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L’atelier "Mobilité" du "Grenelle" veut améliorer l’entrée dans le métier et les reconversions

L’entrée dans la carrière enseignante - pour les jeunes et pour les 2ndes carrières - et la mobilité interne ont été les thématiques étudiées lors des premières séances de l’atelier Mobilité du "Grenelle de l’éducation". Il s’agit notamment de réfléchir à l’attractivité du métier, et à la problématique du logement, indique à AEF le 27 novembre le secrétaire général de l’atelier, Olivier Sidokpohou. Il note que "l’Éducation nationale n’a pas, contrairement à d’autres ministères, de régie immobilière". Aussi, il s’agit de mieux valoriser les personnes qui se reconvertissent dans l’EN.

Olivier Sidokpohou, IGESR Droits réservés - DR

"Comment attirer, conserver et faire s’épanouir les talents ?" C’est ce à quoi doit tenter de répondre l’atelier Mobilité du "Grenelle de l’éducation", selon l’objectif que lui a attitré le ministère de l’Éducation nationale.

Manque d’attractivité, hausse des démissions (lire sur AEF info), difficultés à se reconvertir après une carrière dans l’Éducation nationale, formation continue réduite à peau de chagrin : les problèmes de ressources humaines dans l’Éducation nationale sont nombreux.

Au moment où le MEN négocie une revalorisation des salaires enseignants (lire sur AEF info), notamment pour en améliorer l’attractivité, met en place un schéma directeur pluriannuel de formation continue (lire sur AEF info), et que la loi de transformation de la fonction publique instaure le droit à la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires (lire sur AEF info), l’atelier se donne ainsi notamment pour but de "de pointer une ou deux pistes qui n’ont pas été encore suffisamment explorées", explique à AEF info son secrétaire général, l’IGÉSR Olivier Sidokpohou.

Le logement, problème pointé

Deux premières séances de cet atelier se sont déjà tenues, la quatrième et dernière étant prévue le 16 décembre. La première eut pour objet l’entrée dans la carrière, à la fois pour les jeunes enseignants et pour les secondes carrières.

Concernant les jeunes professeurs, il s’agit de réfléchir à "comment faire pour que cela se passe mieux, que l’enseignement soit plus attractif, alors qu’actuellement, il y a par exemple des difficultés du fait de l’éloignement des premières affectations et des déménagements réguliers", souligne Olivier Sidokpohou.

Ainsi, les membres de l’atelier (1) ont notamment mis en avant la question du logement. "Ce problème est connu actuellement surtout en Île-de-France, car c'est là que sont mutés les jeunes et que les logements sont chers, mais c’est aussi un problème en Haute-Savoie ou du côté de Nice", remarque le secrétaire général, qui pointe en outre le fait que "l’Éducation nationale n’a pas, contrairement à d’autres ministères, de régie immobilière".

L’Éducation nationale "se prive d’un vivier d’excellents enseignants"

Concernant les secondes carrières, autrement dit les personnes entrant dans l’Éducation nationale après plusieurs années à exercer un autre métier, Olivier Sidokpohou note que "c’est un phénomène qui monte. Au CRPE, par exemple, un quart des lauréats viennent du privé ou de la fonction publique hors Éducation nationale, et nous savons que ça pourrait être plus".

"Être plus" si l’Éducation nationale leur offrait de meilleures conditions d’accueil. "L’expérience de ces gens n’est sans doute pas assez valorisée. On les considère comme nouveaux et, de ce fait, ils commencent en bas de l’échelle en termes indiciaires. En outre, on ne tient pas assez compte du fait qu’ils savent déjà faire des choses", regrette l’IGÉSR.

Par conséquent, l’administration "se prive d’un vivier d’excellents enseignants", assure-t-il. Il s’agit alors "d’améliorer leurs conditions d’entrée en mieux tenant compte qu’ils ont déjà une expérience, et de ne pas les faire entrer à l’indice le plus bas", suggère Olivier Sidokpohou, selon les échanges tenus lors de l’atelier. Ces personnes auraient également "besoin d’une formation davantage individualisée".

Vers davantage de "fonctions mixtes" ?

La deuxième séance de l’atelier traitait des mobilités internes à l’Éducation nationale. "Les enseignants peuvent devenir directeur d’école, inspecteur, chef d’établissement : il s’agit de faire le bilan de tout ce qui existe, comprendre si ces possibilités sont suffisamment connues, et s’il y a des choses à inventer", indique Olivier Sidokpohou.

Des chercheuses de l’Unesco ont ainsi présenté des dispositifs existants dans plusieurs pays étrangers, afin de "voir ce que d’autres pays proposent comme réforme de la carrière des enseignants, de voir ce qui marche et ne marche pas". Et l’atelier de tirer une première conclusion, selon son secrétaire général : "Les dispositifs qui fonctionnent sont ceux qui ont été co-construits, notamment avec les syndicats, et ceux qui assurent une reconnaissance financière".

Parmi les idées évoquées également : la mise en place de "fonctions mixtes". "À l’image de la direction d’école, il s’agit de garder une part d’enseignement et de pouvoir également exercer d’autres tâches - de direction par exemple. Cela permet à l’enseignant de voir quelque chose de nouveau, de voir s’il veut franchir le pas, mais aussi de faire se parler deux corps et d’aller au-delà des oppositions qui existent parfois entre eux. Là, les collègues sont aussi des pairs".

Prochain thème : la Mobilité externe

 

La prochaine séance de l’atelier évoquera la mobilité externe : "Pour les personnels qui ont parfois envie, provisoirement ou définitivement, de partir de l’Éducation nationale, c’est terra incognita. Il s’agit de mieux informer dans quelle administration on peut aller en étant enseignant, quelles compétences a-t-on, mais aussi celles qui manquent, et de proposer un meilleur accompagnement".

La quatrième et dernière séance fera la synthèse de l’atelier.

(1) Des représentants syndicaux (SNE, SE-Unsa, Snalc, Sgen-CFDT, CGT, Spelc, Snetap), le secrétaire général de l’académie de Toulouse, un proviseur, un directeur d’école, deux enseignants, un conseiller formation continue, la présidente de l’AFEV, le directeur AEFE, le directeur général du Choix de l’école, la présidente de l’Unaf, la coordinatrice pôle École, petite enfance, jeunesse de l’UNAF, une représentante de la DGAFP, une adjointe municipale en charge de l’éducation et de la jeunesse.

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Erwin Canard, journaliste