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"Le GPIS est une belle structure que nous devons continuer à moderniser" (Michael Sibilleau, nouveau directeur)

"Le groupement parisien inter-bailleurs de surveillance est un outil intéressant pour trouver des solutions adaptées aux parcs immobiliers des bailleurs", estime Michael Sibilleau, nouveau directeur du GPIS, dans une interview à AEF info. Ancien directeur de cabinet du préfet de la Seine-Saint-Denis, il voit dans ses nouvelles fonctions "un beau challenge". Michael Sibilleau entend "continuer à moderniser" le groupement, dans la suite de l’élargissement de la tranche horaire de patrouille des agents et de la mise en service de l’application Galigeo. Cet outil de géo-décision a participé selon lui à l’optimisation du service et au doublement du nombre de logements sous le périmètre du GPIS. L’articulation avec la future police municipale parisienne, quant à elle, "reste à construire".

Michaël Sibilleau, directeur du GPIS. Droits réservés - DR

AEF info : Vous avez pris vos fonctions à la tête du GPIS le 1er août dernier et votre adjoint Laurent Annequin est arrivé le 9 septembre (voir encadré). En quoi vos parcours issus de la sécurité publique peuvent être intéressants pour le groupement ?

Michael Sibilleau : Nous sommes en effet tous les deux d’anciens gendarmes. Laurent Annequin est ensuite passé par le CEA. Mon parcours a pris un tournant pluridisciplinaire, avec des études en finance, une forte expérience à la direction du budget des ministères économiques et financiers, puis au ministère de l'Intérieur (lire sur AEF info).

Le GPIS relève de la sécurité privée mais s’inscrit dans le cadre de politiques publiques et dans le "continuum de sécurité", pour reprendre les termes du rapport Fauvergue-Thourot (lire sur AEF info). Nous agissons sur la sécurité des citoyens sur leur lieu de vie.

La sécurité résidentielle est un beau sujet. Lorsque j’étais directeur de cabinet du préfet de la Seine-Saint-Denis, c’était une niche où l’on n’arrivait pas à apporter de réponses. Le groupement parisien inter-bailleurs de surveillance est un outil intéressant pour trouver des solutions adaptées aux parcs immobiliers des bailleurs. Occuper ce poste est par ailleurs pour moi l’occasion de m’expérimenter en tant que chef d’entreprise. C’est un beau challenge.

AEF info : Quelles seront vos priorités ?

Michael Sibilleau : L’idée est de consolider l’existant. Le GPIS est une belle structure que nous devons continuer à moderniser. Nous avons décidé cet été d’élargir le créneau horaire des patrouilles, en commençant dès 16h et jusqu’à 5h du matin. Nous avons également doublé le patrimoine social surveillé : ce sont désormais 150 000 logements qui sont concernés, ce qui a occasionné le recrutement de 22 agents. Nous comptons donc chaque jour entre 15 et 20 patrouilles de 3 agents dans le parc social parisien.

Nous devons à présent voir comment nous nous articulerons avec la future police municipale parisienne (lire sur AEF info). Cela reste à construire. Nous menons déjà des opérations coordonnées avec la police nationale.

AEF info : Où en est le projet d’assermentation de l’ensemble des agents ? (lire sur AEF info)

Michael Sibilleau : Nous allons travailler sur ce sujet dans les prochaines semaines, notamment avec le parquet. J’ai plutôt bon espoir de parvenir à dépasser l’incompatibilité réglementaire qui empêche pour le moment cette assermentation. Ce projet entre plutôt dans la tendance du "continuum de sécurité". L’assermentation donnera aux agents un outil avec une réponse pénale qui servira pour les situations les plus complexes.

AEF info : Désormais les agents du GPIS utilisent une application de géo-décision appelée Galigeo. Pouvez-vous nous en expliquer le fonctionnement ?

Michael Sibilleau : Nous sommes partis de notre base de données, qui est une sorte de main courante informatisée comme dans les services de police. Les agents peuvent y inscrire des renseignements : murs tagués, boîtes aux lettres endommagées, etc. pour prévenir les bailleurs. Cette base peut encore être améliorée en renseignant d’autres informations, comme des accès d’un bâtiment qui seraient modifiés, ou un accès visuel par vidéoprotection. À partir de cette base, Galigeo propose un applicatif d’aide à la décision.

Une patrouille peut s’intéresser à un site avec plusieurs logements, connaître les faits produits récemment, les remarques faites par les équipes, la présence ou non de vidéoprotection, la physionomie des rues… Autant d’éléments qui permettent d’orienter les missions. Cet outil pourrait même permettre de l’analyse prédictive. S’il y a une problématique sur un site, par exemple des occupations, peut-on évaluer le risque futur ? L’aboutissement de ce projet est d’arriver à un dispositif avec les patrouilles en temps réel, les connaissances sur la situation de chaque site, le contrôle sur les caméras de vidéoprotection, et l’analyse à partir des statistiques passées. C’est grâce à cette alliance que nous avons pu doubler le nombre de logements surveillés par le GPIS.

Laurent Annequin, nouveau directeur général adjoint

 

Laurent Annequin a pris ses fonctions en tant que nouveau directeur général adjoint du GPIS, le 9 septembre 2020. Manager à l’armée de terre jusqu’en 1994 puis au sein de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris (1994-2000), il est titulaire d’un DESS "défense et sécurité" (Université de Toulon) et d’un DU "sciences criminelles" (Université Paris 8). En 2000, Laurent Annequin rejoint la gendarmerie nationale, où il gère notamment les personnels militaires et civils de la gendarmerie de Martinique. En 2017, il est promu lieutenant-colonel, adjoint au directeur des relations sociales de la Gendarmerie. Il quitte la gendarmerie nationale pour le CEA où il prend, de 2018 à septembre 2020, un poste de chef de service.

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Marine Forestier, journaliste