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Des pistes pour limiter les déterminismes sociaux à l’école (colloque "Quels professeurs au XXIe siècle")

Comment limiter la force des déterminismes sociaux dans les résultats scolaires ? Deux chercheuses ont proposé leurs préconisations, lors du colloque "Quels professeurs au XXIe siècle", qui s’est tenu le mardi 1er décembre 2020 dans le cadre du "Grenelle". Élise Huillery, professeure d’économie, suggère de mieux travailler "la motivation et la persévérance des élèves, grâce aux compétences sociales et comportementales". Céline Darnon, professeure de psychologie sociale, propose d’intervenir "le plus tôt possible" sur la familiarité avec la culture scolaire et d’agir sur "l’intégrité de soi".

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L'anxiété des élèves français nuirait à leurs résultats scolaires AEF

Outre la formation continue des enseignants (lire sur AEF info), le colloque "Quels professeurs au XXIe siècle", qui s’est tenu ce 1er décembre 2020 dans le cadre du "Grenelle de l’Éducation", a également étudié la question des déterminismes sociaux à l’école.

Au sein de la table ronde intitulée "Les professeurs au XXIe siècle, nouvelles pratiques, nouvelles missions ?", deux chercheuses ont fait état de leurs travaux autour des élèves de milieu social défavorisé et proposent des leviers pour réduire le poids de l’origine sociale dans les résultats scolaires des élèves.

Des dispositifs "peu performants"

Les études Pisa montrent, "depuis 20 ans, que les apprentissages des élèves français se caractérisent par des écarts plus importants qu’ailleurs entre les élèves performants et non performants, ainsi que par un fort déterminisme social", rappelle Élise Huillery, professeure d’économie à l’université Dauphine-PSL.

En outre, la chercheuse assure que les dispositifs qui visent à aider les élèves les moins performants ont été, jusque-là, "peu performants". Et de les lister : les dédoublements ; "devoirs faits" ; les heures supplémentaires ; les approches multidimensionnelles (Rased, REP, internats…). "Ils se sont avérés plutôt décevants en termes d’impact", relève-t-elle.

Par exemple, selon elle, les internats d’excellence, qui seraient certes le plus performant des dispositifs ("21% d’efficacité"), ont un coût très élevé : 10 000 euros par an et par élève. De même que les dédoublements : 8 à 13 % d’efficacité pour 4 000 euros par an et par élève.

Travailler davantage "la motivation et la persévérance des élèves"

Élise Huillery suggère de travailler davantage "la motivation et la persévérance des élèves, grâce aux compétences sociales et comportementales". Selon elle, le système français actuel engendrerait un grand déficit sur ces compétences : élèves anxieux, ayant peu confiance en leurs capacités, etc.

En outre, ces difficultés sont aggravées par l’origine sociale, selon une étude qu’elle a réalisée en 2020. Celle-ci démontre notamment qu’il y a de forts écarts d’aspiration - en termes d’études supérieures, par exemple - entre élèves d’origine sociale différente mais aux performances scolaires égales.

Par conséquent, accentuer l’effort sur les compétences sociales (coopération, respect, empathie…) et comportementales (estime de soi, confiance en soi…) améliorerait alors la scolarité et la future vie professionnelle des élèves, notamment des plus défavorisés.

"La compétition et la sélection sont au cœur du système éducatif français"

De son côté, Céline Darnon, professeure de psychologie sociale à l’université Clermont-Auvergne, propose deux autres leviers permettant de réduire les écarts de performance entre les milieux sociaux.

La chercheuse, qui s’intéresse particulièrement aux pratiques sélectives et compétitives et à leurs risques pour les élèves les plus fragilisés, souligne que "la compétition et la sélection sont au cœur du système éducatif français". Or, si elles peuvent motiver, elles peuvent également engendrer la peur d’échouer, et ce surtout chez les élèves d’origine défavorisée.

Céline Darnon propose d'"intervenir sur la familiarité avec la culture scolaire, et le plus tôt possible", par exemple en faisant pratiquer, dès la maternelle, des activités liées aux apprentissages ultérieurs et celles dont on sait qu’elles sont inégalement pratiquées selon le milieu social.

Elle suggère aussi d'"agir sur l’intégrité de soi" : encourager la coopération et axer l’enseignement sur les progrès réalisés.

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