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Délinquance : les préfets chargés du déploiement opérationnel de la stratégie nationale de prévention (circulaire)

Dans une circulaire datée du mercredi 23 décembre 2020, le Premier ministre invite les préfets à décliner territorialement la stratégie nationale de prévention de la délinquance pour 2020-2024. Cette mise en œuvre "opérationnelle" repose notamment sur la mobilisation et le renforcement des conseils de sécurité et de prévention de la délinquance. En outre, les représentants de l’État devront veiller à une "large diffusion des orientations" de la stratégie, auprès de l’ensemble des acteurs locaux, élus, forces de l’ordre et associations engagés dans la lutte contre la délinquance.

Un policier à Rennes lors d'une opération de contrôles en septembre 2020 MaxPPP - Vincent Michel

"Je vous demande de veiller à la mise en œuvre opérationnelle des orientations arrêtées par la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024 (lire sur AEF info)." C’est le message adressé par le Premier ministre, Jean Castex, aux représentants de l’État et aux préfets de police de Paris et des Bouches-du-Rhône, dans une circulaire datée du mercredi 23 décembre 2020.

Pour mettre en œuvre les quatre grands axes de la stratégie nationale de prévention dévoilée au mois de mars 2020 par le CIPDR, déclinés en 40 propositions (lire sur AEF info), les préfets devront notamment s’appuyer sur les instances locales de pilotage, en particulier les CLSPD, les CISPD et les CMSPD.

Recruter des "coordonnateurs" au sein des CSPD

Pour renforcer l’efficacité de ces dispositifs, les représentants de l’État sont chargés d’encourager les maires et présidents d’intercommunalité à "recruter et former un coordonnateur" au sein de chaque conseil local. Ce dernier a vocation à devenir "l’interlocuteur de proximité des services de l’État et de l’autorité judiciaire". Le nombre insuffisant de coordonnateurs a notamment été souligné par deux députés à l’issue d’une mission flash consacrée à l’évolution et la refondation des conseils de sécurité et de prévention de la délinquance (lire sur AEF info).

Toujours dans cet objectif de renforcer la dimension opérationnelle de ces conseils locaux, les préfets devront également rappeler aux élus locaux la possibilité de créer des groupes de travail à vocation territoriale ou thématique. Ils doivent ainsi permettre un meilleur échange d’information à caractère confidentiel.

Initiative locale et expérimentations

Le Premier ministre souhaite que cette stratégie nationale "laisse une large place à l’initiative locale et au droit à l’expérimentation". Dans ce sens, les acteurs locaux de la lutte contre la délinquance sont invités à définir, parmi les 40 propositions de la stratégie "illustrées par une 'boîte à outils' de 43 fiches action", les plus pertinentes aux regards des enjeux de chaque département (lire sur AEF info).

En outre, les préfets devront veiller à une "large diffusion des orientations" de la SNPD auprès des services de police et de gendarmerie. Ces orientations devront également rappeler aux maires, au président du Conseil départemental, mais aussi à "l’ensemble des partenaires du conseil départemental de prévention de la délinquance et de la radicalisation et de lutte contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes".

Au-delà des acteurs de la politique interministérielle de prévention de la délinquance, le "grand public" devra également être informé des orientations prises.

69 millions d’euros apportés par le FIPD

 

La mise en œuvre de cette stratégie bénéficie du financement du fonds interministériel de prévention de la délinquance à hauteur de 69 millions d’euros. Il est ainsi demandé aux préfets "de valoriser les actions et dispositifs mis en œuvre dans le cadre de ces nouvelles orientations", par "une présence visible du corps préfectoral sur le terrain". "Une ligne claire qui laisse toute leur place aux initiatives locales, une incarnation politique forte, un budget sanctuarisé", résume le Premier ministre.

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Hugo Robert, journaliste