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Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°641892

Les critères d’accès au FNE-Formation vont être "resserrés" et les Opco seront impliqués dans les contrôles (É. Borne)

Le recours au FNE-Formation a été renforcé pour accompagner les entreprises et les salariés en difficulté du fait de la crise sanitaire. Si le bilan quantitatif est positif, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Élisabeth Borne, n’a pas caché lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale, le 14 décembre 2020, qu’il n’en allait pas de même du point de vue qualitatif. Un constat qui va conduire au réexamen des critères d’accès à ce dispositif mais aussi à un renforcement des contrôles, avec un rôle accru des Opco en la matière.

Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion Droits réservés - DR - Capture d'écran du congrès de la Fnadir

"Il y a plus de 300 000 salariés qui sont partis en formation grâce au FNE-Formation. Après, je ne peux pas vous dire que je suis enthousiasmée par l’utilisation qui en a été faite. Ça a un peu été de la formation occupationnelle", tranche la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Élisabeth Borne, lors d’une rencontre avec l’Ajis, lundi 14 décembre 2020. Un constat qui l’a conduite à demander une révision des critères d’accès à ces financements largement mis à contribution dans les réponses aux conséquences de la crise sanitaire.

Resserrer les critères d’accès

En effet, si elle juge que "c’est peut-être une bonne chose pour des salariés sans activité de faire de la formation", elle regrette que cela ne corresponde pas à l’esprit du dispositif qui est de "mobiliser la formation pour progresser dans l’adaptation des compétences des salariés aux défis qui se profilent". En conséquence, elle annonce que son ministère va être amené "dans l’année qui vient, à resserrer les critères d’accès au FNE-Formation pour s’assurer qu’il est bien utilisé dans cet objectif de conforter les compétences des salariés pour qu’ils soient mieux armés pour affronter les transformations de l’emploi".

Une évolution qui ne remet pour autant pas en cause l’existence même de ce dispositif et ses utilisations actuelles : "Le FNE-Formation restera d’actualité jusqu’à ce que la crise soit derrière nous."

Rôle des Opco dans le contrôle

Au-delà des critères d’accès, la ministre du Travail indique que la politique de contrôle sur le recours au FNE-Formation va être renforcée. Une évolution dans laquelle les opérateurs de compétences auront un rôle à jouer. "Ce travail va être fait avec les Opco. Ils sont déjà amenés à valider l’utilisation du FNE-Formation", il est donc, de son point de vue, normal qu’ils vérifient également que les formations financées correspondent aux attentes.

Ce rôle des Opco pourrait s’inspirer des travaux actuellement menés par le ministère du Travail avec l’Opco 2I pour "préciser les parcours de reconversion". Élisabeth Borne juge ce travail "intéressant" et estime qu’il "pourrait être reproduit. L’idée est que le travail d’identification des besoins de compétences soit fait au niveau de l’Opco et que ce dernier s’assure que les formations mises en œuvre répondent bien à ces besoins."

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Christophe Marty, journaliste