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Climate finance day : la Banque de France va intégrer les risques climat à sa politique monétaire

François Villeroy de Galhau annonce, ce jeudi 29 octobre, vouloir suivre la voie prise par la Banque centrale européenne, qui va intégrer la lutte contre le changement climatique à sa révision stratégique de politique monétaire. Le gouverneur de la Banque de France insiste sur la nécessité pour les superviseurs financiers de prendre en compte ces risques et met en avant les récents travaux réalisés en la matière par l'autorité bancaire et le NGFS.

Le gouverneur de la Banque de France intervenait dans le cadre de l'édition 2020 du Climate finance day. AEF

"Le changement climatique affectera et affecte déjà notre mandat actuel de garantie de la stabilité des prix". Dans son discours lors de l’édition 2020 du Climate finance day, qui s’est tenu ce jeudi 29 octobre 2020 à Paris, François Villeroy de Galhau s’est prononcé en faveur de l’intégration des risques liés au climat à la politique monétaire de la Banque de France.

s’aligner sur la politique de la BCE

Il s’aligne donc avec la position récemment adoptée par Christine Lagarde, présidente de la BCE (Banque centrale européenne), "qui a décidé d’intégrer dans sa révision stratégique la manière dont la politique monétaire peut contribuer à la lutte contre le changement climatique".

"N’écoutez pas ceux qui disent que cela sortirait du cadre de notre mission ou que cela nécessiterait une modification préliminaire de notre mandat" poursuit le gouverneur de la Banque de France, répondant ainsi à ceux qui considèrent qu’une instance financière devrait simplement se contenter de garantir la stabilité des prix (à lire sur AEF info). Il admet toutefois que ce sera "une lourde tâche, en matière de recherche macro et microéconomique". L’instance devra en effet à la fois "enrichir ses modèles pour y intégrer les effets du climat" et " réévaluer ses garanties", y compris au niveau environnemental.

des résultats sur les Stress tests

Le gouverneur de la Banque de France revient également sur les stress tests climatiques, qu’il avait annoncés lors de l’édition 2019 du Climate Finance Day. "L’exercice pilote a été lancé en juillet et ses résultats seront publiés en avril prochain." Ces simulations, menées par des grandes banques et assurance françaises en ce moment même, sont les premières "de ce type au niveau mondial", rappelle François Villeroy de Galhau.

Ces stress tests ont deux objectifs principaux : mieux évaluer l’exposition des banques et des assurances aux risques climatiques (physiques et de transition) et aider le secteur à mieux prendre en compte ces risques, en améliorant les méthodes d’évaluation et d’anticipation. L’instance ne compte pas s’arrêter à cet essai et espère "concevoir une méthodologie qui pourra être affinée au fil du temps et que les autres banques centrales et autorités pourront suivre".

70 membres au NGFS

François Villeroy de Galhau se réjouit aussi de voir le NGFS (Network for Greening the Financial System), dont la Banque de France assure le secrétariat, "s’épanouir avec plus de 70 membres, couvrant cinq continents". Ce réseau des banques centrales et des superviseurs financiers enchaîne les publications de rapports ces derniers mois afin d’accompagner les autorités financières dans leur prise en compte des risques environnementaux.

Le gouverneur de la Banque de France cible toutefois les "progrès nécessaires dans la publication d’informations relatives au climat afin de permettre une analyse cohérente des risques". Il regrette "l’insuffisance actuelle de données granulaires et comparables dans le domaine des risques climatiques" mais il rappelle que "le NGFS a lancé au cours de l’été 2020 des travaux ambitieux visant à identifier et à cartographier les données manquantes (financières et non financières) pertinentes pour l’analyse de ces risques".

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Hugo Baudino, journaliste