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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°636203

Le fonds pour l’insertion des agents publics handicapés craint une baisse des embauches en 2020

"Nous craignions une baisse des recrutements de personnes handicapées dans les administrations", déclare Marc Desjardins, directeur général du FIPHFP (fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique), le 22 septembre 2020, à propos des conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19. "Nous allons devoir nous mobiliser pour inciter les employeurs publics à continuer à embaucher", ajoute-t-il, lors d’un point presse. En revanche, dès 2021, le fonds verra son budget abondé de 15 M€ grâce à la fin de l’exonération du ministère de l’Éducation nationale.

L'Education nationale a longtemps été exonérée de contribution au FIPHFP pour ses agents, au nom notamment de l'effort fait pour accueillir des enfants handicapés MaxPPP

"Le principal sujet d’inquiétude dans la fonction publique n’est pas le maintien dans l’emploi des agents handicapés, contrairement au secteur privé, mais le recrutement des personnes en situation de handicap", estime le directeur général du FIPHFP (fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique), Marc Desjardins, ce mardi 22 septembre, au sujet des effets de la crise sanitaire et économique sur la situation des personnes handicapées.

"Les DRH ont d’autres dossiers plus urgents que la politique handicap de leur ministère ou de leur collectivité. Nous allons devoir nous mobiliser pour limiter la baisse des embauches", souligne-t-il.

conventions prolongées

Plusieurs administrations ont également demandé à prolonger la durée de leur convention avec le fonds, faute de temps pour mettre en place la totalité des actions prévues. Les recettes du fonds pourraient aussi être amenées à diminuer légèrement, de l’ordre de 5 %, en raison d’une baisse de contribution des employeurs publics. "Le ralentissement sera toutefois moins important que dans le secteur privé car les amortisseurs sont plus nombreux", tempère Marc Desjardins.

Autre motif d’inquiétude, les embauches en apprentissage, qualifiée de "priorité". "Il y a peu de signatures de contrat en ce moment dans la fonction publique, en raison notamment de la réforme du financement prévue par la loi Dussopt", déplore Françoise Descamps-Crosnier, la présidente de l’établissement public administratif, rappelant que "le gouvernement s’est fixé l’objectif de 6 % de jeunes en situation de handicap parmi l’ensemble des apprentis". Pour inciter les employeurs publics à accueillir des apprentis, le fonds a lancé début septembre un Tour de France de l’apprentissage.

nouvelles ressources assurées

S’agissant de l’avenir financier du fonds, il semble s’éclaircir grâce à l’arrivée du ministère de l’Éducation nationale parmi les contributeurs. Ce dernier devrait ainsi verser entre 12 et 15 millions d’euros au fonds en 2021 et environ 30 millions d’euros à partir de 2022. L’exonération dont il bénéficiait a en effet été partiellement supprimée par la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 (1). Un soulagement temporaire pour l’institution, aux yeux de son directeur général. "D’ici à 2025, le problème de financement va se poser à nouveau car nos recettes sont liées au taux d’agents en situation de handicap dans les administrations", rappelle Marc Desjardins.

Il souligne toutefois les efforts du ministère en matière de handicap, notamment pour maintenir ses agents dans l’emploi. "Nous travaillons régulièrement avec eux. Le recrutement est plus compliqué car ce ministère cherche surtout des agents ayant au moins un bac+3, qui sont difficiles à trouver.".

Le projet de fusion entre l’Agefiph – qui s’occupe du handicap dans le secteur privé – et du FIPHFP, un temps envisagé, et proposé par la Cour des comptes, semble par ailleurs s’éloigner (lire sur AEF info). "Nous allons néanmoins devoir harmoniser davantage nos aides avec celles de l’Agefiph", précise-t-il.

Un taux d’emploi proche des 6 %


En 2019, le taux d’emploi de personnes handicapées dans la fonction publique était de 5,8 %, soit 261 000 bénéficiaires de l’obligation d’emploi. Ce taux a constamment augmenté depuis la création du fonds en 2005, souligne le directeur généra du FIPHFP, Marc Desjardins, qui rappelle toutefois que le chiffre de 6 % est un plancher et non un objectif. Ce taux est plus élevé dans le versant territorial (7 %) que dans le versant hospitalier (5,7 %) ou l’État (4,8 %). Parmi les bons élèves, figurent le CDG 48 (centre de gestion de la Lozère), le CDG 31 (Haute-Garonne), le ministère des Armées ou encore le CHU de Bordeaux (Gironde).

(1) Le ministère de l’Éducation nationale a obtenu de ne payer l’an prochain que 10 % du montant de sa contribution théorique due (qui est calculée par rapport au taux d’emploi de personnes handicapées, le plancher étant fixé par la loi à 6 % des effectifs). Le montant de la contribution au FIPHFH sera porté à 20 % du montant théorique à partir de 2022.

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Florianne Finet, journaliste