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Comment les établissements s'équipent face à la crise ? Les amphis virtuels, pierre angulaire de la stratégie de Paris-I

Entre l'acquisition de la licence Zoom, de Big Blue Button et le dispositif de captation automatique "Amphis virtuels", qui a connu différentes améliorations après une première phase de crispations, Paris-I, qui a investi un peu plus de 300 000 euros, veut laisser une large palette de solutions à ses enseignants, tout en faisant appel au volontariat pour monter une équipe de référents numériques. Voilà la 11e dépêche de la série d’AEF info sur les équipements de crise, après celles sur l'UFC, l'Upec, l'Essec, Rennes SB, le PLV, Sciences Po, GEM, Rouen, l'UVSQ et Rennes-I.

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Le dispositif de captation et de diffusion a été mis en service fin septembre dans les 25 amphithéâtres de l’université pour permettre l’accès aux cours magistraux à distance. Panthéon-Sorbonne - ©Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne

"Chantier immense", "prouesse"… En annonçant la mise en service du dispositif "Amphis virtuels" fixée quelques jours plus tard, au 21 septembre 2020, l'ex-administrateur provisoire de l'université Thomas Clay – remplacé depuis le 18 décembre par Yves Guillotin (lire sur AEF info) – n'a pas lésiné sur les superlatifs pour louer l’action des équipes administratives et informatiques. 

Une rénovation progressive depuis 2018

Le dispositif de captation et de diffusion installé dans les 25 amphithéâtres de l’université et trois grandes salles est la pierre angulaire de la stratégie mise en place par Paris-I pour réagir à la crise sanitaire et permettre l’accès aux cours magistraux à distance, quelques semaines après la rentrée.

Constitué d’un équipement de streaming installé en amphithéâtre, il permet d’agréger la vidéo d’une caméra qui filme l’enseignant, le son diffusé par le micro, et les documents projetés par le vidéoprojecteur. Le flux est transmis vers la plateforme de diffusion Panopto, accessible aux étudiants en direct et en différé pendant sept jours. Pour en faciliter l’accès, ce service a été intégré aux systèmes d’information de l’université sur les "espaces pédagogiques interactifs" (EPI) hébergés sur Moodle. Ce processus, totalement automatisé, permet de ne pas solliciter les enseignants avant chaque cours, dont ils doivent cependant respecter les horaires prévus. L'enveloppe globale dédiée aux équipements numériques est estimée entre 300 et 315 000 euros.

L’université était engagée, depuis 2018, dans la rénovation progressive de la vidéo-projection et de la sonorisation des amphithéâtres, historiquement peu équipés en matière audiovisuelle, et un pré-câblage avait été réalisé en prévision de la mise en place de caméras de captation. Celles-ci n’avaient jusqu’alors pas été installées "car nous n’en voyions pas l’intérêt à court terme", explique Jean-Marc de Félice, à la tête de la DSIUN de Paris-I. La décision d’installer les caméras a été prise à la suite du premier confinement, et les travaux ont connu un "coup d’accélérateur" pendant l’été pour assurer une mise en service dès septembre.

"Pour tous les amphis qui n’étaient pas encore rénovés, nous avons installé un 'kit semi-fixe' constitué d’une caméra sur pied, d’un mélangeur audio et d’un équipement de streaming, poursuit-il, ce kit devant être réutilisable dans le cadre de la rénovation, à terme, de l’amphithéâtre." Le plan de rénovation doit se poursuivre sur les deux prochaines années, pour doter tous les amphis et une centaine de salles de cours (sur plus de 400) d’un équipement adapté, tant pour une utilisation en présentiel qu’en distanciel.

Levée de boucliers face à la première version du dispositif

Côté réseau informatique, la remise à niveau avec le recâblage des sites et la modernisation de l’infrastructure avait également été anticipée et engagée dès 2015. "Cela nous a permis de mettre en place tous ces services sans difficultés particulières", assure Jean-Marc de Félice.

Ce que l’administration provisoire n’avait pas prévu, c’est la fronde menée par une minorité d’enseignants contre le dispositif de captation automatique en continu, installé en septembre (lire sur AEF info). En cause, l’impossibilité de refuser la captation de son cours, et de l’adresser uniquement à ses élèves. "L’enseignant qui, malgré le contexte sanitaire particulier, refuserait absolument d’être filmé, pourra sortir du champ de la caméra pour ne pas l’être, mais son micro restera actif bien sûr", avait temporisé Thomas Clay dans un message adressé à la communauté, sans succès.

"La toute première version ressemblait à une espèce de chaîne en continu de tous les cours de l’université, où les enseignants se succédaient. Certains trouvaient cela très bien de pouvoir voir ce que faisaient les collègues, mais d’autres trouvaient que c’était très gênant", se rappelle Aurélie Damet, MCF en histoire grecque et référente numérique à Paris-I, qui, de son côté, a fait le choix de diffuser ses cours magistraux en MP3 et d’en permettre le téléchargement.

Une attention sur les conditions d’accès et l’hébergement des données

Une seconde version, permettant de recueillir le consentement des enseignants, sera mise au point très rapidement, avant qu’une troisième, fin novembre, intègre les données du planning et permette de n’adresser les vidéos qu’aux étudiants inscrits aux cours. "La diffusion des cours n’est pas ouverte au-delà du cadre de l’université", explique Jean-Marc de Félice. "Nous n’autorisons pas le téléchargement des cours : ceux-ci peuvent uniquement être suivis en direct ou en différé. Malgré tout, vous n’empêcherez jamais quelqu’un de filmer le cours et de le diffuser. Nous rappelons, au niveau des conditions d’accès aux outils, que ce n’est pas autorisé."

"Nous avons également porté attention au fait que les données qui transitent par Zoom et Panopto soient hébergées uniquement dans des data centers européens", précise le DSIUN. "À moyen terme, il pourrait être intéressant que des universités se regroupent pour proposer des alternatives aux plateformes des gros prestataires qui occupent ce marché en plein essor. Ce sont des investissements, tant sur le plan financier qu’en matière d’expertise technique, très difficiles à acquérir au sein d’une université, mais qui pourraient faire sens dans le cadre d’une mutualisation de moyens."

Un enseignement à distance mieux organisé

Les efforts consentis par l’université sont visibles. Les étudiants ne déplorent pas de couacs majeurs, pas de plantage de réseau et un enseignement à distance mieux organisé qu’au premier confinement. "C’est moins le bazar qu’en mars. On avait alors des professeurs sur Zoom, Discord, Teams, certains n’envoyaient que des PDF et d’autres ne donnaient aucun signe de vie", se souvient Esteban Bougeard, étudiant en L3 et vice-président de l’Unef Paris-I. "Tout est aujourd’hui beaucoup plus centralisé et quasiment tous les cours se font sur Zoom, à part certains, par exemple en histoire, qui utilisent Panopto."

L’université a en effet fait le choix de laisser différentes options à leurs enseignants : le service de visioconférence de Renater, la plateforme interactive Big Blue Button (BBB) hébergée en interne – qui ont toutes deux montré leurs limites face à l’afflux d’utilisateurs lors du premier confinement – et les licences Zoom, acquises pour toute l’université dès le mois de mars. "Nous avons également interfacé Zoom avec le système d’information afin que l’authentification puisse être automatisée et que les cours donnés via ce service puissent être déversés dans Panopto pour leur réutilisation éventuelle à moyen terme par l’enseignant", précise Jean-Marc de Félice. Et éviter aux étudiants comme aux enseignants de devoir multiplier les plateformes et les étapes de connexion.

Les aides aux étudiants contre la fracture numérique

 

L’université a déployé des aides de 500 euros pour l’achat d’un ordinateur et de 80 euros pour un abonnement internet, pour 1 042 bénéficiaires pendant la période du premier confinement. Une enveloppe prévisionnelle de 500 000 euros a été débloquée pour les aides à la connexion, indiquait l’administrateur provisoire lors de sa conférence de presse du 8 octobre 2020 (lire sur AEF info). 213 000 € issus de la CVEC ont été investis pour l’acquisition d’ordinateurs par l’université : 200 ordinateurs ont été distribués à des étudiants qui en ont fait la demande, début novembre.

Un Réseau de référents numériques mis sur pied

Si les services mis à disposition par l’université sont performants, les étudiants comme les enseignants peuvent néanmoins rencontrer des difficultés pour les utiliser sur leurs propres équipements. "Tous les étudiants n’ont pas un excellent réseau ou équipement, et on ne fournit pas un ordinateur à tous à Paris-I", rappelle la référente numérique. "Il y a des logiciels que je ne peux moi-même pas utiliser parce que l’OS de mon Macbook est trop ancien. Mon ordinateur turbine dès que je lance Zoom ou BBB, c’est la limite de ces logiciels qui, pour certains, sont très récents. C’est aussi pour cette raison que j’enregistre mon cours et le diaporama en mp3 (lire sur AEF info), parce que tout le monde peut l’écouter et le télécharger facilement, sans monopoliser l’ordinateur de la famille."

"Il y a des universités qui ont beaucoup moins de solutions, on ne peut pas dire qu’on a été abandonné à ce niveau-là", juge cependant Aurélie Damet. "Le service informatique a été très sollicité par les enseignants et les étudiants, une assistance est disponible par mail et on peut leur poser toutes les questions sur des problèmes informatiques."

"Le rôle essentiel des ingénieurs pédagogiques et des techniciens support s’est confirmé", abonde Jean-Marc de Félice. Toute la structure s’est "mobilisée, sans compter ses heures, pour conseiller, aider et répondre aux questions les plus diverses", tient-il à souligner. Mais il n’y a pas eu de recrutements pour autant. L’administration provisoire de l’université a misé sur le volontariat des enseignants pour monter une équipe de référents numériques, présents au sein de chaque composante de l’université depuis novembre. Celle-ci permet de répondre au premier niveau de questions de leurs collègues et des étudiants, et de filtrer ce qui remonte au support. "L’arrivée d’un enseignant chargé de mission 'Transmission des savoirs avec outils numériques' (dite 'pédagogie numérique') auprès de l’administration provisoire a aidé pour la communication vers les enseignants", poursuit le DSIUN. "Cela complète bien l’action des ingénieurs pédagogiques."

Des solutions pour lutter contre le décrochage

En plus des sessions de formation proposées chaque mois depuis juillet aux enseignants, pour les aider à prendre en mains les outils informatiques et à animer leurs cours différemment (créer des sous-groupes dans Zoom, organiser des quiz en ligne, etc.), le chargé de mission pédagogie numérique, Jérôme Valluy, a ouvert une réflexion pour faire évoluer les formats des cours en ligne face au sentiment de décrochage, sinon de saturation, exprimé par les étudiants.

Parmi les propositions, celles d’augmenter l’interactivité avec les étudiants, de ralentir le rythme de parole ou encore d’allonger les temps de pause. "Maintenant, je fais des pauses au bout de 45 minutes ou d’une heure : je leur propose qu’on éteigne nos caméras et qu’on vaque à nos occupations pendant cinq minutes. Je n’en avais jamais fait avant, et pourtant, cela me semble évident aujourd’hui", souligne Aurélie Damet.

Recréer du lien

Un "Festival des pauses" a même été lancé au cours du mois de décembre, qui a consisté à inciter les étudiants à utiliser les temps de pause des cours en ligne pour des contributions libres à partir de leurs talents artistiques et pratiques personnels, dans le but de recréer la "convivialité des couloirs" qui a disparu avec le confinement. Une initiative qui a rencontré un certain succès, selon l’université. Difficile pourtant, pour les enseignants, de renouer avec les étudiants qui ne se saisissent pas forcément des temps d’échanges proposés en dehors des heures de cours : "On a assez peu de réponses", regrette Aurélie Damet. "J’ai eu trois retours sur 30 étudiants… Nos élèves saturent de ces temps sur écran."

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