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"On fera tout pour maintenir l’université ouverte" (Thomas Clay, Paris-I)

Un mois après sa prise de fonctions, l’administrateur de Paris-I Thomas Clay a tenu sa conférence de presse de rentrée, le 8 octobre 2020, et fait le point sur les différentes mesures mises en place tant du point de vue sanitaire que pour corriger les dysfonctionnements identifiés dans l’université. Le tout, en vue de l’élection de la prochaine présidence, qui se tiendra par voie électronique le 17 décembre 2020.

L'administrateur provisoire de Paris-I, Thomas Clay, fait le point sur les différentes mesures mises en place tant du point de vue sanitaire que pour corriger les dysfonctionnements identifiés dans l’université à l'occasion de sa conférence de presse du 8 octobre 2020. Droits réservés - DR - ©Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne

"Des photos ont été prises ici ou là dans des cours mutualisés avec d’autres universités, dans lesquels la régulation [en termes de distanciation] n’a pas bien été faite. C’est désormais terminé", assure Thomas Clay, administrateur provisoire de Paris-I, en poste depuis le 2 septembre 2020 (lire sur AEF info), à l’occasion d’une conférence de presse organisée le 8 octobre.

Passage à une alternance généralisée

Anticipant le passage à de nouvelles mesures, l’université a annoncé, vendredi 2 octobre, la généralisation de l’alternance dans les amphithéâtres et TD, jusqu’ici laissée au choix des UFR et appliquée dans la moitié d’entre elles. Celle-ci est rendue possible notamment grâce au dispositif de captation vidéo automatique, lancé il y a deux ans dans l’université et qui a connu un "coup d’accélérateur" durant l’été pour permettre l’équipement des 25 amphithéâtres début octobre. Ce dispositif fait l’objet d’une adaptation pour permettre une utilisation "plus ciblée" par les professeurs, dont certains ont fait part de leurs réticences au moment de sa mise en service (lire sur AEF info).

Dans les salles de TD, "les difficultés sont en train de se résoudre", indique l’administrateur provisoire : certaines UFR ont mis en place des équipements de pied pour téléphone portable, des professeurs se filment avec leur propre ordinateur ou diffusent leurs cours écrits aux étudiants. Le coût de l’ensemble des mesures sanitaires s’élève à 1,6 million d’euros, dont 319 000 euros pour l’équipement numérique, avec une partie de financements externes.

Risque d’une fracture numérique

Pour Thomas Clay, le décrochage reste une "préoccupation majeure" : "On a parfaitement conscience que l’étudiant qui suit à distance n’a pas le même degré de concentration qu’un étudiant en amphithéâtre." D’où la mise en place d’une rotation pour permettre aux étudiants d’être présents une semaine sur deux, et la nomination d’un chargé de mission pédagogique numérique Jérôme Valluy, qui a pour rôle d’aider les EC à adapter leurs cours afin de les rendre plus dynamiques et permettre une meilleure participation. Des référents numériques ont également été nommés dans chaque UFR.

"On observe que les étudiants, s’ils n’ont pas cours, se rendent toujours dans les bibliothèques. Des salles sont également laissées en libre-service pour leur permettre d’y travailler. On fera tout pour maintenir l’université ouverte", poursuit Thomas Clay, qui fait état de 57 étudiants confinés sur 43 000, de six personnels isolés, et d’une quinzaine de cas testés positifs qui ont déjà réintégré leurs cursus à l’issue de leur septaine.

Des aides contre la fracture numérique

 

1 178 960 euros d’aides d’urgence ont été attribués par le conseil d’administration de l’université durant le confinement. Des prêts à hauteur de 500 euros pour l’achat d’ordinateurs, et des aides de 80 euros pour un abonnement internet ont bénéficié à plus de 1 000 bénéficiaires. Une enveloppe prévisionnelle de 500 000 euros a été budgétée sur les aides à la connexion. Ces aides sont "doublées" par la région et la mairie, "ce qui nous permet de considérer que les étudiants ont tous accès à un ordinateur", explique l’administrateur provisoire.

Un système "intègre et sécurisé" pour la prochaine élection

"L’université continue à assurer ses missions fondamentales de formation et de recherche, indique Thomas Clay. Nous avons signé il y a une quinzaine de jours la convention Sorbonne alliance avec Paris-III et ESCP Europe, qui sera prochainement présentée au Cneser." Le projet UNA Europa, avec cinq autres universités européennes "avance", selon l’administrateur provisoire. Une cellule "montage de projets" a également été lancée pour que l’université soit plus présente sur les appels d’offres de plan de relance ou ceux de type PIA.

L’élection pour la présidence de l’université, prévue au 17 décembre prochain et pour laquelle deux juristes de droit privé (Christine Neau-Leduc et Soraya Messai-Bahri) se sont portées candidates, se fera par vote électronique. "Nous travaillons à un système intègre, sécurisé pour l’ensemble de la communauté", précise Thomas Clay, qui espère une hausse de la participation pour assurer la légitimité de la prochaine présidence. Avec la gestion des affaires courantes et l’identification des "points de blocage", il s’agit là de la troisième mission pour laquelle l’administrateur provisoire a été nommé par le recteur à l’issue du départ de Georges Haddad, qui avait atteint la limite d’âge, et la démission de tous les VP.

D’autres chantiers devraient prochainement être mis en œuvre :

  • La mensualisation des vacataires "devrait aboutir" à compter de la paie de novembre. Le système retenu n’est pas "encore arrêté", ne serait pas systématique et dépendrait du choix du vacataire lui-même. Un seuil en termes de nombre d’heures en dessous duquel il n’y aura pas de mensualisation sera "probablement" introduit. "Cela demande une meilleure coordination entre la DRH et les UFR", estime Thomas Clay.
  • Concernant l’affaire de plagiat d’une thèse de droit (lire sur AEF info) qui a été annulée par l’université, le système sera "transformé de fond en comble". "La vérification systématique du plagiat est en place depuis 2018, mais nous allons être beaucoup plus vigilants sur la composition des membres des jurys et sur la concordance avec la spécialité scientifique du directeur de thèse", précise Thomas Clay.

Il s’agit, pour l’administrateur provisoire, d’enclencher à Paris-I "des processus vertueux pour impulser une nouvelle dynamique et changer les pratiques", mais aussi de permettre à la prochaine présidence de ne pas être "entravée dans ses fonctions pour qu’elle puisse déployer le programme pour lequel elle aura été élue."

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Sarah Bos, journaliste