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CPU : qui sont les membres du bureau depuis 1994 et de quelles universités viennent-ils ?

Depuis 1994, 5 femmes ont été membres du bureau de la CPU sur un total de 48 ; 33 universités différentes y ont été représentées ; et seulement deux bureaux sur 16 n’ont compté aucun représentant francilien. À l’occasion de l’élection du dernier bureau en date emmené par Manuel Tunon de Lara ce 17 décembre 2020 (lire sur AEF info), AEF info analyse la composition des 16 équipes qui se sont succédé à la tête de l’organisation nationale en 27 ans, et les conditions de leur élection. À venir, un point sur les profils des présidents et des VP de la CPU, et sur ce qu’ils ont fait après.

Sources et méthodologie

 

Notre analyse porte sur les 16 bureaux de la CPU qui se sont succédé depuis 1994, à chaque fois composés de trois membres, soit au total 48 mandats. Il est à noter que huit présidents d’université ont été membres de plusieurs bureaux (deux en général, trois concernant Khaled Bouabdallah) : ainsi, l’analyse des profils porte sur 39 personnes physiques différentes.

Les informations sur les conditions d’élection et la composition des bureaux sont tirées des dépêches d’AEF info, complétées, pour le début des années 1990, des informations transmises par Étienne Bordes, doctorant à l’université Toulouse-II Jean-Jaurès, qui termine une thèse d’histoire sur la CPU.

Une organisation dont la gouvernance a évolué en 27 ans

Alors qu’elle va fêter ses 50 ans, la CPU, créée par un décret le 24 février 1971, rassemble les dirigeants des universités, de certaines grandes écoles et grands établissements publics afin de "porter la voix et les valeurs des universités dans le débat public". Plusieurs changements de statuts de la CPU ont eu lieu entre 1994 et 2020, ayant un impact sur les modalités d’élection du bureau ou sur sa composition :

  • en 2008, comme prévu par la loi LRU, la CPU devient une association loi 1901 : auparavant, elle était présidée par le ministre et le bureau était composé de trois VP, élus séparément ; depuis, le bureau est composé d’un président et deux VP, élus sur une liste (lire sur AEF info).

  • Depuis l’élection de 2016, le bureau doit compter au moins une femme et un homme ; il n’est plus obligatoire d’avoir un président francilien ; et la durée du mandat des membres du bureau est indépendante de l’échéance de leurs mandats de président de leur établissement (lire sur AEF info).

La durée de mandat d’un bureau est de deux ans, renouvelable une fois. Toutefois, au début de la période étudiée, des renouvellements d’équipe en cours de mandature ont eu lieu car certains mandats ont été écourtés pour différentes raisons, par exemple du fait du départ du président Bernard Dizamboug en novembre 1995, remplacé, pour une transition de trois mois, par Bernard Alluin jusqu’en janvier 1996. Le mandat de Jean-Marc Monteil (janvier 1996-juillet 1997) s’est également déroulé sur un an et demi.

C’est à partir de 1998 et l’élection d’André Legrand comme 1er VP que les bureaux sont élus tous les deux ans à la fin du mois de décembre (retrouvez le détail de la composition de tous les bureaux à la fin de cette dépêche).

5 femmes au bureau en 27 ans

Depuis 1994, 5 femmes ont été membres du bureau de la CPU, soit 13 % des individus. Ainsi au fil des 27 ans, un peu moins d’un tiers des 16 bureaux successifs a compté une femme : cela représente 10 % des 48 mandats exercés par les membres du bureau.

L’obligation de compter au moins une femme (ou au moins un homme) au bureau date de la réforme des statuts de l’association adoptée en décembre 2015, et a été appliquée à compter de l’élection de décembre 2016 (lire sur AEF info).

Ainsi, depuis cette date, deux femmes ont été membres des deux bureaux présidés par Gilles Roussel : Fabienne Blaise (Lille-III) en 2016-2018 et Christine Gangloff (UHA) en 2018-2020.

Les trois autres représentantes de la gente féminine sont : Anne Fraïsse (Montpellier-III) en 2010-2012, Simone Bonnafous (Upec) en 2008-2010, toutes deux élues avant que l’obligation de diversité de genre ne soit mise en place, et Virginie Dupont (UBS) pour la mandature actuelle, qui est donc la 5e femme en 27 ans à siéger au bureau de la CPU.


33 universités représentées au bureau lors des mandatures successives

En 27 ans, 33 universités ont été représentées par leur président au bureau, parfois par le même individu. Lille-III et Toulouse-I ont ainsi été représentées lors de trois mandatures mais deux fois par le même président d’établissement :

  • Lille-III par Bernard Alluin deux fois et par Fabienne Blaise ;
  • Toulouse-I par Bernard Saint-Girons deux fois et par Bernard Belloc.

Onze universités sont présentes lors de deux mandatures, dont cinq incarnées par deux présidents différents :

  • Aix-Marseille-II par Michel Laurent et Yvon Berland,
  • Cergy par Bernard Raoult et Thierry Coulhon,
  • Mulhouse par Christine Gangloff et Gérard Binder,
  • Rennes-II par Jean Brihault et André Lespagnol,
  • Upec (ex-Paris-XII) par Bernard Dizambourg et Simone Bonnafous.

Tandis que six universités sont représentées lors de deux mandatures, mais par le même président :

  • La Rochelle par Gérard Blanchard,
  • Nancy-I par Jean-Pierre Finance,
  • Paris-XIII par Jean-Loup Salzmann,
  • Saint-Étienne par Khaled Bouabdallah,
  • Strasbourg-I par Adrien Schmitt,
  • Upem par Gilles Roussel.

Il est à noter qu’en 2020, chacune des universités respectivement présidées par Manuel Tunon de Lara (Bordeaux), Guillaume Gellé (Reims) et Virginie Dupont ( UBS) fait son entrée au bureau pour la première fois. Aucune université bordelaise n’avait d’ailleurs vu son président ou sa présidente devenir membre du bureau de la CPU.

Tous les bureaux comptent un président francilien, sauf deux

Depuis 1994, tous les bureaux, à l’exception deux – celui qui a fait la transition entre novembre 1995 et janvier 1996 entre Bernard Dizambourg et Jean-Marc Monteil, et le nouveau bureau présidé par Manuel Tunon de Lara – ont compté au moins un président d’une université francilienne. C’était une obligation, prévue dans les statuts jusqu’en 2016. Seul le bureau présidé par Bernard Belloc, en 2000-2002, est composé de deux Franciliens : Xavier Chapuisat (Paris-XI) et Georges Molinié (Paris-IV).

Parmi les universités franciliennes, ce sont celles de l’académie de Créteil qui sont le plus souvent présentes au bureau (six fois) : Paris-XIII deux fois via Jean-Loup Salzmann ; l’Upec deux fois via Bernard Dizambourg et Simone Bonnafous ; l’Upem deux fois via Gilles Roussel.

Suivent les universités de Paris intra-muros (représentées cinq fois) : Paris-I via Michel Kaplan, Paris-II via Louis Vogel, Paris-III via Bernard Bosredon, Paris-IV via Georges Molinié et Paris-VII (Diderot) via Jean-Pierre Dedonder.

Enfin, les universités de l’académie de Versailles sont représentées quatre fois au bureau : Cergy deux fois via Bernard Raoult et Thierry Coulhon, Nanterre via André Legrand et Paris-XI via Xavier Chapuisat.


Peu de concurrence lors de l’élection du bureau

Sur 16 dernières élections au bureau, 10 se sont déroulées avec une seule liste ou un seul candidat (selon l’époque) et, pour six scrutins, les membres de la CPU avaient le choix entre deux listes ou deux candidats (voir le détail à la fin de la dépêche).

La dernière élection avec deux listes date de 2014, sachant que les deux précédentes (2012 et 2010) avaient également vu s’affronter deux "tickets". Entre 1995 et 2002, toutes les élections se sont faites sur une seule liste.

Une particularité est à noter : en 2000, le ticket présenté initialement par Bernard Belloc comprenait, pour le poste de 3e VP, Marie-Jeanne Philippe, mais c’est Georges Molinié qui a finalement été élu, après le retrait de la candidature de la présidente de l’université de Metz (lire sur AEF info)

Peu de bureaux entièrement réélus

Le premier – et le seul – bureau entièrement réélu est celui présidé par Jean-Loup Salzmann (Paris-XIII), aux côtés de Khaled Bouabdallah (Comue université de Lyon) et Gérard Blanchard (La Rochelle), qui ont donc exercé durant quatre ans successifs (2012-2016). Dans la foulée, Gilles Roussel (Upem) a occupé deux mandats de président, mais avec deux équipes de VP différentes.

Le fait que le bureau soit renouvelable a toujours été possible mais difficile à mettre en œuvre avant la loi LRU, car la durée des mandats de président d’établissement était de 5 ans non renouvelables, et il est rare de se faire élire au bureau de la CPU juste après avoir été élu à la tête de son université. Depuis 2007, les présidents peuvent enchaîner deux mandats de quatre ans dans leur établissement, ce qui rend plus facile l’exercice de deux mandats au bureau de la CPU, après une période d’installation dans leurs fonctions de chef d’établissement.

Le détail de la composition des 16 bureaux depuis 1994


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Anaïs Gérard, journaliste