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Numérique éducatif : la Banque des territoires (CDC) livre ses propositions pour les "états généraux"

Alors que les "états généraux du numérique pour l’éducation" voulus par le MENJS ont démarré le 4 novembre 2020, la Banque des territoires (Caisse des dépôts) publie ses propositions pour développer les usages. Il faut, selon elle, "prioriser les investissements pour réduire les fractures territoriales et sociales", proposer de nouveaux services "au plus proche des utilisateurs" ou encore "capitaliser sur les programmes d’actions existants". Elle préconise de soutenir les acteurs de la edtech en permettant aux enseignants d’acheter directement auprès d’eux, une mesure estimée à 26 M€.

Libre de droits

Pour "accélérer les usages du numérique", la Banque des territoires de la Caisse des dépôts publie le 4 novembre 2020, au moment des états généraux du numérique pour l’éducation (lire sur AEF info), ses propositions d’action. Trois "freins majeurs" ont été mis en évidence lors du confinement :

  • "des fractures sociales et territoriales" sur l’accès internet, l’équipement informatique des familles et les usages numériques des enseignants ;
  • des "difficultés de coordination au niveau local" en raison d’une "multiplicité d’acteurs impliqués" et une "faible lisibilité des rôles et compétences de chacun" ;
  • un marché des edtech "faiblement structuré" avec des procédures d’achat "complexes et éloignées des principaux utilisateurs que sont les équipes pédagogiques et les élèves".

Une "conviction" défendue par la Banque des territoires est de "prioriser les investissements pour réduire les fractures territoriales et sociales". Il est ainsi proposé "une modification du code des postes et communications électroniques afin de rendre obligatoire le raccordement THD des établissements en zones d’appel à manifestation d’intention d’investissement en ajoutant l’obligation pour les opérateurs". Par ailleurs, pour améliorer "la lisibilité des dispositifs de financement et d’ingénierie mobilisables", une cartographie en ligne des sources de financement du numérique éducatif pourrait être réalisée pour les collectivités.

Un "compte edtech" pour les enseignants

Au niveau des élèves et des familles, une action de formation au numérique dans "des lieux dédiés" servirait à "agir pour l’inclusion numérique" avec les acteurs associatifs et les professionnels du numérique. Une expérimentation de "banques solidaires du numérique" est également proposée, consistant à "doter les élèves issus des foyers les moins aisés des équipements nécessaires à la continuité pédagogique et d’une connexion Internet".

Le soutien au secteur des entreprises nationales du numérique constitue une "orientation" de cette contribution de la Banque des territoires, qui constate que "12 % des enseignantes et enseignants seulement citent des solutions de la edtech française parmi les trois outils numériques qu’ils utilisent le plus dans leur pratique professionnelle". Chaque enseignant pourrait se voir doté d’un "compte EdTech" afin qu’il achète directement des ressources labellisées, "afin d’éclairer les choix". La Banque des territoires interviendrait en "tiers de confiance".

Coalition d’investisseurs sur les edtechs

Autre proposition, une "coalition française d’investisseurs et de banques" serait créée avec "une campagne d’investissement de la Banque des territoires pour une EdTech souveraine et inclusive". Cette coalition "EdTech for good" permettrait de "rendre les offres existantes plus lisibles et plus accessibles", de "rassembler les outils de financement divers", d’investir "massivement dans des champions nationaux". Elle travaillerait sur un projet d'"accélérateur spécialisé" afin d’accompagner des jeunes pousses françaises "et les mettre en relation avec les rectorats", un dispositif qui "s’appuierait sur l’accélérateur EdTech scientifique Educate porté par le département du Val d’Oise, en collaboration avec CY Cergy Paris Université et l’Essec" (lire sur AEF info).

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Cyril Duchamp, journaliste