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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°641722

Métropole de Lyon : le nouvel exécutif écologiste réorganise les services avec une approche plus stratégique des RH

En poste depuis à peine cinq mois, le nouvel exécutif écologiste de la métropole de Lyon, présidé par Bruno Bernard, a décidé de réorganiser les services de la collectivité. Cette réorganisation doit "traduire le nouveau projet politique" de la majorité, selon la vice-présidente (EELV) en charge des RH, Zémorda Khelifi. Parmi les nouveautés, figure la création d’une nouvelle délégation consacrée à la Transition écologique, et le renforcement des ressources humaines, qui font désormais l’objet d'"une délégation à part entière". Présenté en comité technique le 18 novembre, le projet de l’exécutif n’a obtenu aucun vote favorable de la part des organisations syndicales, qui se sont abstenues ou ont voté contre. Certaines d’entre elles pointent une réorganisation menée rapidement, et "pas complètement aboutie".

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Pour le nouvel exécutif lyonnais, la création d’une direction dédiée aux ressources humaines et aux moyens généraux "marque le souhait de l’exécutif de positionner les RH à un niveau stratégique plus important". © DR

L’arrivée du nouvel exécutif écologiste à la métropole de Lyon se traduit déjà par des évolutions d’organisation dans les services, "pour traduire le nouveau projet politique", explique Zémorda Khelifi, vice-présidente (EELV) en charge des ressources humaines. Cette réorganisation, passée au comité technique le 18 novembre dernier, doit être déployée à partir de début 2021.

Elle incarne trois objectifs, détaille l’élue : "Le renforcement du lien avec les usagers, qui sera approfondi dans une deuxième phase, lorsque la territorialisation [des services] sera mise en place" ; "ensuite, la métropole veut être ambassadrice de la transition écologique, avec une direction dédiée" ; et "enfin, le troisième objectif consiste à rendre la métropole plus juste et solidaire", notamment via les politiques de logement.

La nouvelle organisation

Concrètement, le changement majeur est l’éclatement de l’ancienne direction des stratégies territoriales et politiques urbaines en deux délégations : l’une dédiée à l’"Urbanisme et aux mobilités", et l’autre, nouvelle, dédiée à la "Transition environnementale et énergétique".

La première "se veut plus ramassée, réunie et fédéré autour des enjeux de l’urbanisme", et compte au total 312 agents, contre plus de 3 800 agents dans l’ancienne délégation "Développement urbain", détaille le projet de rapport présenté au comité technique. En son sein, elle inclut une nouvelle direction des Mobilités, dotée de 14 agents et créée pour "affirmer plus fortement une stratégie globale en termes de mobilité et la mise en place de services à la mobilité". Elle réunit notamment les compétences en matière de déplacements et certaines compétences de voirie.

 

"L’exécutif souhaite positionner les RH à un niveau stratégique plus important."

Zémorda Khelifi, vice-présidente en charge des RH à la métropole de Lyon.

 

La seconde, "la délégation Transition Environnementale et énergétique a pour vocation d’incarner la prise en compte de la transition écologique au sein de l’administration métropolitaine." Elle doit donc "impulser une dynamique, un renouvellement dans les politiques publiques de la métropole". Cette délégation, dotée de 942 agents, se divise en trois directions : celle dédiée à l’eau et les déchets, la direction "Environnement, écologie, énergie", et une direction des "Projets et de l’Énergie du bâtiment".

Une délégation dédiée aux RH

Autre évolution de taille : l’ancienne délégation aux ressources est éclatée en deux délégations, l’une dédiée au Pilotage et à l’ingénierie administrative et financière, et l’autre consacrée aux ressources humaines et aux moyens généraux.

La première reprend les services qui traitent des questions budgétaires, financières et comptables, de la commande publique, de la sécurité juridique des actes et du contentieux. L’objectif de cette délégation est "de pouvoir articuler et déployer, en totale complémentarité, une forte expertise économique et financière avec de très solides connaissances juridiques".

La DRH scindée en deux directions

En parallèle, la création d’une direction dédiée aux ressources humaines et aux moyens généraux, "marque le souhait de l’exécutif de positionner les RH à un niveau stratégique plus important", indique Zémorda Khelifi. L’ancienne DRH est scindée en deux directions :

  • une nouvelle direction consacrée à l’administration et au développement RH, au sein de laquelle un poste de chargé de mission est créé, avec "pour missions d’incarner la GPEEC". Celle-ci est mise en place pour optimiser les RH et "accompagner les mutations". Cette direction se divise en trois directions adjointes : la première dédiée au pilotage et à la modernisation des RH, qui définit la stratégie RH de la métropole et anime le dialogue de gestion autour de la masse salariale ; une direction adjointe "administration des RH", qui vise "à renforcer le rôle de pilotage, de conseil et contrôle de la DRH sur les règles fondamentales" ; et une direction dédiée à l’emploi et au développement des compétences, qui se charge du recrutement, et de l’évolution professionnelle des agents notamment.

  • une direction "responsabilité sociétale de l’employeur et prévention", qui sera responsable de la prévention des risques professionnels, de la santé et la sécurité au travail, de l’amélioration des conditions de travail et de la QVT.
 

"L’administration réorganise sans savoir si ces ressources suffiront pour déployer le projet politique, et notamment la PPI."

CFDT Métropole de Lyon

 

À côté de la DRH, une direction est dédiée au patrimoine et aux moyens généraux, constituée de deux nouvelles directions adjointes, "créées par le transfert de missions ou de services" : l’une dédiée aux moyens (logistique, restaurant métropolitain, plateforme logistique) et l’autre intitulée "patrimoine et maintenance", et chargée de la gestion des bâtiments, des locaux, installations et terrains métropolitains.

Les autres délégations prennent la suite de l’existant :

  • "La délégation au développement responsable porte l’ambition de la métropole de proposer un nouveau modèle de développement pour accompagner les grandes transformations économiques et sociales rendues nécessaires par le défi environnemental et sociétal". Elle rassemble donc "les missions et compétences de l’action économique, du numérique, de la valorisation territoriale, du tourisme, de l’insertion et de l’emploi, de la culture et des sports, mais aussi de la coopération européenne et internationale". Environ 500 agents en font partie, soit un peu plus que l’ancienne direction "développement économique".
  • "La délégation gestion et exploitation de l’espace public a pour vocation de réunir dans une même délégation tous les services, soit près de 2 600 agents, qui interviennent sur la gestion, la maintenance et l’entretien de l’espace public, des patrimoines de voirie […] et du végétal, et sur leur exploitation". Dans un premier temps, cette délégation évolue à la marge, tandis que dans un second temps, "à l’aune de la territorialisation", un service "mobilité urbaine" sera structuré. Plus globalement, cette délégation s’organisera avec celle des services urbains sur des sujets partagés (collecte et gestion des déchets, végétalisation).

  • La délégation solidarités, habitat et éducation reprend le même périmètre de l’ancienne délégation au développement solidaire, habitat et éducation.

Les agents sont ainsi redistribués dans les différentes délégations :


Quels effets pour les agents ?

Selon Zémorda Khelifi, cette réorganisation ne devrait pas engendrer des changements importants pour les agents : "Le principal changement concernera le supérieur hiérarchique, et la direction, il n’y aura pas de déménagements." Les syndicats ont une autre perception du changement : "Cela va changer la manière de travailler, et l’affectation, avec le risque de perdre certains éléments du régime indemnitaire", s’inquiète Bruno Coudret, secrétaire général de l’Unicat à la métropole.

 

"Les agents sont en permanence en réorganisation, ils n’en voient pas le sens, n’ont pas eu de bilans ni d’accompagnement."

Bruno Coudret, SG Unicat Métropole de Lyon.

 

Les syndicats pointent en outre une réorganisation menée très rapidement, "pas complètement aboutie", avec "des sujets coupés en deux". Bruno Coudret cite l’exemple de l’entretien des espaces verts, qui est inséré dans la délégation urbaine s’il s’agit d’espaces verts publics, et dans les moyens généraux dès lors qu’il s’agit d’espaces privés (cour d’école…). "Il vaudrait mieux une direction unique du végétal." Selon la CFDT, "il manque les ressources financières : l’administration réorganise sans savoir si ces ressources suffiront pour déployer le projet politique, et notamment la PPI".

Zémorda Khelifi confirme que des "chantiers structurants" seront engagés l’année prochaine : "Le travail est loin d’être abouti, il va se faire en 2021, avec la déclinaison de l’organisation dans les services".

"Vigilance" des syndicats

Par ailleurs, "l’attractivité de la collectivité n’est pas en ligne de mire", regrette également la CFDT. "Nous demandons de mettre fin aux quatre régimes indemnitaires différents. On nous a répondu qu’une indemnité vélo va sans doute être créée. Ce n’est pas à la hauteur."

Le SG de l’Unicat souligne aussi que "les agents sont en permanence en réorganisation, ils n’en voient pas le sens, n’ont pas eu de bilans ni d’accompagnement. Nous serons vigilants sur les agents qui vont se retrouver sans affectation, et nous demandons un accompagnement individuel et collectif car nous craignons une démobilisation". La CFDT se dit aussi vigilante sur le repositionnement des agents.

L’accompagnement des agents

La métropole assure que "des temps de concertation et d’information" des équipes sont prévus dans les DGA, poursuivis dans le cadre de projets de direction et de services, peut-on lire dans le rapport au CT. S’agissant des mobilités, un "processus de plan de mobilité" s’enclenche pour les agents dont le poste "n’existe pas dans l’organisation cible" ou qui peuvent avoir le choix entre plusieurs entités de rattachement. Ces agents pourront exprimer des vœux dans des fiches individuelles, et pourront aussi être reçus en entretien individuel.

Pour eux, ainsi que pour les agents dont le poste est transformé, "la collectivité prévoit un accompagnement des situations individuelles adapté en fonction des cas". Cet accompagnement peut porter sur l’évolution professionnelle, la prise de poste, le changement de posture… Dans tous les cas, "la collectivité reste attentive aux situations individuelles complexes et aux RPS qui peuvent sous-tendre des transformations organisationnelles".

La gestion de l’eau passe à une régie publique

 

La métropole de Lyon a approuvé ce lundi 14 décembre une délibération qui acte le passage de la gestion de l’eau en régie, "au 1er janvier 2023, au lendemain de l’échéance du contrat liant la collectivité à Veolia au travers de la société dédiée 'Eau du Grand Lyon'", indique un dossier de presse. Le statut choisi est celui d’une régie à autonomie financière et personnalité morale. "À partir de début janvier 2021, une assistance à maîtrise d’ouvrage technique, juridique et financière accompagnera la métropole", en l’aidant notamment à écrire les statuts, "caler l’organisation et le fonctionnement", à "engager les discussions avec les agents et syndicats sur l’intégration dans la régie des agents de Veolia, mais aussi d’une partie des agents de la métropole". La métropole assure que "les 280 salariés de Veolia seront repris dans la régie publique avec les mêmes conditions salariales que celles dont ils bénéficient actuellement".

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Anne Jestin sera la nouvelle DGS de la métropole de Lyon, comme l’a annoncé Bruno Bernard, président de la collectivité, dans les colonnes du journal local Le Progrès. Elle remplace à ce poste, Olivier Nys (lire sur AEF info). Anne Jestin est diplômée de l’école d’architecture de Lyon, de l’Ensa Paris-Malaquais et du centre des hautes études de Chaillot (qui forme des architectes). Elle a commencé sa carrière comme architecte, puis a été chargée de mission au conseil départemental de l’Isère, et a également travaillé au SDAP (service territorial de l’architecture et du patrimoine) de la Drôme, entre 2004 et 2010. Entre 2015 et 2017, Anne Jestin a été conseillère Renouvellement urbain et ville durable au sein du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Depuis 2016, elle était directrice générale des services techniques à la Ville de Lyon.

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Sophie Esposito, journaliste