Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Paramétrer Tout accepter

Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°636032

Le ministère du Travail réorganise l’agenda social en six blocs et précise les chantiers prioritaires

Fin septembre et début octobre, trois groupes de travail thématiques réuniront le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion et les partenaires sociaux pour commencer à travailler sur de premiers éléments de l’agenda social fixé en juillet dernier. Dans un document daté du 17 septembre 2020, le ministère réorganise les 16 thèmes relevant de ses compétences en les réunissant au sein de six blocs distincts. La rue de Grenelle confirme qu’une nouvelle conférence sociale se tiendra sous l’égide de Matignon durant la deuxième quinzaine d’octobre.

jl

À l’issue de la Conférence de dialogue social du 17 juillet dernier, l’exécutif a fixé un agenda social 2020-2021 comprenant 17 thèmes, dont 16 relèvent des compétences du ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ; le 17e thème sur les suites à donner à la convention citoyenne pour le climat est à la charge du seul ministère de la Transition écologique. Dans un document daté du 17 septembre, le ministère du Travail propose une "structuration de l’agenda social en six blocs", regroupant les thèmes en fonction de l’urgence, des "synergies potentielles entre les sujets" et de la "nécessité ou non de réaliser des travaux préparatoires avant le démarrage des concertations".

Voici le détail des six blocs de l’agenda social :

Bloc 1 : Réponse à la crise

  • Plan de relance : suivi du volet social du Plan de relance, déclinaison territoriale et avec les branches, travail sur les engagements avec le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance (lire ici et ) ;
  • Plan jeunes : suivi du plan jeune, déclinaison territoriale et avec les branches, travail sur les engagements (lire ici et ) ;
  • Métiers en tension : sur la base de travaux d’identification des métiers en tension réalisés par la Dares, lancement de travaux au sein des branches sur le sujet.

Bloc 2 : Nouveaux modes de travail et de reconnaissance des salariés

  • Télétravail : poursuite de la concertation en cours et qui doit s’achever fin septembre/début octobre (lire sur AEF info) ;
  • Santé au travail : poursuite de la négociation en cours et qui doit s’achever fin en fin d’année (lire sur AEF info) ;
  • Partage de la valeur : lancement d’une concertation avec le ministère de l’Économie des Finances et de la Relance sur la meilleure participation des salariés à la gouvernance de l’entreprise, l’intéressement au résultat et l’actionnariat salarié, l’équité salariale.

Bloc 3 : Suivi des réformes

  • Restructuration des branches professionnelles : révision du calendrier ;
  • Assurance chômage : travaux sur le SJR, la dégressivité des allocations, la période d’affiliation et le bonus-malus (lire sur AEF info) ;
  • Suivi de la réforme de la formation professionnelle et l’apprentissage : travaux sur le pilotage des flux financiers de France compétences, la formation des reconversions professionnelles interbranches et la mutualisation au profit des entreprises de 50 à 250.

Bloc 4 : Formes particulières d’emploi

  • Travailleurs des plateformes : sur la base notamment du rapport de Jean-Yves Frouin (lire sur AEF info), travaux sur les modalités de représentation des travailleurs et de dialogue institutionnalisé avec les plateformes et sur les droits pouvant leur être attachés ;
  • Travailleurs de la deuxième ligne : sur la base de travaux conduits par la Dares, travaux sur les critères permettant d’identifier ces travailleurs et travaux au sein des branches pour permettre de mieux les valoriser (rémunération, parcours professionnels…) ;
  • Travail détaché : sur la base d’une mission Igas, identification des secteurs ayant particulièrement recours au travail détaché et travaux sur un plan de résorption du recours à ces travailleurs au sein des branches concernées.

Bloc 5 : Évaluation de la protection sociale

  • Travail des séniors puis retraites : amélioration des conditions de travail des séniors, leur rôle dans l’entreprise, et sur les transitions de la vie professionnelle à la retraite, identification des réformes à porter au système de retraites ;
  • Branche autonomie : création d’une branche consacrée au risque de dépendance : prestations, financement, gouvernance (avec le Ministère des Solidarités et de la Santé et le Ministère délégué en charge de l’Autonomie) (lire ici et ).

Bloc 6 : Financement de la protection sociale

  • Gouvernance de l’assurance chômage : rôles respectifs de l’État et des partenaires sociaux et améliorer le pilotage de l’équilibre financier de l’Assurance chômage ;
  • Financement de la protection sociale : sur la base de projections du COR, travaux sur le financement de la protection sociale et définition d’un plan de résorption de la dette liée au coronavirus (avec le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance et le ministère des Solidarités et de la Santé).

TROIS GROUPES DE TRAVAIL PRIORITAIRES

Si le ministère réorganise les thèmes de l’agenda social au sein de ces six blocs, il annonce un calendrier à court terme qui ne reprend pas forcément exactement l’intégralité des blocs en question. Ainsi, trois "groupes paritaires thématiques" composés de la ministre Élisabeth Borne ou de son cabinet et de représentants des partenaires sociaux "doivent être lancés fin septembre/début octobre".

Fin septembre, doit se réunir un premier "groupe paritaire" "sur les nouveaux modes de travail et la reconnaissance des salariés" qui fera le point sur la concertation paritaire en cours sur le télétravail et lancera les travaux sur le partage de la valeur. "Une deuxième réunion doit être programmée mi-octobre pour, dans la mesure du possible, aboutir sur ce dernier point", avance la rue de Grenelle.

D’ici la fin du mois aussi, doit se réunir un deuxième "groupe paritaire" sur le suivi des réformes. Seront alors lancés, les travaux sur la réforme de la formation professionnelle avec les finances de France compétences, les reconversions interbranches et la mutualisation au profit des entreprises de 50 à 250 salariés. De plus, en matière d’assurance chômage, seront présentées à cette occasion les "pistes relatives au SJR et à l’allocation dégressive et une première partie des pistes relatives au Bonus-malus". Il est à noter que contrairement à l’item sur l’assurance chômage figurant dans le bloc, la question de la période d’affiliation n’est pas à l’ordre du jour du groupe de travail.

Enfin, début octobre, un troisième groupe de travail planchera sur le suivi du volet social du plan de relance, sur les travaux de déclinaison territoriale et par branche du plan et sur la "présentation des travaux de la Dares sur les métiers en tension en vue de la désignation des branches avec lesquelles travailler à la résorption des métiers en tension". Ce dossier des métiers en tension voit ainsi son calendrier avancer, puisque l’agenda social de juillet ne prévoyait qu’un lancement pour début 2021.

UNE CONFÉRENCE SOCIALE POUR La 2e QUINZAINE D’OCTOBRE

Conformément aux déclarations du Premier ministre, le ministère du Travail confirme la tenue d’une nouvelle conférence sociale "lors de la deuxième quinzaine d’octobre".

à lire aussi
Le dialogue social doit "s’emparer sans délai de la question du partage de la valeur dans les entreprises" (Jean Castex)

Au lendemain de l’intervention du président de la République le 14 juillet 2020 (lire sur AEF info) axée sur la fin de son quinquennat, le Premier ministre Jean Castex s’exprimait le 15 juillet 2020 devant les députés lors de son discours de politique générale. Alors qu’il présentait les grandes lignes du plan de relance économique, Jean Castex a précisé que "les entreprises qui bénéficieront d’aides" au titre de ce plan, "ou qui s’inscriront dans le cadre de l’activité partielle de longue durée" seraient invitées à une "stricte modération dans la distribution des dividendes". Le gouvernement sera de plus "très exigeant sur les conditions de traitement des sous-traitants". Enfin, le dialogue social devra s’emparer "sans délai de la question du partage de la valeur dans les entreprises" et prévoir "les conditions d’une relance de la participation et de l’intéressement". 

Lire la suiteLire la suite
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Jérôme Lepeytre, journaliste