Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page

À Paris, Bordeaux ou Pau, plusieurs universités adoptent le rythme alterné et anticipent un passage au distanciel

La multiplication des cas de Covid-19 sur les campus et les restrictions décidées localement dans certaines régions sous tension amènent plusieurs universités à anticiper un passage au distanciel et à privilégier le rythme alterné : ainsi, Bordeaux-Montaigne demande à tous ses enseignants de passer les cours d’amphi en distanciel dès lors que leurs effectifs dépassent 30 % de la jauge. À Pau, le président de l’UPPA "demande à ses équipes de se préparer à basculer en distanciel". Les cours en présentiel par alternance deviennent la règle à Nanterre, Paris-III ou Montpellier-III Paul-Valéry.

Rentrée à l'IPJ (Dauphine-PSL), le 14 septembre 2020, avec la moitié des effectifs en présentiel, l'autre à distance. Droits réservés - DR

La région Nouvelle Aquitaine est sous tension et les établissements d'enseignement supérieur commencent à en tirer les conséquences : Lionel Larré, le président de l’université Bordeaux Montaigne, vient ainsi de prendre un arrêté, le 14 septembre, demandant aux enseignants de son établissement de proposer à distance les cours prévus en amphithéâtre lorsque les effectifs prévus sont supérieurs à 30 % du nombre de places dans la salle. Les TD en petits groupes, eux, sont maintenus, car les brassages de population y sont moins importants, mais le président d’UBM recommande toutefois à ses équipes de se tenir prêtes à augmenter leur part de télé-enseignement.

en nouvelle aquitaine, les universités en alerte

De plus, des mesures sanitaires renforcées sont prises : sur le campus, seront interdits jusqu’à nouvel ordre les activités sportives d’intérieur et les sports collectifs, ainsi que les activités culturelles et festives. Lionel Larré interdit également "la prise des repas dans des locaux non identifiés à cet effet", précise son message en ligne. UBM est en train d’identifier des lieux sur le campus pour compenser "la capacité d’accueil réduite dans les points de restauration" habituels –- lieux où il faudra "respecter impérativement les distances physiques" et les règles de propreté.

Ces mesures de précaution visent à éviter la propagation de l’épidémie et de possibles mesures de fermeture. Le 14 septembre, UBM recensait 6 cas Covid positifs parmi ses 18 000 étudiants. La Gironde est placée en vulnérabilité élevée par les autorités sanitaires depuis le 24 août, et depuis hier, les fêtes étudiantes y seront "annulées ou empêchées" par décision de la préfète Fabienne Buccio. Dans le département, l’ARS avait identifié 57 clusters au 9 septembre 2020 et fait état d’un taux d’incidence de 158,8 cas pour 100 000 habitants (avec un taux de positivité de 8,2 %).

l’université de pau passe au "stade 2"

Un peu plus au sud, l’université de Pau est en train d’opérer un mouvement similaire.Le président de l’UPPA, Mohamed Amara, a averti les personnels le 11 septembre en CHSCT qu’il allait faire passer l’université en stade 2 – une information ébruitée par La République des Pyrénées. Il doit prendre ce mercredi un arrêté pour imposer jusqu’à nouvel ordre "le strict respect d’une distanciation physique dans les amphithéâtres et les salles de cours", c’est-à-dire le principe d’une place sur deux condamnée. Concrètement, les cohortes seront divisées en deux et, par alternance, la moitié des étudiants aura cours à distance, une semaine sur deux. Ces nouvelles règles, que ne lui imposent ni l’ ARS, ni la préfecture, tient-il à préciser, pourraient entrer en vigueur la semaine prochaine, précise-t-il à AEF info le 15 septembre.

"Le port du masque dans les amphithéâtres sans distance physique, ce n’est plus suffisant. Il y a une semaine, nous avions dix étudiants déclarés positifs à la Covid-19. Aujourd’hui, ils sont une vingtaine", indique Mohamed Amara. Et il est convaincu que "ce n’est que la partie émergée de l’iceberg" dans un département, les Pyrénées-Atlantiques, désormais classé en rouge pour la progression du coronavirus. Comme Bordeaux Montaigne, il demande à ses équipes de se préparer à basculer en distanciel.

Le projet HyPE-13, retenu dans l’appel à projets hybridation des compétences par le PIA 4, va permettre à l’UPPA d’enclencher cette dynamique, mais "il ne donnera ses effets que dans deux ou trois mois", estime le président Amara.

le rythme alterné s’étend dans d'autres régions

Ailleurs en France, le rythme alterné (en présentiel une fois sur deux) est également adopté par certains établissements au vu de l’évolution de la situation sanitaire : depuis le 14 septembre, la faculté de droit et sciences politiques de l’université Nice Côte d'Azur a ainsi passé tous ses étudiants de L2 et L3 de droit à un rythme alterné : la plupart des cours sont désormais dispensés selon une alternance présentiel/distanciel, annonce la composante sur son site.

Cette organisation est également envisagée à Montpellier-III Paul-Valéry à compter du 28 septembre, selon une proposition débattue et validée par le Cevu et le conseil des composantes élargi du 15 septembre, puis par la présidence de l’université. Un système par roulement sur deux semaines est mis en place, basé sur le numéro de la carte d’étudiant (pair ou impair) et le numéro des semaines depuis la rentrée.

Ainsi, les étudiants dont la carte d’étudiant se termine par un numéro impair auront cours en présentiel la semaine du 28 septembre (semaine 3 de l’année universitaire), tandis que ceux ayant un numéro impair seront en distanciel. "Cette clé de répartition est égalitaire et pragmatique. Elle garantit que les jauges des salles de cours seront équitablement divisées par deux", explique la présidence dans un mail envoyé à la communauté universitaire le 15 septembre.

Par ailleurs, Patrick Gilli, président de Montpellier-III, rappelle qu' "aucun enseignant n’est contraint de faire des cours en streaming ou d’enregistrer en ligne ses enseignements. C’est une possibilité offerte, nullement une obligation. Il demeure loisible à chacun de faire un enseignement distanciel sous la forme d’un PDF ou de toute autre solution à sa convenance, dès lors qu’elle respecte l’égalité de traitement des étudiants". Quel que soit le support d’enseignement, l’évaluation de fin de semestre se fera sur la base de tous les cours (présentiels ou distanciels).

À Paris, Nanterre et Paris-III réouvrent pour des petits effectifs

L’université Paris Nanterre annonce que, dès la reprise des cours prévue le 21 septembre, "le principe de la rotation en demi-groupe devra s’appliquer pour toute formation de plus de 20 personnes". Les effectifs sont divisés ainsi en deux, "afin de respecter la distanciation dans les salles de cours et les amphis". Les étudiants auront donc cours en alternance, par demi-groupes, une semaine en présentiel, une semaine à distance et en ligne.

C’est également le choix qu’a fait l’université Paris-III Sorbonne Nouvelle pour "anticiper le risque d’un rebond épidémique" : elle annonce réduire de moitié la densité d’occupation de ses sites pendant le premier semestre. "Les cours magistraux, qui regroupent le plus grand nombre d’étudiants, auront lieu à distance, la majorité des autres enseignements alterneront distanciel et présentiel", précise un communiqué diffusé le 15 septembre.

Une présence alternée sur le campus sera mise en place : les étudiants seront ainsi répartis en deux groupes en fonction de leur jour de naissance. Ceux nés un jour impair pourront suivre les cours sur le site les semaines impaires et inversement. "Le calendrier universitaire 2020-2021 fait apparaître les semaines paires en orange et les semaines impaires en bleu. Une pastille de couleur correspondante sera collée sur la carte d’étudiant pour faciliter le filtrage à l’entrée", précise l’université sur son site internet.

Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Sabine Andrieu, journaliste