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Rentrée : 14 pays voisins de la France gardent fermés, totalement ou en partie, leurs établissements scolaires

En maintenant la rentrée des élèves en présentiel ce 4 janvier, au terme des vacances de Noël, la France fait partie des quelques pays européens, avec le Portugal et l’Espagne, à maintenir la présence des enfants, professeurs et personnels de l’éducation sur site. Sur 18 pays observés par AEF info, près de la moitié a choisi de fermer certains établissements scolaires, privilégiant alors l’enseignement à distance. La fermeture de tous les établissements concerne six pays, notamment la Belgique qui a pris cette décision depuis plusieurs semaines déjà.

Depuis novembre, le port du masque est obligatoire pour les élèves français à partir du CP Photo by Kelly Sikkema

Les vacances scolaires se terminent en Europe cette semaine. Mais les élèvent ne retournent pas tous dans leur établissement, certains pays ont repoussé la rentrée de plusieurs jours, d’autres optent pour la fermeture partielle d’établissements et le recours à l’enseignement à distance, tandis que la France fait figure d’exception avec le maintien des écoles, collèges et lycées ouverts. La mise en place d’un couvre-feu à 20h, mi-décembre et son avancée à 18h, dans 15 départements depuis le 2 janvier, ne modifie pas la donne (lire sur AEF info).

LES avis scientifiques divergent sur l’ouverture ou non DES ÉCOLES

La situation hexagonale suscite pourtant des commentaires dans la communauté scientifique. "Ne rouvrons pas les écoles début janvier, mais vaccinons, vaccinons, vaccinons d’abord", insiste par exemple Antoine Flahault sur Twitter le 2 janvier. Une position que le directeur de l’institut de santé globale de l’Université de Genève défend au regard de "l’aggravation de la situation au Royaume-Uni et en Irlande". Antoine Flahault estimait déjà en octobre, dans un entretien accordé à AEF info, que "dans les zones de forte circulation du virus, fermer les collèges, lycées et universités s’impose" (lire sur AEF info).

Pour le virologue allemand Christian Drosten, "si nous ne faisons rien, cela se répandra de manière explosive dans les écoles. C’est maintenant scientifiquement clair."

"L’ouverture des écoles est un sujet sensible et complexe", reconnaît le professeur Yazdan Yazdanpanam dans Le Figaro du 4 janvier. "Leur fermeture pendant les vacances ces deux dernières semaines a sans doute contribué à éviter un rebond généralisé", estime le chef du département des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat et membre du conseil scientifique. Cependant, s’il "y a sans doute des contaminations dans les écoles", il juge leur nombre "maîtrisable" et rappelle que "les enfants ne développent que très rarement des formes graves". Aussi, il considère que "le confinement de novembre" a montré "que l’on peut contrôler l’épidémie avec les écoles ouvertes". "Les laisser fermées, même pour une semaine, a un impact énorme sur l’économie, la psychologie, sans que la plus-value sanitaire ne soit évidente", souligne-t-il.

De la même façon, le Conseil national de la pédiatrie ne préconise pas, "en l’état actuel" de fermeture des établissements scolaires, indique au Parisien son président Robert Cohen. Mais, dans la mesure où la mutation anglaise du Covid le rend plus contagieux, "les jeunes vont contaminer davantage de personnes", dans leur entourage familial ou à l’école, souligne le professeur, le 3 janvier. En ce sens, il appelle à "une vigilance plus importante à l’école qu’elle ne l’est actuellement, en dehors du port du masque", notamment s’agissant des mesures d’hygiène à faire respecter à la cantine. Il recommande "un dépistage plus massif chez les jeunes".

deS RISQUES limités, estime J.-M. BLANQUER

Dans ce contexte, Jean-Michel Blanquer, interrogé le 3 janvier sur BFM TV, explique qu’il a souhaité maintenir la rentrée "comme prévu". Le report de la reprise des cours s’observe "dans des pays avec des vagues épidémiques particulières", avance le ministre, assurant qu’il y a, en France, "un protocole renforcé qui a fait ses preuves".

"Les cantines sont le moment où l’on doit être le plus vigilant", atteste Jean-Michel Blanquer, selon lequel un travail, avec les collectivités, a été réalisé afin de "limiter les risques". Selon lui, c’est "très embêtant de fermer une cantine, c’est parfois le seul repas pour certains enfants".

Voilà la situation d’autres pays européens (1) :

Si vous ne voyez pas l’infographie dans son intégralité, cliquez ici pour l’ouvrir dans une nouvelle fenêtre.


 

(1) Les informations ont été collectées par AEF info auprès des sites gouvernementaux des pays ou de médias nationaux.

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Sabine Andrieu, journaliste