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Énarques, académiques, membres des corps d’État… Quel est le profil des cadres supérieurs de la Dgesip et de la DGRI ?

Parmi les 79 hauts cadres de l’administration centrale du MESRI, 68 % ont un profil administratif ou technique, 23 % sont des académiques, c’est-à-dire des enseignants-chercheurs ou des chercheurs mis à la disposition du ministère, et 9 % des ingénieurs. Les profils administratifs occupent majoritairement les échelons intermédiaires : ils sont le plus souvent à la tête des départements ou des sous-directions. Au contraire, les profils académiques occupent la majorité des postes aux plus hauts échelons hiérarchiques : 2 parmi les 5 directeurs ou adjoints, et 4 parmi les 6 chefs de service.

Sources et méthodologie


Nous nous sommes basés sur les deux organigrammes présentant la composition de la Dgesip et de la DGRI, mis à jour en juillet 2020. Afin de connaître le parcours académique ou administratif des agents, nous avons consulté les ressources publiques les concernant, telles que Linkedin, les mesures nominatives parues au Journal officiel, ou les anciennes dépêches AEF. Nous en avons également contacté plusieurs individuellement. Les données ont été collectées du 28 septembre au 2 octobre 2020. Sur l'ensemble des 79 cadres supérieurs de l'administration centrale dont nous avons recherché le profil, 5 ne présentaient pas suffisamment d'informations pour être pleinement analysés.

Concernant les statistiques sur le profil par niveau hiérarchique, lorsqu'une même personne exerce des fonctions à deux niveaux hiérarchiques différents, nous l’avons compté deux fois, une fois pour chaque niveau. C’est le cas de d’Isabelle Prat, à la fois cheffe de service et adjointe à la Dgesip, de Nicolas Chaillet, à la fois chef de service et adjoint au DGRI, et de Pascale Ultré-Guérard, Laurent Crouzet, Nicolas Dromel, tous trois à la fois chefs de département et conseillers scientifiques à la DGRI.

Au sein des équipes de direction, nous avons pris en compte, outre le directeur et la directrice, les adjoints uniquement. A la tête des services, nous avons pris en compte les chef et cheffe de service uniquement. Au niveau des départements, nous avons pris en compte les chefs de département et les chargés de mission.

Enfin, un poste n’est pour l’heure par pourvu : celui de chef de service à la stratégie de contractualisation, du financement et de l’immobilier, à la Dgesip (lire sur AEF info).

Afin de sortir de la crise des gilets jaunes notamment, une réforme de l’accès aux postes d’encadrement de la fonction publique a été annoncée en avril 2019 par le président de la République, Emmanuel Macron. Parmi les dossiers à l’étude, la révision des épreuves des concours des grandes écoles d’administration, dont la mesure phare concernant la suppression de l’accès automatique aux grands corps à la sortie de l’ENA (lire sur AEF info).

Qu’en est-il à l’administration centrale du MESRI (1), à l'examen des profils actuels des cadres supérieurs à la DGRI et la Dgesip ? Quels sont leurs parcours académiques et administratifs ? Quelle est la part d’enseignants-chercheurs et chercheurs ? Après une première dépêche sur l’égalité homme-femme parmi les cadres supérieurs DGRI-Dgesip (lire sur AEF info), AEF info poursuit l’analyse de leur profil. Voici, pour rappel, la façon dont se structure l'organigramme :

Dans la visualisation ci-dessous, retrouvez la composition des services de la DGRI, de la Dgesip, et ceux communs aux deux directions, en naviguant de l'une à l'autre avec les flèches en bas. Passez la souris sur les différents services, directions ou départements pour faire apparaître le nom de leur responsable.

1 fonctionnaire sur 2 A FAIT UNE GRANDE école, 7 sont énarques

Selon notre décompte, parmi les 74 cadres supérieurs de la Dgesip et DGRI dont nous avons pu consulter la formation initiale, 34 d’entre eux sont passés par une grande école ou un IRA.

  • 9 ont fait un IEP, dont ceux de Bordeaux, Toulouse et Rennes, ou Sciences Po Paris
  • 7 sont issus de l’ENA
  • 7 sont des anciens de l’ENS Paris ou l’ENS Lyon
  • 6 sont passés par les IRA
  • 5 ont fait Polytechnique
  • 4 se sont formés au sein du Genes, qui comprend notamment l’ Ensae et l’ Ensai
  • 2 sont diplômés de l’École nationale des ponts et chaussées.

Bernard Larrouturou, directeur général de la DGRI, et Vincent Motyka, chef du service de la performance, du financement et de la contractualisation avec les organismes de recherche à la DGRI, sont tous deux issus de l'un des parcours les plus prestigieux : ils ont fait à la fois Polytechnique et l’École nationale des ponts et chaussées.

Dans la visualisation ci-dessous, retrouvez, parmi les 74 cadres supérieurs de la DGRI et la Dgesip dont nous avons pu retrouver le parcours de formation, la part de ceux passés par l’une des grandes écoles ou institutions susnommées. Il est à noter qu’une même personne peut être issue de deux institutions au fil son parcours. C’est le cas d’Isabelle Kabla-Langlois, sous-directrice des systèmes d’information et des études statistiques, qui est diplômée de Polytechnique et de l’Ensae.

Trois types de cadres supérieurs : administratif, académique et ingénieur

En règle générale, les cadres supérieurs de l’administration centrale sont des hauts fonctionnaires (de catégorie A+). Parmi eux, enseignants-chercheurs et chercheurs mettent également leurs compétences à la disposition de l'administration. Quel est le poids des profils plutôt académiques par rapport aux profils plus administratifs ?

Au sein de la DGRI et de la Dgesip, sur les 79 cadres supérieurs analysés :

  • 55 ont profil administratif : ces agents sont entrés dans la fonction publique après avoir réussi les concours de l’ENA, des IRA ou propres au ministère ;
  • 18 sont des académiques: ils sont titulaires d’un doctorat et sont, pour la plupart, détachés de leur poste d’enseignant-chercheur ou de chercheur d'organismes comme le CNRS ou le CEA ;
  • 5 sont ingénieurs : ils sont diplômés d’écoles telles que l’Ensae ou Polytechnique ;
  • 1 est à la fois ingénieur et académique : après Polytechnique et l’École nationale des ponts et chaussées, Bernard Larrouturou a été diplômé d'un doctorat de mathématiques de l’université Paris-Nord (1987) et d’une habilitation à diriger des recherches de l’UPMC (1990), avant d'obtenir un poste de chercheur à l'Inria, qu'il a ensuite dirigé, tout comme le CNRS (lire sur AEF info).

Selon notre décompte, parmi les 79 cadres supérieurs du MESRI, 70 % ont dès lors un profil administratif. Les académiques, quant à eux, ne constituent qu’un peu moins d’un quart des agents concernés, soit 23 %. Les profils les moins représentés sont les ingénieurs qui ne constituent que 8 % de l’effectif total.

Dans la visualisation ci-dessous, retrouvez, parmi les 79 cadres supérieurs, la répartition des différents profils (administratifs, académiques ou ingénieurs) au sein de l'administration centrale du MESRI.

Parmi les 19 profils académiques recensés à la DGRI ou à la Dgesip, 10 sont des chercheurs, soit 56 % : 3 sont issus du CEA et 3 du CNRS. Quant aux 7 enseignants-chercheurs détachés auprès de l’administration centrale, ils sont issus de 6 universités, celle de Cergy-Pontoise étant particulièrement représentée : Anne-Sophie Barthez, directrice générale de la Dgesip, et Isabelle Prat, sa directrice adjointe, y ont toutes les deux exercé.

Dans la visualisation ci-dessous, retrouvez les différentes institutions où les 18 cadres supérieurs Dgesip-DGRI enseignants-chercheurs ou chercheurs ont un poste.


SUR 79 FONCTIONNAIRES, 8 membres de grands corps DE L'État

Selon notre décompte, parmi les 79 cadres supérieurs, 8 d’entre eux appartiennent à un grand corps technique d’État :

  • 3 sont membres du corps des ingénieurs des Ponts, des Eaux et des Forêts. Tous trois exercent à la DGRI (deux ingénieurs généraux : le directeur général de la DGRI, et le chef du service de la performance, du financement et de la contractualisation avec les organismes de recherche ; et une ingénieure en chef : la conseillère scientifique et coordinatrice interministérielle Copernicus Isabelle Bénézeth, qui a fait l’École nationale de météorologie (2) et l’École centrale de Paris).
  • 4 sont membres du corps des administrateurs de l’Insee. Dont trois à la sous-direction des systèmes d'information et des études statistiques commune DGRI-Dgesip (une inspectrice générale de l'Insee à la tête de la sous-direction et deux administratrices hors classe à la tête de deux départements), et une administratrice hors classe à la tête du département des politiques d'incitation à la R&D des entreprises, au sein du Sittar à la DGRI.
  • 1 est membre du corps des ingénieurs de l’armement. Il exerce à la tête du département stratégie, expertise et gestion des programmes de coopération internationaux au sein de la délégation aux affaires européennes et internationales commune DGRI-Dgesip.

Aucun des 79 cadres supérieurs analysés n’appartient au corps des ingénieurs des Mines, davantage présents dans les ministères de l’Économie ou des Finances.

On dénombre également :

  • un magistrat : le chef du service de l'innovation, du transfert de technologie et de l'action régionale (Sittar) à la DGRI est premier conseiller du corps des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ;
  • une IGESR : la chargée de mission de l'orientation du scolaire vers le supérieur auprès de la cheffe du service de la stratégie des formations et de la vie étudiante à la Dgesip ;
  • trois IA-IPR (inspecteur d'académie - inspecteur pédagogique régional) : le sous-directeur des formations et de l'insertion professionnelle, au sein du service de la stratégie des formations et de la vie étudiante à la Dgesip ; la chargée de l'IUF auprès du service de la coordination des stratégies de l'enseignement supérieur et de la recherche, commun à la DGRI et la Dgesip ; et le secrétaire général du Cneser auprès de ce même service.

Une répartition QUI VARIE selon les échelons hiérarchiques

Les profils académiques sont particulièrement présents dans les échelons les plus élevés de l’administration centrale : ils représentent 3 des 5 directeurs/directrices et adjoints, dont le directeur de la DGRI et celle de la Dgesip, et 4 des 6 chefs de service. Les profils administratifs sont davantage présents à la tête des sous-directions (87, 5%) et des départements (72 %).

Dans la visualisation ci-dessous, retrouvez la part des profils académiques, administratifs et ingénieurs au sein des différente échelons des deux directions (DGRI, Dgesip, entités communes DGRI-Dgesip). Les effectifs étant très réduits, le nombre de personnes concernées est précisé entre parenthèses. Au niveau de chacune des deux directions, nous avons comptabilisé les deux directeurs généraux ainsi que leurs adjoints, soit 5 personnes au total et non 2.


C’est au service de la coordination des stratégies de l’enseignement supérieur et de la recherche et à la sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques de la DGRI-Dgesip, ainsi qu’à la DGRI, que les ingénieurs sont les plus présents.

LE Détail pour les départements au sein des 7 services DGRI-Dgesip

Si l’on se penche désormais plus précisément sur le profil des agents à la tête des départements ou des chargés d’une mission au sein des 7 services de cette administration centrale, il apparaît qu’au service de la stratégie de la recherche et de l'innovation de la DGRI, 7 hauts cadres sur 9 ont des profils académiques, soit 78 %, contre 13 % ou 14 % dans d'autres services de la DGRI ou de la Dgesip.

En revanche, les 8 départements des 3 sous-directions du service de la stratégie de contractualisation, du financement et de l’immobilier de la Dgesip ne comptent aucun académique à leur tête. Ces derniers sont dirigés en totalité par des profils administratifs, qui dirigent par ailleurs 7 des 8 départements des 2 sous-directions du service de la stratégie des formations et de la vie étudiante, toujours à la Dgesip.


(1) Le secrétariat général est partagé avec l'enseignement scolaire. Il comprend la DGRH, la DAF, la DAJ, la Depp, la Delcom, la Dreic, le Saam.

(2) En 2002, le corps des ingénieurs des ponts et celui de la météorologie ont fusionné pour n'en former qu'un seul.

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Léa Prati, journaliste