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Cinq ans de l’accord de Paris : les Nations unies et le Royaume-Uni coorganiseront un sommet virtuel le 12 décembre 2020

Les Nations unies et le Royaume-Uni, pays hôte de la COP 26, coorganiseront un sommet virtuel le 12 décembre 2020, pour les cinq ans de l’adoption de l’accord de Paris. Objectif : mobiliser les États tandis que la pandémie de coronavirus a contraint les Nations unies à reporter la COP de Glasgow d’une année, à novembre 2021. Formellement annoncé ce jeudi à l’occasion d’une table ronde de haut niveau sur l’ambition climat, le sommet sera l’occasion de présenter des contributions nationales aux objectifs renforcés, des stratégies de long terme ainsi que de nouveaux engagements financiers.

Boris Johnson et Antonio Guterres le 24 septembre 2019 au siège des Nations unies UN Photo - Eskinder Debebe

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, dont le pays accueillera en novembre 2021 la COP de Glasgow, vont coprésider "un événement mondial de haut niveau" le 12 décembre 2020, date anniversaire des cinq ans de l’adoption de l’accord de Paris.

Objectif de ce sommet virtuel dont l’annonce sera officiellement faite ce 24 septembre à l’occasion d’une table ronde de haut niveau sur le climat : "Susciter une action et une ambition beaucoup plus grandes en matière de climat."

contributions nationales "plus ambitieuses"

Les États sont "invités" à présenter lors de ce sommet des contributions nationales (NDC) et stratégies de long terme "plus ambitieuses et de meilleure qualité". Mais également "des plans de relance de l’économie post-pandémie, de nouveaux engagements en matière de financements ainsi que des mesures favorisant la résilience et alignées sur une trajectoire limitant le réchauffement de la planète à 1,5 °C et la poursuite des objectifs de développement durable".

L’événement rassemblera des dirigeants de tous niveaux de gouvernance, des représentants du secteur privé et de la société civile. Selon les informations recueillies par AEF info, la préparation de ce sommet virtuel a été lancée au début de l’été, associant, outre les Nations unies et la présidence de la COP 26, des États tels que la France, l’Allemagne et l’Italie (qui organisera la pré-COP).

Selon Boris Johnson, "alors que le monde continue à faire face au coronavirus, nous devons nous projeter vers l’avenir et voir dans quelle mesure saisir cette opportunité pour mieux reconstruire. Nous ne pouvons pas laisser l’action climat devenir une victime supplémentaire du coronavirus". Le Royaume-Uni "montrera l’exemple", assure-t-il, "en maintenant l’environnement à l’ordre du jour mondial" et en faisant de ce sommet un "tremplin vers une révolution industrielle verte mondiale". Mais, prévient le Premier ministre, "aucun pays ne peut à lui seul renverser la vapeur — ce serait comme renflouer un paquebot avec un seul seau".

Dialogues virtuels en novembre 2020

 

Pour maintenir l’élan e faveur de l’objectif de neutralité carbone, les champions de haut niveau pour le climat des COP 25 (Gonzalo Muñoz) et COP 26 (Nigel Topping) organiseront en novembre 2020 une série de dialogues virtuels dans le monde entier réunissant villes, États, entreprises et membres de la société civile. Ensemble, ces acteurs "discuteront des mesures à prendre dans des domaines tels que les transports, la nature et l’énergie afin de maintenir la dynamique de la lutte contre le changement climatique".

Table ronde

L’annonce de ce sommet virtuel est faite après que la Chine a annoncé vouloir atteindre le pic de ses émissions de CO2 "avant 2030" et la neutralité carbone "avant 2060". Et qu’Emmanuel Macron a indiqué dans son discours vouloir que la France "puisse le jour anniversaire des cinq ans de l’accord de Paris [le 12 décembre 2020], mobiliser à nouveau la communauté internationale" (lire sur AEF info).

La table ronde de haut niveau sur le climat qui se tiendra ce jeudi de manière virtuelle doit permettre de présenter "des exemples de premier plan" d’actions conduites dans le sens des six axes "positifs pour le climat" défendus par le secrétaire général le 22 avril dernier (lire sur AEF info) : investir dans les emplois et entreprises vertes, ne pas soutenir financièrement les industries polluantes, mettre fin aux subventions aux énergies fossiles, intégrer les risques climatiques dans toutes les décisions et l’élaboration des politiques, travailler de manière inclusive et veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte.

Doivent notamment participer à l’évènement Antonio Guterres et Boris Johnson, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre des Fidji et ancien président de la COP 23 Josaia Voreqe Bainimaraman, le Premier ministre du Canada Justin Trudeau, le président du Conseil des ministres italien Giuseppe Conte, Mark Carney, envoyé spécial du secrétaire général sur l’action climat et la finance, et Laurence Tubiana, architecte de l’accord de Paris et directrice de la Fondation européenne pour le climat.

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Émilie Legendre, journaliste