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Établissements : comment faire exister l'autonomie et pour quoi faire ? (atelier du Grenelle de l’Éducation)

La réflexion de l’atelier "Autonomie et déconcentration" du "Grenelle de l’Éducation" part d’une double observation, exposée par son secrétaire général Marc Foucault : d’une part, le système éducatif français est l’un des moins autonomes au monde et, d’autre part, le peu d’autonomie dont disposent les établissements est lui-même "peu ou mal utilisé". Le groupe de travail interroge diverses notions liées à l’autonomie, comme l’évaluation, l’identité de l’établissement ou encore le collectif éducatif, afin d’en améliorer l’appréhension et le développement, rapporte, fin novembre, l’IGÉSR à AEF.

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Marc Foucault, IGESR, secrétaire général de l'atelier "déconcentration et gouvernance" du Grenelle de l'éducation Droits réservés - DR

Les séances de l'atelier "Autonomie et déconcentration" du "Grenelle de l’Éducation", ouvert le 17 novembre et dont la clôture est prévue le 15 décembre, doivent permettre aux membres du groupe (1) d’émettre des idées sur la façon dont les établissements pourraient davantage se saisir de leur autonomie et dans quel but, résume en substance son secrétaire général, l’IGÉSR Marc Foucault, interrogé fin novembre par AEF info.

Les réflexions de l'atelier se fondent sur un double constat. A partir d’études internationales, il ressort, d'une part, que le système éducatif français figure parmi les moins autonomes du monde, expose le secrétaire général. D'autre part, il apparaît, à l’aune des rapports de l’inspection générale, que le "peu d’autonomie" des établissements est lui-même "peu ou mal utilisé", poursuit-il.

Il convient, à son sens, d’avancer parallèlement sur ces deux aspects dans la mesure où "le 2nd est en partie une conséquence du 1er". Et si "on pense que c’est dommage" dans la mesure où l’autonomie "a du bon et peut être utile", il convient de s’interroger sur la façon d’avoir "moins de règles qui la jugulent".

Les règles ne sont toutefois pas la seule explication, estime Marc Foucault. Ainsi qu'il l'a exposé lors du colloque scientifique organisé ce 1er décembre, "il y a un aspect culturel à changer" et une nécessité de "développer une culture de l'autonomie".

L’expérience du confinement

Au-delà du présupposé selon lequel "l’autonomie a du bon", se pose la question de savoir si l’autonomie "est nécessaire". Les responsables de l’atelier font un parallèle entre le fonctionnement des hôpitaux et des établissements scolaires pendant la crise sanitaire du printemps. Période "sans doute source d’enseignements en termes d’autonomie", estime Marc Foucault au regard de l’adaptation dont ont fait preuve les organisations, notamment en termes de travail en équipe. Lequel "n’a pas déplu" voire même a suscité "la satisfaction des acteurs", relève-t-il.

Dans les établissements scolaires, l’entraide entre les personnels s’est renforcée tandis que certaines règles procédurales ont été assouplies par les équipes de direction, l’autonomie s’imposant ainsi d’elle-même sur le terrain. Un constat qu’il convient de garder à l’esprit à l’occasion de cet atelier, avance-t-il.

Autonomie et évaluation

Appréhender l’autonomie suppose d’aborder le sujet de l’évaluation et de l’auto-évaluation de l’établissement, relève Marc Foucault pour qui ces notions vont ensemble. À ses yeux, l’évaluation fera sens dans la mesure où elle a un effet structurant. Il en veut pour preuve l’exemple des établissements français à l’étranger, "très soumis à l’évaluation" : d’après les témoignages de deux chefs d’établissements étrangers, chaque étape en la matière est "attendue avec un peu d’anxiété" mais c’est "très positif pour exercer son autonomie et progresser" sur ce point.

Un autre aspect de l’autonomie est lié à l’identité de l’établissement. Ce dernier a un nom, une identité qui font du sens et amènent à s’interroger sur la façon de les travailler.

Postes profilés et stabilité des équipes

Les membres de l’atelier ont également débattu à propos des "postes profilés" car, explique Marc Foucault, derrière l’autonomie, il est question de projet d’établissement et d’équipe éducative. De tels postes seraient-ils déterminants dans le fait de se saisir de l’autonomie ?, interroge l’IGÉSR qui attend, sur ce point, l’éclairage de personnels en éducation prioritaire.

La stabilité des équipes, enseignantes ou non, est un point qui sera discuté, parallèlement à l’atelier "mobilité" (lire sur AEF info). "Ça va être intéressant de voir comment les propositions s’articulent", relève Marc Foucault. Car, "si on veut de l’autonomie, il faut que les personnes restent un peu". Or, poursuit-il, la sédentarité s’observe par défaut, en l’absence d’obtention de poste par exemple. Cette dimension pourrait faire l’objet de propositions réglementaires tendant à inciter si ce n’est favoriser la stabilité afin d’encourager la continuité au sein d’un collectif.

Sur ce point, Marc Foucault procède volontiers à une comparaison avec le secteur privé : derrière le management et l’organisation d’une entreprise, il y a la question du leadership du collectif.

Le développement de la culture d’autonomie

L'atelier abordera l’implication des élèves en matière d’autonomie et la façon de les associer, au niveau du projet et de l’identité de l’établissement.

Quant aux parents, leur rôle sera appréhendé à partir de l’exemple des établissements français à l’étranger où il est "plus culturel qu’organisé". Pour Marc Foucault, à partir du moment où se développe l’idée, la culture de projet et d’autonomie, alors l’intérêt d’avoir les parents se fait sentir, tout comme les partenaires "vont trouver naturellement leur place".

Ces derniers viennent d’autant plus s’agréger aux projets qu’il existe une cohérence entre les différents projets conduits au sein d’un établissement, ajoute-t-il, pointant la difficulté liée à la multitude, parfois, de projets qui ne font pas forcément sens à l’échelle de l’établissement.

L’utilisation de l’autonomie

L’atelier va questionner l’utilisation de l’autonomie - en dehors du "face-à-face pédagogique" - puisqu’elle a vocation à "être sur tout". La gestion de l’autonomie concerne l’ensemble de l’établissement et ses personnels, or "il faut du temps et de l’espace", fait également observer le secrétaire général de l’atelier.

Quant aux moyens, il existe parfois des dotations fléchées en direction d’heures d’autonomie, expose l’IGÉSR. Une attribution "dommageable" à ses yeux dans la mesure où "ça ne touche qu’une partie résiduelle des moyens horaires".

Une cinquantaine de propositions déjà en débat

Ces différentes thématiques et questions font d’ores et déjà l’objet de propositions. Les membres de l’atelier en ont ainsi soumis une cinquantaine sur une plateforme qui permet de les confronter les unes aux autres. "Ce système de duel et d’incrémentation est très utile pour la création de propositions", juge Marc Foucault. Il assure que "ça donne plus d’idées que ça n’en sélectionne. D’une manière ou d’une autre, les propositions de l’atelier seront issues de ce logiciel", conclut-il.

Des intervenants d’horizons divers

 

L'intervention de plusieurs personnalités extérieures est programmée dans le cadre de l'atelier. Ainsi, étaient invités lors des premières séances Isaac Getz, enseignant-chercheur et conférencier, spécialiste des organisations qui travaille sur la confiance et la responsabilité au sein des organisations, et Eric Tournier, IGÉSR, qui a copiloté le rapport général IGÉSR 2019 sur l’autonomie des établissements. Par ailleurs, les proviseurs des lycées français d’Alexandrie et d’Abidjan sont venus exposer le fonctionnement de l’enseignement français à l’étranger.

Il est désormais prévu qu’interviennent Béatrice Gilles, présidente du Conseil d’évaluation de l’école (CEE), Simone Christin, IGÉSR honoraire, et, à propos de l’éducation prioritaire, un proviseur et une responsable du rectorat de Nice.

(1) Outre son président François Taddeï, cet atelier réunit trois représentants du collège encadrement, une représentante du collège opérateur, deux représentants du collège des professeurs, trois représentants du collège associatif et économique, un représentant du collège familles et élèves, une représentante du collège élus et collectivités, et six représentants du collège syndicats.

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Luce Burnod, journaliste