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Hausse de 16 % des vols sans violences dans les transports en 2019

Le SSMSI a rendu sa note Interstats sur les vols et violences dans les réseaux de transport en commun en France pour l’année 2019, jeudi 17 décembre 2020. Si les vols violents ne connaissent pas d’évolution par rapport à 2018, les vols sans violences sont en hausse de 16 %. Le nombre de violences sexuelles enregistrées a augmenté également (13 %), ce qui peut notamment s’expliquer par une plus forte propension à déposer plainte puisque les chiffres présentés se basent sur l’ensemble des infractions déclarées aux forces de l’ordre – police et gendarmerie confondues.

Près d’un tiers des vols et violences enregistrées dans la région francilienne se déroule dans les transports. © Clicsouris - Wikimedia CC

146 000 vols – avec ou sans violences – se sont déroulés en 2019 dans les réseaux de transport en commun, soit un vol sur cinq en France. Concernant les vols avec violences, 13 % ont eu lieu dans les transports, selon la note Interstats sur "les vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019", publiée par le SSMSI jeudi 17 décembre 2020.

Les vols avec violences dans les transports restent stables pour l'année 2019, après une baisse de 6 % entre 2017 et 2018 (lire sur AEF info). En revanche, les vols sans violences ont grimpé de 16 %, alors que leur progression tous lieux confondus n’est que de 3 %. Plus de 9 vols sur 10 ont été réalisés sans violences. Concernant les violences physiques, 3 % des faits de coups et blessures volontaires ont été enregistrés dans les transports, et les agressions physiques progressent moins vite dans les transports qu’ailleurs. Ce ralentissement s’explique notamment par les nombreuses plaintes enregistrées dans le cadre domestique, dans le contexte du Grenelle des violences conjugales (lire sur AEF info), selon la note.

Concernant les violences sexuelles déclarées aux services de police et de gendarmerie, elles sont en hausse de 13 % dans les transports. Cette augmentation peut également s’interpréter comme une plus forte propension à se déplacer dans les commissariats pour porter plainte, selon la note. 50 % des victimes ont entre 18 et 29 ans.

Les outrages et violences envers personnes dépositaires de l’autorité publique ont été intégrés aux statistiques pour la première fois. 3 080 procédures pour ces faits dans les transports ont été enregistrées. Les outrages et les violences envers cette catégorie d’agents se déroulent surtout sur le réseau ferroviaire, partout en France.

154 860 victimes de vols et violences dans les transports, une progression de 15 % par rapport à 2018. Cette augmentation concerne surtout les femmes. Elles sont les premières victimes des agresseurs. Elles concentrent 56 % des vols sans violences et 95 % des victimes de violences sexuelles dans les transports sont des femmes. En revanche, les hommes sont davantage ciblés par les violences physiques : près de deux tiers des victimes de coups et blessures sont de sexe masculin. Une écrasante majorité des victimes de violences et d’outrages envers les dépositaires de l’autorité publique sont des hommes (85 %).

11 060 mis en cause pour des vols et violences dans les transports en 2019. Un nombre en augmentation de 3 %. Une très large majorité d’entre eux sont des hommes (87 %). Plus de quatre sur dix d’entre eux sont des mineurs (43 %). Cette forte proportion de mineurs dans ce type d’infractions s’explique en partie par l’existence de bandes, organisées et exploitées par des réseaux. Plus de la moitié des mis en cause pour des vols sans violences serait de nationalité étrangère. Cette proportion est aussi à analyser avec précaution, la nationalité ne pouvant être systématiquement établie par les enquêteurs, explique notamment le document. En revanche, la nationalité française est surreprésentée pour les vols violents (65 %), les coups et blessures volontaires (81 %) et les violences sexuelles (68 %).

L’Île-de-France, territoire spécifique. Près d’un tiers des vols et violences enregistrés dans la région francilienne se déroule dans les transports. Hors Île-de-France, cette proportion n’est que de 6 %. La région concentre aussi la moitié des agressions sexuelles dans les transports en France. Les violences sexuelles dans les transports en commun en région francilienne représentent 9 % des faits enregistrés dans l’ensemble de la région. La grève des transports intervenue à la fin de l’année 2019 pendant le mouvement social contre la réforme des retraites (lire sur AEF info) aurait pourtant pu faire baisser les vols et les violences, note Interstats. Au contraire, ces délits ont augmenté dans le réseau métropolitain, selon la note. Les vols sans violences enregistrés ont même bondi de 24 % entre 2018 et 2019. Les vols avec violences y ont progressé de 4 % dans les transports, tandis qu’ils baissent de 1 % tous lieux confondus.

Les touristes, cible privilégiée en Île-de-France ? Plus d’un tiers des victimes dans les transports sont de nationalité étrangère en Île-de-France, contre 17 % sur le reste du territoire. Deux facteurs peuvent expliquer cet écart par rapport au reste de la métropole selon le SSMSI : 14 % de la population francilienne est de nationalité étrangère, contre 7 % en France entière. La forte présence de touristes peut également expliquer cette forte proportion de personnes de nationalité étrangère parmi les victimes. Trois quarts des mis en cause dans les transports en Île-de-France sont de nationalité étrangère, contre 40 % sur le même territoire mais tous lieux confondus. Cette proportion explose pour les vols sans violences : 93 % des mis en cause sont étrangers dans la région. Ce pourcentage s’expliquerait par le phénomène de bandes évoqué.

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Romain Haillard, journaliste