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Revalorisation des enseignants : le MEN détaille la répartition des 400 millions d’euros en 2021

Lors d’une réunion avec les syndicats, le 16 novembre 2020, Jean-Michel Blanquer a annoncé le scénario retenu pour le périmètre des 400 M€ consacrés à la revalorisation des personnels de l’Éducation nationale inscrits dans le PLF 2021. 173 M€ sont destinés à une prime d’attractivité que toucheront les enseignants, PsyEN et CPE situés entre les 2e et 7e échelons. Ils toucheront entre 100 et 35 euros nets par mois supplémentaires. 178 M€ financeront la prime d’équipement informatique, 45 millions diverses mesures catégorielles et 4 M€ l’amélioration du taux de promotion à la hors classe.

La prime d'attractivité sera versée à partir de mai 2021 © Fotolia

Alors que le ministère de l’Éducation nationale s’est engagé, il y a un an et demi (lire sur AEF info ici et ), à une revalorisation pluriannuelle des enseignants (lire sur AEF info) comportant plusieurs "marches", la première, effective dès 2021, est désormais actée.

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé ses arbitrages, le lundi 16 novembre 2020, aux organisations syndicales, concernant les 400 millions d’euros consacrés à la revalorisation des enseignants au budget 2021 (lire sur AEF info). Le ministre a également envoyé un courriel aux personnels en fin d’après-midi.

Les 15 premières années de carrière concernées

Il s’agissait notamment de choisir le format, parmi les quatre envisagés le mois dernier (lire sur AEF info), délimitant le périmètre et les montants de la prime d’attractivité. Cette prime, dont l’enveloppe totale est de 173 millions d’euros, est un des quatre pans qui composent les 400 millions d’euros.

Le ministre a opté pour le troisième des quatre scenarii. Dégressive - moins l’ancienneté sera importante, plus la prime sera grande, la prime concernera les enseignants du public et du privé sous-contrat (ainsi que les CPE et PsyEN) qui seront dans leurs 15 premières années de carrière, soit 31 % des enseignants.

De 35 à 100 euros nets en plus par mois

Concrètement, un enseignant titulaire au 2e échelon - le premier concerné par la prime - touchera 100 euros nets en plus par mois qu’actuellement (soit 1 197 euros nets annuels supplémentaires). Un enseignant titulaire au 7e échelon - le dernier concerné - touchera lui 35 euros nets mensuels en plus (427 euros par an). Les professeurs des écoles, les certifiés et agrégés toucheront les mêmes primes, indifféremment, ce qui répond à une demande de plusieurs syndicats.

Les contractuels bénéficieront également de cette prime, là aussi par paliers dégressifs : un enseignant contractuel en début de carrière (1er palier) touchera 54 nets de plus par mois quand un contractuel de milieu de carrière (7e palier) percevra 27 euros de plus par mois.

"Renforcer l’attractivité"

Pérenne, cette prime mensuelle sera versée à compter du mois de mai 2021. Ainsi, si le montant total de la "première marche" est donc de 400 millions en 2021, à partir de 2022, il sera de 500 millions, la prime étant versée dès janvier à partir de cette année-là.

Le MEN explique que cette prime a pour objectif de "proposer une rémunération accrue aux jeunes professeurs, de renforcer l’attractivité du métier d’enseignant et favoriser les nouveaux recrutements, et de faciliter l’installation dans les nouvelles fonctions d’enseignement et le déroulement des premières années de carrière".

150 euros par agent pour l’équipement informatique

Le deuxième pan de ces 400 millions concerne la prime d’équipement informatique, pour laquelle une enveloppe de 178 millions d’euros est consacrée. D’un montant de 150 euros annuels, également pérennisée, elle sera versée en janvier prochain à tous les enseignants "devant élèves" ainsi qu’aux PsyEN.

Stagiaires, contractuels (en CDI ou CDD d’un an) et titulaires en bénéficieront, sans différence selon la quotité de travail : un agent à mi-temps touchera également 150 euros par an, par exemple.

Avec cette prime, il s’agit, selon le MEN, "d’équiper les personnels enseignants en ordinateurs et logiciels adaptés", une "nécessité qui a été renforcée pendant la crise sanitaire, avec le développement de l’enseignement à distance".

21 millions d’euros pour les directeurs d’école

Puis, 45 millions d’euros sont consacrés à diverses mesures catégorielles. 21 millions seront destinés aux directeurs d’école. Il s’agit d’un volume financier similaire à celui engagé pour la prime de 450 euros qu’ont touché ces personnels en octobre (lire sur AEF info), sans qu’il ait été précisé, pour l’heure, si les 21 millions d’euros seront également distribués sous cette forme ou sous une autre. Les discussions du groupe de travail sur la direction d’école devront travailler sur la question (lire sur AEF info) (cf. encadré).

Les 24 autres millions de cette partie de la revalorisation seront en particulier destinés aux personnels de direction et des filières administrative et de santé, sans que plus de précisions ne soient données actuellement.

Enfin, la quatrième partie de la revalorisation consiste en une enveloppe de 4 millions d’euros afin d’améliorer le volume de promotions de passage à la hors classe. Le taux de promotion passera de 17 à 18 % et doit permettre à 1 700 personnels supplémentaires d’accéder à la hors classe chaque année.

Des décharges pour les directeurs d’école

Le ministère de l’Éducation précise, ce 16 novembre, d’autres mesures pour les directeurs d’école, hors enveloppe de 400 millions d’euros. Il annonce "sanctuariser les décharges des directeurs d’école d’une à trois classes", dès début 2021. Cela consiste à donner aux académies les moyens nécessaires - l’équivalent de 900 ETP - d’assurer réellement le remplacement des directeurs de ces écoles lorsqu’ils sont en décharge (par an, de manière fractionnable : 4 jours, pour les écoles à 1 classe, et 10 jours, pour celle de 2 à 3 classes), ce qui fait défaut actuellement.

Le ministère souligne en outre que 600 ETP sont prévus, dans le PLF 2021, afin de doter les directeurs d’école de décharges supplémentaires. Les modalités de cette mesure, qui entrera en vigueur à la rentrée 2021, restent également à déterminer, dans le cadre notamment de l’agenda social.

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Erwin Canard, journaliste