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Rénovation énergétique : un taux de réussite de 67 % pour les Crous à l’AAP du plan de relance (Dominique Marchand)

Avec 253 M€ et un taux de réussite de 67 %, les Crous sont les grands bénéficiaires du volet immobilier du plan de relance : une situation dont se réjouit Dominique Marchand, présidente du Cnous, qui y voit la reconnaissance de l’action et du professionnalisme des équipes des Crous. Dans un entretien à AEF info le 16 décembre 2020, elle explique que ce soutien du plan de relance, qui représente trois fois le volume annuel des crédits d’investissement du Cnous, a un "effet levier multiple" : il "libère des fonds disponibles, que ce soit pour finir des actions engagées, accompagner des projets non lauréats ou encore concentrer nos crédits sur des opérations de construction de logements – et non de seules réhabilitations". Ce qui permet que tous les territoires en bénéficient in fine, directement ou indirectement en fonction de leurs besoins.

Dominique Marchand, présidente du Cnous. Cnous

AEF info : Les Crous sont au cœur de la bataille actuelle contre la précarité et la détresse psychologique des étudiants privés d’enseignement en présentiel. Quel est votre état d’esprit ?

Dominique Marchand : Au fond de moi, je suis très satisfaite. Les mesures annoncées par le gouvernement depuis trois semaines – que ce soit les aides supplémentaires, les référents étudiants dans les résidences universitaires ou la création de postes d’assistants sociaux – reposent sur le réseau des Crous et témoignent donc d’une forte reconnaissance de notre action. Sans compter les arbitrages du plan de relance qui nous sont extrêmement favorables !

AEF info : Les Crous toucheront 250 M€ du plan de relance pour leurs projets de rénovation énergétique. Quelle est votre appréciation sur le montant de cette enveloppe ?

Dominique Marchand : Selon nos calculs, nous sommes même plus proches des 253 M€. C’est un arbitrage significatif puisque cela représente un taux de réussite de plus de 67 % que ce soit par rapport au nombre de projets déposés par les Crous ou par rapport aux sommes demandées ! Cela représente 4 500 logements rénovés dans les trois ans qui viennent.

AEF info : Comment expliquez-vous ce taux de succès, bien plus élevé que pour les établissements d’ESR ?

Dominique Marchand : Cela démontre le professionnalisme de nos équipes qui ont réussi à monter tous ces projets en quelques semaines. Le Cnous était présent en accompagnement méthodologique, mais ce sont les Crous qui ont, chacun, constitué leurs dossiers. Notre avantage, me semble-t-il, est que nous fonctionnons déjà via une procédure de crédits de contractualisation. Cela signifie que les Crous ont l’habitude de défendre leurs projets chaque année devant les instances du Cnous en présentant un dossier étoffé descriptif des opérations. Mais cela n’enlève rien à la mobilisation considérable de nos équipes pour adapter les projets et mettre en exergue les économies d’énergie réalisées, travail auquel nous ne sommes pas habitués.

AEF info : Comment avez-vous procédé pour cela ? Avez-vous fait appel à des prestataires ? Avec quels fonds ?

Dominique Marchand : Oui nous avons généralement fait appel à des bureaux d’études, en avançant les fonds pris sur nos crédits d’investissement.

AEF info : Tous les Crous ont-ils été lauréats ?

Dominique Marchand : Tous les Crous ont eu un soutien, sauf Limoges qui n’avait pas déposé de dossier car tous les financements de réhabilitation sont déjà prévus jusqu’à 2023, et le Crous Bourgogne Franche-Comté dont les projets n’étaient sans doute pas suffisamment mûrs pour entrer dans le cadre du plan de relance.

Mais cela n’a guère d’importance, car ce soutien du plan de relance, qui représente trois fois le volume annuel de nos crédits d’investissement, nous libère des fonds disponibles, que ce soit pour finir des actions engagées, accompagner des projets non lauréats ou encore concentrer nos crédits sur des opérations de construction de logements – et non de seules réhabilitations. Par exemple, le Crous de Nice Toulon va pouvoir finir de réhabiliter un ensemble de logements grâce aux financements du plan de relance tandis que nous allons certainement pouvoir le soutenir dans un projet de construction qui est prêt à être lancé.

L’effet levier du plan de relance est ainsi multiple et c’est au niveau du réseau que nous rééquilibrerons les choses.

Sans compter que les travaux réalisés vont permettre des économies d’énergie, qui non seulement confortent notre démarche de développement durable mais également vont conduire à des économies. C’est évident pour les travaux d’isolation ou de changement de chaudière, mais quand on renouvelle par exemple le matériel de plonge d’une grosse infrastructure, on économise 50 % d’électricité et 35 % d’eau.

Enfin, dernier exemple, celui du Crous d’Aix-Marseille qui a un projet de réhabilitation d’une ancienne caserne sur la cité des Douanes : nous disposions du site, mais pas des fonds jusqu’à présent pour lancer les travaux, et c’est grâce au plan de relance que 200 logements nouveaux vont pouvoir être réalisés.

AEF info : Les fonds que vous allez recevoir sont-ils équitablement répartis sur le territoire ?

Dominique Marchand : Nous n’avons pas chiffré cela car ce n’est pas signifiant. Certains territoires comme Nantes sont en avance de phase en matière de réhabilitation et ont donc déposé moins de dossiers. Bordeaux en revanche est un gros bénéficiaire car il lui restait des résidences de taille conséquente à rénover. Tout dépend donc des besoins.

AEF info : Pourquoi ne peut-on pas avoir le détail des chiffres par Crous et par opération ?

Dominique Marchand : Car il s’agit d’indications, les opérations étant ensuite soumises aux appels d’offres et marchés publics.

AEF info : Une dernière question alors que se profile une plus grande présence d’étudiants sur les campus dès janvier. Qu’est-il prévu en matière de restauration, sachant que c’est le moment le plus critique en termes de contamination ?

Dominique Marchand : Pour ce qui est de la restauration assise, nous sommes en attente de ce que décidera le gouvernement pour la restauration dans son ensemble.

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Anne Mascret, journaliste