sur AEF info). Celui-ci propose des évolutions importantes pour la Garantie jeunes (lire sur AEF info). Il propose de ne plus la limiter aux seuls Neets (ni en emploi, ni en études, ni en formation) pour l’ouvrir, par exemple, aux jeunes qui travaillent quelques heures. Le COJ plaide pour différents parcours d’accompagnement, au-delà de l’unique "work first" qui se trouve au cœur de la Garantie jeunes actuelle. Le Conseil souhaite, aussi, que cette Garantie jeunes ne soit plus limitée dans le temps. Elle dure actuellement un an, renouvelable six mois.

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Alexandra Turpin, journaliste