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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°636112

La Ville de Paris veut "créer un cadre pérenne" pour le télétravail des agents (Antoine Guillou, nouvel adjoint aux RH)

"Nous allons lancer rapidement une négociation avec les syndicats pour mettre en place un cadre pérenne de télétravail, en tirant les enseignements de la période passée", déclare Antoine Guillou, le nouvel adjoint à la maire de Paris chargé des ressources humaines, du dialogue social et des services publics, dans une interview croisée à AEF info le 16 septembre 2020, avec la DRH de la ville, Frédérique Lancestremère (1). En matière de lignes directrices de gestion, "nous devrons revoir à la baisse [leur] ambition" en raison du calendrier "très contraint" fixé par le gouvernement, prévient la DRH. Elle revient également sur le maintien des embauches en 2020 et sur l’accent mis sur la formation à distance pour les personnels.

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Antoine Guillou, le nouvel adjoint RH à la mairie de Paris, évoque pour AEF info la rentrée sociale avec la DRH Frédérique Lancestremère Droits réservés - DR - Joséphine Brueder et David Marmier/Ville de Paris

AEF info : Six mois après le début de la crise sanitaire, au cours de laquelle de nombreux agents ont été placés en télétravail forcé, quelle est la situation à la Ville de Paris ?

Antoine Guillou : Pendant le confinement, jusqu’à 10 000 agents se sont retrouvés à travailler à leur domicile à 100 %. C’est un chiffre élevé, bien supérieur à ce que l’on pouvait imaginer car nous ne pensions pas que certains postes pouvaient être concernés. C’est par exemple le cas des psychologues, au sein de la DRH.

 

"Nous allons lancer une négociation avec les syndicats pour créer un cadre pérenne au télétravail, en tirant les enseignements de la période passée."

Antoine Guillou, adjoint aux RH à la ville de Paris

 

Depuis mai, nous restons sur un nombre élevé de télétravailleurs, mais la limite est fixée à trois jours par semaine. L’objectif est de maintenir le lien avec les agents. Un gros effort a été fait en matière d’équipement et nous devrions atteindre les 7 000 ordinateurs équipés à la fin de l’année (contre 2 000 avant le mois de mars).

Nous allons lancer rapidement une négociation avec les syndicats pour mettre en place un cadre pérenne de télétravail, en tirant les enseignements de la période passée. Nous sommes en train d’établir un bilan des postes éligibles au télétravail, du management à distance ou encore du matériel informatique nécessaire. Il sera présenté aux syndicats lors du CHSCT du 1er octobre. L’idée est d’aboutir à un accord d’ici à la fin de l’année.

Frédérique Lancestremère : Nous avons lancé fin mai un questionnaire en direction des agents pour savoir comment ils ont vécu le confinement. Près d’un télétravailleur sur deux y a répondu – ce qui montre l’envie des télétravailleurs de s’exprimer. Parmi les répondants, seulement un sur six avait l’habitude de travailler à domicile avant mars 2020 et près de huit sur dix veulent continuer à télétravailler ponctuellement.

AEF info : Tous les concours et examens professionnels ont été suspendus pendant la durée du confinement. Comment avez-vous fait pour éviter un embouteillage en fin d’année ?

Frédérique Lancestremère : Nous avons réussi à décaler sur le second semestre la quasi-totalité des examens professionnels qui avaient été annulés, mais cela a été compliqué. Il a fallu trouver des salles assez grandes pour accueillir les candidats, constituer des jurys et veiller au strict respect les consignes sanitaires, comme le nettoyage des chaises entre chaque passage de candidat ou les aménagements pour éviter que les agents ne se croisent.

Nous avons privilégié les promotions au choix dans les quelques corps de la ville de Paris où l’examen professionnel n’était pas obligatoire. Il y aura donc des promotions cette année dans tous les corps. En revanche, l’État n’a pas répondu à notre demande de remplacer à titre exceptionnel les examens professionnels par des promotions au choix.

AEF info : En matière de formation, avez-vous réussi à rattraper le retard lié au confinement ?

 

"Nous avons profité de cette période pour avancer le lancement de notre plateforme de formation à distance."

Frédérique Lancestremère, DRH

 

Frédérique Lancestremère : Les lignes ont bougé pendant le confinement. Nous avons profité de cette période pour avancer le lancement de notre plateforme de formation à distance, Vill@Ap. Depuis fin avril, les agents peuvent ainsi se former aux outils bureautiques, à l’anglais ou au droit (lire encadré ci-dessous). Ils ont aussi pu évaluer leurs compétences numériques en ligne pendant dix jours, grâce à l’outil Pix.

Pour le moment, nous privilégions les formations à distance ou mixtes pour limiter les regroupements d’agents. L’organisation des formations sur site est très compliquée en raison des nouvelles règles de distanciation physique. Le nombre de stagiaires par session a été divisé par deux. Depuis juin, nous avons relancé en priorité celles qui sont essentielles au fonctionnement des services (formations réglementaires ou préalables à une prise de poste) ou qui nécessitent des mises en pratique, comme dans la santé ou la sécurité. Pour les autres thématiques, nous essayons de mêler formation à distance et sur place.

une dizaine de modules disponibles


Six mois après son ouverture, l’espace de formation en ligne de la ville de Paris totalise 1 400 connexions d’agents par mois en moyenne. Près de 3 000 agents se sont déjà connectés au moins une fois, selon la mairie de Paris. La plateforme, baptisée Vill@ap, compte 17 modules de formation transverse  (informatique, bureautique, culture générale, droit, budget, anglais…). Des formations "métiers" seront proposées en 2021, dans le cadre de la stratégie "Paris ville apprenante".

AEF info : La crise sanitaire a entraîné d’importants surcoûts pour la mairie de Paris et une baisse de recettes. Envisagez-vous de réduire vos recrutements pour y faire face ?

Frédérique Lancestremère : Non, nous allons maintenir notre niveau d’embauche habituel qui s’élève à environ 2 300 recrutements par an. Nous sommes en ce moment débordés par le nombre de personnes qui nous sollicitent pour trouver un emploi. Les procédures de recrutement, qui avaient été toutes interrompues pendant la crise à l’exception des auxiliaires de puériculture, ont été relancées début juin. L’objectif était de ne pas laisser des postes vacants alors que certains services ont dû faire face à une surcharge de travail.

AEF info : La loi de transformation de la fonction publique oblige les collectivités locales à mettre en place à partir du 1er janvier 2021 des orientations pluriannuelles en matière RH (2) (lire sur AEF info). Un délai resserré au vu du contexte sanitaire. Où en êtes-vous sur le sujet ?

Frédérique Lancestremère : Nous allons essayer de tenir le calendrier – très contraint – fixé par le gouvernement, mais nous devrons revoir à la baisse l’ambition de ces lignes directrices de gestion. La définition des critères d’avancement et de promotion est la priorité, car les CAP [commissions administratives paritaires] ne seront plus compétentes sur ces sujets dès le 1er janvier prochain.

 

"L’égalité professionnelle est un axe de transformation de la fonction RH."

Frédérique Lancestremère

 

Ces LDG auraient pu être un outil pour coordonner la stratégie RH de la municipalité, tant sur la formation, le recrutement que l’égalité, qui sont actuellement saucissonnés. Nous voulons faire de l’égalité professionnelle femmes-hommes une clé d’entrée sur tous ces sujets. Ce sujet est un axe de transformation de la fonction RH.  En outre, d’ici à la fin de l’année, nous aurons élaboré notre plan d’action sur l’égalité professionnelle, comme prévu par la loi Dussopt. Il se fondera sur le versant "agent" du plan parisien pour l’égalité.

Antoine Guillou : Il faut se placer sur une trajectoire de moyen ou long terme. Nous allons ouvrir avec les syndicats l’ensemble des sujets et on les traitera au fur et à mesure. Nous devons aussi définir notre doctrine sur la question des ruptures conventionnelles, désormais possibles dans la fonction publique. Nous avons déjà reçu des demandes mais nous n’avons pas donné suite pour le moment.

AEF info : Avez-vous mis en place le dispositif de signalement des violences sexistes et sexuelles rendu obligatoire par la loi du 6 août 2019 (lire sur AEF info?

Frédérique Lancestremère : Tout à fait. Nous avons choisi d’élargir les compétences du dispositif de lutte contre toutes formes de harcèlements et agissements sexistes et discrimination qui existe depuis 2017 au sein du service ressources humaines (3). Tous les agents, quel que soit leur statut, peuvent contacter la cellule d’écoute au 01 42 76 88 00 de 9 heures à 18 heures, du lundi au vendredi. Elle compte trois "écoutantes" dont le rôle est d’analyser la demande et d’orienter les personnes vers une psychologue ou une assistante sociale.

AEF info : Parmi les autres sujets de négociation à venir prévus par la loi du 6 août 2019, figurent également le temps de travail et le droit de grève…

 

"L’objectif est d’assurer de bonnes conditions de travail aux agents."

Antoine Guillou

 

Antoine Guillou : L’agenda social n’est pas encore défini mais nous allons aborder ces sujets avec les syndicats dans les mois à venir. Je rappelle que nous n’étions pas à l’initiative de cette loi. L’encadrement du droit de grève, que la maire Anne Hidalgo avait choisi de ne pas appliquer jusqu’aux dernières élections municipales (lire sur AEF info), reste un outil facultatif.

Concernant le temps de travail et le retour aux 1 607 heures annuelles, nous avons jusqu’à juillet 2021 pour délibérer là-dessus. Nous voulons garder une approche cohérente et intégratrice des différents sujets. L’objectif est d’assurer de bonnes conditions de travail aux agents et une équité de traitement sur tous les plans.

AEF info : Fin juillet, devant le Sénat, Anne Hidalgo avait pointé du doigt l’organisation beaucoup trop centralisée de l’administration parisienne en annonçant un "big bang territorial". En quoi cela consiste-t-il ?

Antoine Guillou : L’objectif est de favoriser la coopération entre les services des arrondissements et ainsi améliorer à la fois le travail des agents et l’efficacité des services publics. La création d’une direction unique santé-environnement va dans le même sens, afin de mieux coordonner nos actions et nos relations avec les partenaires. Nous allons en parler avec les maires d’arrondissement et les syndicats. La fusion entre la Dases (direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé) et le CASVP (centre d’action sociale) sera aussi abordée.

Au-delà, nous souhaitons pour cette nouvelle mandature développer la concertation avec les usagers, pour améliorer la qualité du service rendu et la concertation avec les agents, pour voir comment ils perçoivent le service public.

(1) Antoine Guillou a succédé à Véronique Levieux dans l’équipe d’Anne Hidalgo, réélue maire de Paris le 28 juin 2020. Le nouvel adjoint aux RH était jusqu’alors directeur "énergies renouvelables, réseaux et marchés" à l’Union française de l’électricité. Il reste responsable bénévole des questions énergie-climat au sein du think tank Terra Nova.

(2) À partir du 1er janvier 2021, l’avis préalable des CAP (commissions administratives paritaires) ne sera plus requis pour la promotion interne et l’avancement, selon le décret n° 2019-1265 du 29 novembre 2019.

(3) En 2019, la cellule d’écoute de la ville de Paris a reçu 141 appels, dont 133 pour harcèlement moral, quatre pour harcèlement sexuel et autre pour discriminations, d’après le dernier bilan social de la collectivité.

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