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Boostée par la crise, la réalité virtuelle peut-elle devenir une voie d’avenir pour l’enseignement supérieur ?

"Il y a trois mois de cela, vous n’auriez sûrement pas imaginé célébrer votre remise de diplômes en pyjama plutôt qu’en toge, en regardant des avatars flotter sur votre écran !" Et Carol Christ, chancelière de l’Université de Californie à Berkeley, n’aurait certainement pas imaginé elle non plus prononcer son discours juchée sur une estrade virtuelle au sein du jeu vidéo Minecraft. Pourtant, ce 16 mai 2020, l’événement a bien eu lieu, en direct sur les réseaux sociaux. En pleine pandémie de coronavirus, Berkeley est loin d’être la seule institution d’ESR à faire appel aux technologies de réalité virtuelle pour animer sa vie de campus. En France, Neoma business school et l’École des Arts et métiers expérimentent déjà les cours par avatars interposés. Une technologie encore balbutiante, qui suscite beaucoup de méfiance et est souvent perçue comme un onéreux gadget. À tort ?

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La cérémonie de remise des diplômes de Berkeley, en mai 2020, s'est déroulée dans "Blockeley", le campus virtuel créé par des étudiants au sein du jeu vidéo Minecraft, et a été retransmise en live sur Twitch. La gouvernance a joué le jeu. Berkeley

C'est une anecdote qui dit bien mieux que de longs discours ce que la réalité virtuelle pourrait améliorer dans la morne existence que le coronavirus impose, depuis 9 mois, au monde réel. En cette fin d'automne 2020, l’emploi du temps de Simon Richir, professeur à l’Ensam et directeur scientifique de l’association Laval Virtual, est très chargé. Tellement chargé que, ce 8 décembre, lorsqu’il reçoit le mail d’un journaliste d’AEF info à la recherche d’informations sur les technologies immersives, son sujet favori, il ne donne pas suite. Simon Richir est trop occupé à expérimenter une nouvelle plateforme de réalité virtuelle qui accueillera ses élèves ingénieurs début 2021.

De son côté, le journaliste ne l’a pas relancé, trop occupé lui aussi à se documenter sur l’apparition de ces mondes virtuels dans la sphère de l’enseignement supérieur à la faveur de la pandémie. Il a d’ailleurs récemment demandé à Neoma business school de pouvoir assister à l’un de ses premiers cours sur cette même plateforme (lire sur AEF info), où il dispose donc d’un avatar, indispensable sésame pour pénétrer dans cet univers parallèle.

une interview accordée au pied levé

Le 16 décembre, pour se mettre dans l’ambiance alors qu’il entame la rédaction de ses articles, le journaliste enfile le costume de son avatar et l’assied à l’entrée du "Laval Virtual World" : un bon poste d’observation sur les allées et venues des utilisateurs de ce campus virtuel.

Une dizaine d’individus ont déjà déambulé dans les environs quand, tout à coup, apparaît à l’écran un petit personnage aux cheveux grisonnants, les yeux cerclés de lunettes rouges. Simon Richir vient de franchir la porte du campus, comme l’indique un petit cartouche qui flotte au-dessus de sa tête. Sentant que c’est son jour de chance, l’avatar-journaliste bondit de sa chaise numérique, guide son personnage vers celui de Simon Richir, et lui adresse la parole par tchat interposé. Une heure plus tard, isolés dans une "bulle de confidentialité", l’interview de Simon Richir est bouclée.

Ce jour-là, le monde virtuel venait de recréer ce qui a quasiment disparu avec le coronavirus : une rencontre impromptue et féconde.

recréer de l’imprévu et de l’informel dans une période qui en manque

C’est une expérience très similaire qui a décidé, au printemps dernier, le directeur de la transformation digitale de Neoma à tenter l’aventure des mondes virtuels : "Au début, je n’étais pas plus convaincu que ça", raconte Alain Goudey.

"Mais pendant le premier confinement, l’école ayant des échanges avec Laval Virtual depuis ses expériences sur les technologies immersives appliquées à la pédagogie, je me suis inscrit au salon qu’ils organisaient pour la première fois en réalité virtuelle (lire sur AEF info). Dès mon arrivée, j’ai été abordé par des gens que je connaissais et j’ai senti qu’il se passait quelque chose. Cela créait de la spontanéité, de la fluidité dans les échanges et de l’imprévu. Après avoir vécu cette expérience, j’ai compris que nous tenions notre solution pour les prochains confinements."

À la fin du printemps, la direction de l’école de commerce décide que sa rentrée se fera avec 40 % minimum de cours à distance. "Or, à nos yeux, Zoom ou Teams ne constituaient pas une norme", reprend Alain Goudey. "D’abord parce qu’il existe la fameuse 'Zoom fatigue', mais aussi parce que la visioconférence, même si elle permet l’interactivité, crée un monde linéaire et planifié. Or la théorie de l’embodied cognition soutient que les apprentissages sont de nature sensori-motrice : quand on apprend, c’est l’ensemble des sens qui entrent en ligne de compte. Et en 2D, le sensoriel n’est pas sollicité", analyse Alain Goudey. "C’est là qu’intervient une deuxième théorie, celle de l’extended self. La recherche a montré que le fait de posséder un avatar, c’est-à-dire un prolongement de soi-même, permettait de réimporter dans le monde virtuel des schémas mentaux de la vie physique."

l’ensam et gem expérimentent la réalité virtuelle

 

"La recherche a montré que le fait de posséder un avatar, c’est-à-dire un prolongement de soi-même, permettait de réimporter dans le monde virtuel des schémas mentaux de la vie physique."

Alain Goudey, directeur de la transformation digitale de Neoma BS

 

En France, Neoma n’est pas le seul établissement d’enseignement supérieur à croire dans le potentiel des technologies immersives pour l’éducation : beaucoup plus discrètement, les Arts et métiers sont aussi en train de structurer leur propre campus virtuel persistant dans le Laval Virtual World.

"Nous avons commencé avec des Journées portes ouvertes en novembre, qui ont attiré entre 3 000 et 4 000 visiteurs", indique ainsi Simon Richir. "Nous disposons aussi de deux salles permanentes, dans lesquelles j’ai expérimenté quelques cours, et nous sommes en train de choisir la taille de notre futur campus pour janvier."

D’autres y viennent plus prudemment : c’est le cas de Grenoble EM, qui n’a pas opté pour un campus persistant mais pour un événement virtuel ponctuel, celui de l’accueil de rentrée. "Nous n’avons pas de certitudes sur le fait qu’un campus virtuel doive faire partie de l’arsenal d’une grande école à court terme, mais nous savons que cela sera un outil de demain", explique David Courty, directeur de l’innovation de l’école grenobloise.

"Nous devons donc mener une réflexion avec nos étudiants sur les notions d’avatar, de 'moi augmenté' et de réalité augmentée." Pendant trois jours, en septembre, l’école a donc organisé un ensemble d’événements virtuels diversifiés : des cours en petits groupes, des cours d’amphi à 700, une exposition, des activités associatives, etc. "Nous voulions observer si les étudiants étaient capables d’intégrer ce genre de technologie."

des étudiants emballés, des professeurs plus frileux

Et le résultat a été satisfaisant, rapporte David Courty. "Nous avons eu des retours plus que positifs de la part des étudiants. L’effet est particulièrement net sur l’aspect communauté et sur la recréation d’un lien social", note le responsable de GEM, qui "regrette de ne pas avoir fait davantage sur le campus".

En revanche, des questions se posent sur la dimension pédagogique de l’outil : "Nos étudiants n’ont pas perçu le campus virtuel comme étant adapté à l’apprentissage : ils sont assez vieille garde et se sont dits plus satisfaits de leurs cours sur Teams", poursuit David Courty. Quant aux professeurs, ils sont "mitigés" : "La moitié d’entre eux se projettent dans ce type d’usage, mais les autres se disent plus motivés par la visioconférence classique ou les salles hybrides."

Pour cet expert, l’une des raisons qui expliquent cette frilosité est le gap technologique qui existe dans l’appropriation de telles solutions. "Il ne faut pas nécessairement être un geek pour y adhérer, mais la réalité virtuelle démultiplie les possibilités - avec les multi-écrans, les espaces de partage, la configuration des salles, la navigation… - donc cela apparaît comme plus complexe à maîtriser." Après cette première approche, GEM n’exclut cependant pas de revenir dans le Laval Virtual World, confie David Courty, en particulier pour "des forums emplois ou pour des projets avec des entreprises partenaires".

"Peu de gens ont encore réfléchi à tout ça"

S’il semble acquis que la réalité virtuelle recrée un sentiment de présence et favorise la rencontre, la traduction que cela peut avoir en termes de valeur ajoutée pédagogique n’est pas encore connue. "Les mondes virtuels sont des lieux qui visent à augmenter un campus réel, mais l’enseignement qui est fait à l’intérieur reste encore à inventer", reconnaît Laurent Chrétien, directeur général de l’association Laval Virtual, dans une interview à AEF info (lire sur AEF info).

"Peu de gens ont encore réfléchi à tout ça, c’est d’ailleurs pourquoi nous ambitionnons de monter une chaire de recherche sur le sujet de l’usage des mondes virtuels dans l’enseignement", ajoute-t-il. "Peut-être, d’ailleurs, qu’il ne faut pas essayer de reproduire des salles de classe comme on est en train de le faire…", s’interroge Simon Richir, à l’Ensam, conscient que tout reste à inventer.

les pionniers de "second life"

De rares précédents ont existé, il y a une quinzaine d’années, sur la plateforme de réalité virtuelle Second Life. L’Insead, avec le professeur Miklos Sarvary, avait fait partie des pionniers en donnant des cours de management dans cet univers dès 2007, par avatar interposé. Mais l’expérience avait fait long feu. En 2012, Miklos Sarvary était tout de même retourné se promener dans Second Life, que quelques irréductibles continuaient à utiliser pour socialiser.

"L’un des obstacles les plus évidents au succès populaire de ces univers est technologique. Cela ne fonctionne pas assez bien", écrivait alors le chercheur sur son blog, il y a 8 ans. "Cependant, l’industrie du jeu vidéo est en train d’investir des milliards dans ces technologies…", notait-il, avant de conclure avec une belle intuition qu’une "renaissance était possible". "Après tout, l’histoire du World Wide Web est très similaire : inconnu pendant des décennies, utilisé uniquement par quelques scientifiques, puis tout d’un coup, avec Netscape, une ouverture fulgurante vers le grand public."

les mondes virtuels suscitent la méfiance

Pour l’heure, l’usage des mondes virtuels dans l’éducation reste toujours confidentiel, et suscite même des réactions épidermiques. "Moi, je n’investirais pas là-dedans même si j’en avais les moyens", répond par exemple Éric Lamarque, directeur de l’IAE de Paris, interrogé sur le sujet. "Cela ne remplacera jamais un vrai campus, même pour les intervenants. Il existe ce genre d’initiative dans des entreprises : ce sont de petites innovations, cela donne une bonne image, c’est ludique, mais c’est comme les casques de réalité virtuelle ou le gaming : au fond, je ne suis pas du tout sûr que cela permette d’acquérir des compétences."

Même méfiance du côté de Pierre Pariente, ancien président de Laureate France, président d’ISQ Certification et consultant auprès d’écoles de commerce (lire sur AEF info) : "De ce que j’en ai vu, les campus virtuels ne m’ont pas vraiment séduit", dit-il. "C’est une solution très ancienne – elle a plus de dix ans – donc c’est assez vieillot ; et d’ailleurs, il y a peu de connexions. Cela me paraît assez gadget." À peine concède-t-il un intérêt pour "le côté ludique" de la chose, "mais pas forcément sur le plan pédagogique".

"saisir le momentum de disruption"

 

"Les Gafa pourraient très bien créer des mondes virtuels et les mettre à disposition de la communauté éducative."

Simon Richir, directeur scientifique de Laval Virtual

 

Pourtant, quelque chose semble bien en train de frémir, à en croire l’intérêt suscité par l’annonce de Neoma cet automne. "Dès le lendemain du lancement de notre campus virtuel, le 4 septembre, j’ai reçu des dizaines de demandes de retours d’expérience venant du monde entier", rapporte Alain Goudey, encore très sollicité. "D’ailleurs, nous sommes en train de collecter des données et nous ferons un retour d’expérience scientifique sur le sujet. Nous ne sommes pas seulement à la recherche d’un effet Wow, nous investissons pour qu’il y ait un véritable bénéfice sur le plan pédagogique."

Le directeur de la transition numérique salue au passage sa gouvernance, qui a su "saisir le momentum de disruption" que crée la crise sanitaire. "Delphine Manceau, DG, sait ce que c’est que l’innovation, et quand il faut innover. Il est urgent d’arrêter de faire comme avant. Si ce n’est pas maintenant qu’on déploie ces outils-là, on ne le fera jamais." Il faut dire que l’école en a les moyens : Alain Goudey estime à environ 200 000 euros l’investissement consenti sur l’année pour déployer ce campus virtuel à l’échelle des 10 000 étudiants de Neoma, et confie que, dans son équipe, 4 ETP se consacrent à ce chantier, notamment pour "former des formateurs et produire un effet levier".

"On est vraiment au tout début de cette histoire", estime de son côté Simon Richir, qui rappelle que 2021 verra le lancement d’Horizon, le monde virtuel de Facebook, et que le casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2 pourrait être la star de Noël 2020. "Ce que l’on voit actuellement dans le Laval Virtual World n’aura plus rien à voir dans dix ans. C’est un peu comme comparer Pong et les jeux vidéo actuels !", plaisante le chercheur. "Les avatars seront très bien faits et seront capables de reproduire nos émotions", imagine-t-il. Il n’exclut pas, d’ailleurs, que les Gafa "viennent concurrencer les écoles" sur ce champ à l’avenir. "Ils pourraient très bien créer des mondes virtuels et les mettre à disposition de la communauté éducative."

à l’étranger, Stanford, UC San Diego ou Berkeley expérimentent eux aussi

En attendant, à l’étranger, d’autres établissements d’enseignement supérieur se sont engagés dans cette voie, en majorité avec l’entreprise californienne Virbela – la même que celle qui fournit la solution technique au Laval Virtual World. Il y a d’abord ceux qui s’étaient lancés avant la crise sanitaire, comme la Stanford graduate school of business, qui, depuis 2018, y délivre son certificat en ligne en leadership "Lead".

Et il y a ceux qui y sont venus en 2020, avec la crise : en Europe, l’université Sunderland (Grande-Bretagne) a ouvert son campus virtuel sur la plateforme Virbela à la rentrée ; au Mexique, l’Egade business school de Monterrey y a tenu sa réunion de rentrée en avril, mais aussi des cours, un bootcamp, une conférence sur la disruption et une rencontre avec des alumni ; mais c’est bien sûr aux États-Unis que l’on trouve le plus d’early adopters : la Davenport university (Michigan) y donne des cours en ligne et y tient des forums entreprises, tout comme l’université Rutgers (New Jersey), tandis que l’université de l’Illinois offre des visites de son campus en 3D. Michael Crow, président d’Arizona state university, l’un des établissements les plus en pointe sur l’enseignement à distance, a même donné son premier discours en mode virtuel en juillet dernier chez Virbela. Quant à l’université Berkeley, elle s’est distinguée en choisissant le jeu Minecraft pour accueillir sa cérémonie de remise des diplômes 2020.

virbela, retour aux sources

Aux côtés de Stanford, la plus précoce des universités américaines à avoir expérimenté des cours sur un campus virtuel est UC San Diego, qui a ouvert l’année dernière, en collaboration avec l’université japonaise de Waseda, un "international micro MBA", sur la plateforme Virbela.

Et pour cause : pour UCSD, la solution technique était littéralement au coin de la rue. Virbela (pour "Virtual business education leadership assessment") est en fait une spin-off de l’UC San Diego, créée en 2012 via un partenariat entre son école de commerce, la Rady school of management, et l’un de ses laboratoires de recherche, l’Experimental game lab. Objectif à l’époque : explorer le concept de "lieu de travail virtuel", en particulier à destination des étudiants de MBA.

Rachetée en 2018 par eXp World Holdings, une entreprise immobilière qui utilisait ses services de bureaux dématérialisés – et qui vient d’ailleurs de débarquer en France – Virbela est devenue, en quelques mois de pandémie, la solution de réalité virtuelle la plus prisée de l’enseignement supérieur. Un retour aux sources, en quelque sorte.

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