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Le gouvernement acte le lancement du PIA 4, "entièrement dédié à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation"

Avec 20 Md€ sur cinq ans, dont 11 Md€ dans le cadre du plan de relance, "ce PIA 4 entièrement dédié à l’ESRI doit permettre d’armer notre pays pour garantir le maintien de sa compétitivité", écrit le Premier ministre Jean Castex dans le dossier de présentation du programme, publié jeudi 7 janvier 2021. Après l’hydrogène, le gouvernement annonce que le quantique, la cybersécurité et le volet "enseignement et numérique" bénéficieront de "financements exceptionnels" au titre des "stratégies d’accélération prioritaires". Par ailleurs, un nouveau comité de surveillance est mis en place.

Réunion du comité de surveillance du PIA, en novembre 2018, avec à l'ordre du jour l'évaluation du PIA. Droits réservés - DR - @SGPI

Et de quatre. Plus de 10 ans après le premier programme d'investissements d'avenir, initié par Alain Juppé et Michel Rocard, le gouvernement engage officiellement le PIA 4, vendredi 8 janvier 2021.

GARANTIR LA COMPÉTITIVITÉ ET L’INDÉPENDANCE

"Nous allons accélérer la mise en œuvre du plan de relance pour renforcer notre économie, et engager le PIA 4 très ambitieux pour concrétiser notre volonté de transformation", assure le Premier ministre, en préambule du dossier de présentation du PIA 4. "Avec 20 Md€, ce programme entièrement dédié à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation doit permettre d’armer notre pays pour garantir le maintien de son indépendance, sa compétitivité et donc l’emploi, et surtout, de poursuivre la transition écologique dans laquelle il est engagé."

Pour autant, "cet investissement massif ne sera pas réservé à quelques entreprises hyperlocalisées mais il irriguera l’ensemble de notre territoire de façon à réduire les inégalités économiques et les fractures technologiques", précise Jean Castex.

"Avec PIA 4, le gouvernement entend donner aux chercheurs et entrepreneurs français la confiance dans l’avenir et les moyens nécessaires pour innover et prendre des risques avant d’installer la France dans un modèle de croissance de long terme", abonde Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement. "Un euro investi du PIA est égal à 1,1 euro de crédits extérieurs investis, majoritairement en provenance du secteur privé, illustrant ainsi le rôle de levier des investissements d’avenir", est-il précisé par ailleurs.

12,5 Md€ pour le volet dit "innovation dirigée"

Ce nouveau PIA répond à un "besoin de mise en cohérence de la stratégie d’investissement de l’État et de sa politique d’innovation". C’est la démarche initiée à travers les "stratégies d’accélération prioritaires décidées par le Conseil de l’innovation".

À travers ces stratégies globales, l’État finance "des investissements exceptionnels dans quelques filières et technologiques émergentes et prioritaires". Le PIA agit comme une "rampe de lancement et permet aux innovations d’émerger, de mûrir, de faire la preuve de leur efficacité et de tester leur marché", assure le gouvernement.

Quatre stratégies sont initiées par le gouvernement :

  • Le développement de l’hydrogène décarboné

L’hydrogène décarboné est un vecteur énergétique "indispensable à la neutralité climatique". Il permet de "verdir des secteurs entiers de l’économie, en particulier ceux pour lesquels l’électrification est impossible, dans l’industrie ou la mobilité".

  • La cybersécurité

Dans une société de plus en plus numérisée, la France et l’Europe "doivent se doter de capacités propres de cybersécurité, indispensables pour préserver la souveraineté et protéger les citoyens (données personnelles, libertés individuelles, objets connectés)".

  • Le quantique

La rupture technologique d’ampleur que promettent les technologies quantiques d’ici 5 ou 10 ans fait du soutien à ce secteur un "impératif économique et souverain".

  • Enseignement et numérique

Les enjeux de continuité pédagogique pendant le confinement ont remis en évidence la nécessité de disposer d’une stratégie "enseignement et numérique" de l’école maternelle à l’université.

11 stratégies soumises à la consultation

 

Par ailleurs, le gouvernement a décidé "d’ouvrir à la consultation l’élaboration de 11 autres stratégies nationales dans les domaines suivants" :

  • Une alimentation favorable à la santé ;
  • Systèmes agricoles durables et équipements agricoles contribuant à la transition écologique ;
  • Le recyclage et la réincorporation de matériaux recyclés ;
  • Solutions pour des villes durables et résilientes ;
  • La décarbonation de l’industrie ;
  • Industries culturelles et créatives françaises ;
  • Digitalisation et décarbonation des mobilités ;
  • Santé digitale ;
  • Biothérapie et bioproduction de thérapies innovantes ;
  • Produits biosourcés et biotechnologies industrielles ;
  • 5G et futures technologies de réseaux de télécommunications

7,5 Md€ pour "irriguer les écosystèmes d’ESRI"

Le PIA "répond également à un enjeu de long terme pour les acteurs de l’ESRI", souligne le gouvernement. Grâce au PIA 4, "l’État garantit un financement structurel pérenne et prévisible aux écosystèmes et organismes d’enseignement supérieur et de recherche et d’innovation".

Cet engagement de l’État permettra de "renforcer la dynamique impulsée il y a dix ans, de transformation et de regroupement des sites académiques (idex ou isite), la numérisation de l’ESR, le financement des laboratoires et programmes de recherche de grande ampleur (PPR, équipex, labex), l’effort en matière de recherche biomédicale (IHU et RHU), la consolidation des Satt et le soutien aux IRT et aux ITE.

UN PIA PLUS VERT

 

"Au moins un tiers des investissements" du PIA 4 seront en faveur de la transition écologique et énergétique. En ce sens, une grande partie des nouvelles stratégies d’innovation prioritaires du PIA 4 seront "dédiées à la transition écologique, qu’il s’agisse de transformer les systèmes agricoles, décarboner l’industrie ou accompagner la transformation des villes", précise le dossier de presse.

UNE DIMENSION TERRITORIALE AMPLIFIÉE

En outre, le PIA 4 comportera une "dimension territoriale amplifiée", dans son volet dirigé comme son volet structurel. L’objectif est de "renforcer le potentiel d’innovation des acteurs locaux au bénéfice de l’ensemble d’un territoire". Ainsi, la part régionalisée du PIA lancée en 2017 passera de 250 à 500 M€ (100 M€ par an sur cinq ans). Le principe reste identique : un euro investi par une région pour un euro investi par l’État.

"Cette logique de co-investissement et de co-décision État-région, permet de redonner une place centrale aux acteurs locaux en matière d’innovation et de renforcer les stratégies de développement économique des régions", avance le gouvernement.

UN NOUVEAU COMITÉ DE SURVEILLANCE

Prévu par la loi, le nouveau CSIA (comité de surveillance des investissements d’avenir) a pour mission "d’éclairer et de conseiller le gouvernement dans l’élaboration et la conduite des politiques d’innovation et de donner un avis consultatif sur l’identification et la qualification de nouvelles priorités d’investissement, tout en conservant sa mission d’évaluation de l’exécution des programmes d’investissement d’avenir" (1).

Voici sa composition



 

(1) Le président du Sénat a nommé le 7 janvier 2021 en tant que membres du comité de surveillance des investissements d’avenir (Journal officiel) :

  • Alain Chatillon (LR, Haute-Garonne) ;
  • Claude Nougein (LR, Corrèze) ;
  • Sonia de La Provôté (Union centriste, Calvados) ;
  • Sabine Van Heghe (groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, Pas-de-Calais).
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Julien Jankowiak, journaliste