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Bonnes pratiques. Comment les établissements améliorent leurs relations avec les étudiants pendant ce 2e confinement

Forts de l’expérience du premier confinement, pendant lequel ils ont essuyé les plâtres, les établissements d’enseignement supérieur ont pu, pour cette nouvelle phase, davantage anticiper les besoins de leurs communautés. AEF info a décidé de recenser les "bonnes pratiques" repérées au fil de l’eau et de les partager pour leur donner plus d’impact. Après les écoles qui se mettent au service des petits commerces (lire sur AEF info), cette deuxième dépêche s’intéresse aux initiatives et dispositifs mis en place pour améliorer les relations des établissements avec leurs étudiants, et permettre à ces derniers d’atténuer le dangereux sentiment d’isolement favorisé par ces circonstances exceptionnelles.

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Créer du lien par écran interposé, un challenge majeur posé par le Coronavirus Pixabay

Le confinement est une épreuve, aussi bien physique que psychologique, et les étudiants ne sont pas les derniers à en souffrir (lire sur AEF info). Forts de leur première expérience, les établissements d'ESR ont renforcé certains dispositifs qui avaient fait leurs preuves au printemps, ou bien en ont mis en place de nouveaux, pour améliorer leurs relations avec leurs étudiants et préserver autant que possible leur bien-être. Voici quelques exemples.

le rôle pivot des délégués étudiants

Plusieurs écoles et universités ont fait le choix de renforcer le dialogue entre étudiants et administration. Souvent, cela passe par une place plus grande accordée aux délégués étudiants, qui ont acquis un rôle pivot dans cette crise. À l’université de Bourgogne par exemple, les élus étudiants dans les conseils d’UFR centralisent davantage les questions et demandes, comme à Paris-I, qui a organisé l’élection de 66 délégués de promotion au sein de 11 composantes, afin "d’assurer une meilleure circulation des informations pratiques entre les étudiants et l’équipe enseignante et de leur faire part de tout élément nécessitant une intervention de l’équipe enseignante, de l’UFR ou encore de la présidence", détaille un communiqué de l’administration provisoire.

À l’école Rubika de Valenciennes (design, animation et jeux vidéo), les délégués étudiants se réunissent une fois par semaine "pour détecter au plus vite les problèmes et de trouver, tant que possible, des solutions". À l’université du Havre, en plus des communications classiques par le site internet, un mailing spécifique sur la continuité pédagogique a été mis en place, pour permettre aux étudiants de poser des questions à une équipe dédiée. "Nous avons la chance d’être une université à taille humaine [environ 8 100 étudiants], les enseignants sont donc proches des promotions, et en particulier des étudiants de première année, il leur est donc plus facile de répondre à des mails", explique Pedro Lages Dos Santos, président de l’université du Havre.

"meet the dean"

"On travaille à multiplier les occasions de rencontre entre les équipes dirigeantes et les étudiants", assure de son côté Étienne Loos, président du BNEM. Dans les écoles de commerce, ce dernier voudrait s’inspirer des systèmes d’échanges directs avec les dirigeants qui existent dans certaines universités américaines, baptisées "Meet the Dean". Sciences Po a déjà importé le concept : chaque semaine, sur une demi-journée, les étudiants peuvent s’inscrire pour rencontrer Frédéric Mion et lui parler de leur vie à l’école ou de leur projet professionnel.

À HEC aussi, on mise sur une relation de proximité des étudiants avec l’administration : "En mars, nous avions organisé des rencontres entre les délégués étudiants et des membres de la direction, deux fois par semaine, et cette philosophie a bien pris", raconte Marcelle Laliberté, doyenne aux affaires étudiantes. "Il faut discuter, même quand ça rouspète, même quand c’est sportif. Il est important que les étudiants s’expriment, tant que c’est fait avec respect. Nous avons donc recommencé ces rencontres, en mode hybride, en mettant un grand écran dans le gymnase."

le tutorat a le vent en poupe

Les établissements se soucient aussi de renforcer l’accompagnement psychologique de leurs étudiants, car les risques sur ce plan sont identifiés de longue date. UniLaSalle, qui a réalisé une enquête lors de la première quinzaine de novembre sur son campus de Beauvais, indique en effet que 66 % des étudiants se sentent découragés par le travail en distanciel et que 53 % se sentent éprouvés, isolés ou en difficulté (600 réponses sur 2 000 étudiants). L’école d’ingénieurs a donc renforcé son dispositif de tutorat sur ses quatre campus de Beauvais, Rennes, Rouen et Amiens : si chaque année l’ensemble des salariés (enseignants-chercheurs, responsables administratifs, ingénieurs d’étude) suit de près les élèves de première année, cette fois, à l’annonce du reconfinement, l’école leur a demandé d’appeler aussi les deuxièmes années.

"Il est compliqué de se remettre au travail le soir après 7 ou 8 heures de cours en visio", reconnaît Sébastien Laurent-Charvet, directeur de l’enseignement sur le site de Beauvais, lors d’un entretien avec AEF info jeudi 19 novembre. "Les tuteurs contactent les étudiants par Teams ou en direct pour leur parler de leurs conditions de confinement, de leurs méthodes de travail, du stress provoqué par la crise sanitaire. Ils peuvent aussi leur prêter du matériel informatique ou les orienter vers le service d’écoute psychologique."

Depuis la mi-novembre, UniLaSalle a également demandé à des thésards, des intervenants extérieurs et des jeunes diplômés d’organiser des séances de "coaching" : ces visio regroupent quelques élèves trois ou quatre fois par semaine pendant 1h30. "Cela permet aux étudiants d’être moins isolés, de se rassurer et de retrouver de la motivation", espère Sébastien Laurent-Charvet.

un parrainage par les professeurs et les associations étudiantes

On retrouve la même démarche à Kedge business school qui, dès le 4 novembre, communiquait sur le système de parrainage par un professeur mis en place à l’annonce du reconfinement. "Pour permettre un suivi de tous nos étudiants et prévenir tout décrochage pédagogique, chaque professeur parraine 30 à 40 étudiants avec trois rôles principaux : apporter une aide méthodologique, faire du soutien pédagogique et orienter si besoin vers la cellule Wellness et son dispositif d’accompagnement psychologique", explique l’école de commerce, qui a mis ses 180 professeurs à contribution.

Mais l’encadrement passe aussi par les 60 associations étudiantes de Kedge et leurs 2 000 membres, "mobilisés pour s’enquérir de la situation de l’ensemble de leurs pairs". "Leurs activités sont adaptées pour maintenir le lien et un système de mentoring, une fois par semaine, à destination des primo-entrants, est assuré par les étudiants membres des bureaux des associations en collaboration avec l’administration de l’école."

Un système également valable pour les alternants, avec le soutien des équipes alternance et des maîtres d’apprentissage dans les entreprises. "Des rendez-vous complémentaires ont été mis en place spécifiquement pour les étudiants internationaux : international breakfast, meet up hebdomadaires, activités de découverte de la culture et du patrimoine, webinars dédiés", ajoute Kedge. Enfin, l’école a mobilisé ses alumni pour accompagner les étudiants et diplômés dans leur recherche de stage et d’emploi.

accompagner vers l’emploi et rassurer les futurs jeunes diplômés

Et ce type de démarche rencontre son public, à en croire le témoignage de l’Insa Lyon. Dans cette école d’ingénieurs qui pratique chaque année le mentorat, c’est-à-dire la mise en lien des élèves-ingénieurs avec un mentor ingénieur, femme ou homme, le programme a enregistré "le double de participations par rapport aux années précédentes" en 2020.

"Il faut bien avouer que les motivations énoncées par les étudiants dans les formulaires d’inscription sont assez révélatrices du contexte actuel : nous avons comptabilisé beaucoup de questionnements sur l’insertion professionnelle et le rôle des ingénieurs dans les années à venir", explique Clémence Abry-Durand, chargée de mission à l’Institut Gaston Berger sur le site de l’Insa.

"Il ne s’agit ici que d’un ressenti personnel, mais je crois que ce doublement d’effectif traduit une volonté assez forte d’échanger sur les pratiques et les visions pour l’avenir de leur métier avec des professionnels. Ce qui est tout aussi intéressant, c’est que nous avons un beau record de participation du côté des mentors également, même s’il nous manque encore quelques volontaires pour pouvoir accompagner tout le monde."

améliorer le bien-être au quotidien

Enfin, les établissements se font forts, lors de ce nouvel épisode de confinement, de rendre le quotidien de leurs étudiants plus doux, comme ils l’avaient déjà fait au printemps. Ce sont parfois de petites attentions, comme des séances de sport en ligne, des ateliers cuisine, des conseils sur la gestion du stress ou de son alimentation, etc. "Nous organisons des soirées jeux virtuelles, des conférences en ligne avec l’association HEC Débats, comme la soirée de questions/réponses sur les élections américaines début novembre", cite par exemple Marcelle Laliberté, à HEC. "Nous avons aussi lancé une application pour que tout le monde puisse être au courant de ce qui se passe sur le campus en mode virtuel."

"La vie de campus en double", c’est ce que promet de son côté Sciences Po avec Ubique, un espace dédié sur le site de l’école. Les différentes rubriques ("À votre écoute", "On garde le lien", "Bien-être") regroupent des ressources pour améliorer le quotidien des étudiants : conseils d’hygiène de vie pour supporter ce nouveau confinement, idées de podcasts ou de films, vidéos de sports ou de loisirs créatifs… Des activités sont aussi proposées en direct sur Zoom. Par exemple, il est possible de prendre rendez-vous avec une ostéopathe afin d’installer correctement son poste de travail, de prendre un cours de pilates ou de sophrologie.

concours de pulls moches et tutoriels pour emballer ses cadeaux de Noël

À l’université d’Angers, c’est sous le hashtag #cocoonectée que les services sport, culture et santé ont réuni leurs différentes activités en ligne. "Pour créer du lien social entre nos étudiants, il fallait déjà créer du lien entre nous", explique Alexandre Pietrini, directeur du Suaps, pour expliquer ce rapprochement. Le dispositif #cocooonectée existait déjà lors du premier confinement mais la "saison 2", selon l’expression de Cassandre Durandeau, community manager en charge du projet, essaie d’innover. Ainsi, une catégorie "#Cocoonectée spécial Noël" est proposée tout au long du mois de décembre avec des tutoriels pour emballer ses cadeaux, des recettes festives, des extraits de concert et un concours de pulls moches.

En Bourgogne, on tente de rester positif. "L’environnement ambiant n’est pas à la fête et, à force d’entendre que ça ne va pas bien, tout le monde finit par être déprimé", constate Stéphan Bourcieu, directeur général de BSB, interrogé le 20 novembre. "Tout cela, en tout cas, fait que la situation est très différente de celle lors du premier confinement. Du coup, nous avons mis en place un grand événement en novembre, baptisé 'Nothing to loose'. L’objectif, c’est de dire à nos élèves à travers différents porte-voix qu’il peut y avoir des événements difficiles, mais qu’on peut rebondir", explique le DG.

Pendant 15 jours, du 13 au 25 novembre, l’école de commerce a donc accueilli virtuellement une dizaine de conférenciers. "Par exemple Ludovic Bréant, qui a écrit le livre J’ai perdu 40 millions d’euros et j’ai découvert une vie pleine de sens, ou Marc Lièvremont, l’ancien sélectionneur de l’équipe de rugby, qui raconte comment il est allé en finale contre les All Blacks en s’étant mis à dos tous les joueurs de l’équipe", illustre Stéphan Bourcieu. "Selon les soirées, nous avons eu entre 100 et 400 étudiants inscrits qui se sont connectés sur Teams."

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Sarah Bos, journaliste