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Précarité numérique : la CPU interpelle les fournisseurs d’accès à internet

"La détresse numérique touche aujourd’hui plus durement encore de trop nombreux étudiants et appelle un geste fort, à la hauteur de la gravité de la situation, de tous les fournisseurs d’accès", alerte la CPU dans un communiqué, le 2 décembre 2020. "Il est indispensable de faciliter l’accès au numérique des étudiants les plus précaires pour limiter le décrochage de ces populations." La CPU demande ainsi "la mise en place d’une action rapide, en lien avec le MESRI, des fournisseurs d’accès à internet et la création d’un fonds spécifique pour l’équipement des étudiants en cas de nouvelle crise".

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"Les présidents d’université interpellent à nouveau les fournisseurs d’accès à internet : dans le contexte difficile du confinement, il est indispensable de faciliter l’accès au numérique des étudiants les plus précaires pour limiter le décrochage de ces populations souvent multi-fragilisées et favoriser ainsi l’égalité des chances de réussite", écrit la CPU.

"La réussite de tous les étudiants passe aujourd’hui par un accès de qualité aux ressources pédagogiques." Or, "cet accès à l’enseignement implique de disposer d’un matériel informatique adéquat et d’une connexion internet suffisante, ce qui n’est toujours pas le cas pour 10 % des étudiants français", rapporte la Conférence, en reprenant les chiffres du réseau VP-Num (lire sur AEF info).

nécessité d'un geste fort de tous les fournisseurs d’accès

"La détresse numérique touche aujourd’hui plus durement encore de trop nombreux étudiants et appelle un geste fort, à la hauteur de la gravité de la situation, de tous les fournisseurs d’accès", estime la CPU. Elle salue à ce titre le partenariat avec le MESRI, SFR et Emmaüs Connect qui ont récemment annoncé des dons aux étudiants et aux jeunes en situation de précarité (recharges prépayées, smartphones et box de poche 4G) (lire sur AEF info). "D’autres démarches sont menées localement par d’autres opérateurs en vue d’étendre à moindre coût la connexion des étudiants."

"La mobilisation de toute la communauté universitaire pour garantir un enseignement de qualité à tous les étudiants ne peut être compromise par une connectivité insuffisante", estime la CPU. C’est pourquoi, "alors que le premier semestre est déjà bien avancé", la CPU, en lien avec les réseaux de vice-présidents en charge du numérique, de la formation et de la vie étudiante, demande "la mise en place d’une action rapide, en lien avec le MESRI, des fournisseurs d’accès à internet et la création d’un fonds spécifique pour l’équipement des étudiants en cas de nouvelle crise".

Étudiants confinés en zones blanches

"Certains étudiants confinés en zone blanche, disposent d’une connexion ADSL de mauvaise qualité ou doivent utiliser leur forfait mobile pour suivre leurs cours ou étudier", constate par ailleurs la CPU. "Si la question de la connexion Internet et de sa qualité sont des points relevant de la politique des territoires par le déploiement de la fibre et la 4G, c’est à l’ensemble des opérateurs d’agir sur le volet des forfaits mobiles en proposant aux étudiants en difficulté des forfaits de qualité à très bas coût", estime la Conférence.

"La lutte contre la précarité numérique des étudiants sur tous les territoires ne sera efficace que si elle engage l’ensemble des opérateurs français, les qualités du réseau étant différentes en fonction des opérateurs et des territoires", souligne la CPU. Elle rappelle au passage que le gouvernement a fait de la précarité étudiante l’une de ses "priorités".

Ainsi, "les universités seront vigilantes sur l’ensemble du territoire dans la mise en œuvre concrète de cette aide qui devra se faire en lien avec elles, elles seules étant à même de recenser et déterminer les bénéficiaires les plus légitimes".


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Juliette Plouseau, journaliste