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Étudiants étrangers : -30 % de visas accordés au 7 octobre (Béatrice Khaiat, CampusFrance)

"Au 7 octobre 2020, nous avons enregistré 85 000 demandes de visas, soit une baisse de 26 % par rapport à la même période l’année dernière. En termes de visas accordés, nous en décomptons 61 000, soit -30 %", révèle Béatrice Khaiat, directrice générale de CampusFrance, à l’occasion d’un webinaire organisé par la CIUP, CampusFrance et AEF info le 8 octobre 2020. Elle constate aussi des variations selon les pays. Retrouvez demain l’essentiel des échanges entre Laurence Marion (CIUP), Thomas Froehlicher (Rennes SB), Sandrine Lacombe (Paris-Saclay) et Sonia Jedidi (attachée scientifique au Maroc).

Béatrice Khaiat, directrice générale de CampusFrance Droits réservés - DR - Voyez-Vous (Vinciane Lebrun)

Béatrice Khaiat détaille aussi les tendances par grandes zones géographiques en matière de délivrance de visa :

  • pour l’Amérique : -62 % de visas délivrés. "La baisse est très importante, mais il faut prendre en compte le fait qu’il y a une crise économique en perspective", note Béatrice Khaiat.
  • pour l’Asie : -54 % de visas délivrés, avec en particulier une baisse de 50 % pour la Chine et de 64,5 % pour l’Inde ;
  • pour l’Europe hors UE : -22 % ;
  • pour l’Afrique subsaharienne : -17 % ;
  • pour l’Afrique du Nord et le Moyen Orient : +2 %. "Nous constatons une hausse de 30 % des étudiants libanais. Et le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont également en hausse".

La DG de CampusFrance indique aussi que le taux de refus de visas "a très peu augmenté", puisqu’il est passé de 22,5 % l’année dernière à 25 % cette année. "Il faut aussi voir que de nombreux étudiants internationaux ne sont pas repartis de France. Moins d’étudiants arrivent mais moins partent en parallèle. Et par ailleurs, des visas sont encore en train d’être délivrés, et pas mal de rentrées ont été retardées", ajoute Béatrice Khaiat, indiquant que les chiffres ne sont pas définitifs.

Que font les pays concurrents ?

"Il est aussi très important de voir ce que font nos concurrents. L’Australie, les États-Unis, le Canada ont fermé leurs frontières. Il n’y a donc aucune possibilité d’aller étudier dans ces pays. Par contre, ils proposent de l’enseignement à distance. Mais les étudiants sont-ils prêts à dépenser des sommes très importantes pour finalement rester chez eux", et suivre les cours en décalé ? Autrement dit, "si ces pays disent qu’ils continuent d’avoir autant d’étudiants internationaux, il faudra vraiment regarder ça de près. Ce n’est pas la même chose d’étudier in situ que de suivre en ligne."

Du côté des pays européens, la Grande-Bretagne indique une diminution des étudiants européens de 5 %, mais une augmentation des étudiants hors Europe de 7 %. "Toutefois, on ne sait pas si ces étudiants sont vraiment arrivés", relève Béatrice Khaiat. Quant à l’Allemagne, elle a retardé sa rentrée à novembre et ne distribue pas de visas.

Ainsi, pour Béatrice Khaiat, "au 15 août, la France était le seul pays autorisant la venue des étudiants internationaux, même ceux issus de pays en alerte rouge, à condition de suivre un protocole." Tous les niveaux se sont mobilisés : le gouvernement, CampusFrance, les établissements et les conférences". Elle précise aussi que la MEAE a accepté que les bourses soient valables également pour les cours en ligne.

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Juliette Plouseau, journaliste