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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°635642

Plan jeunes : "Tous les outils sont maintenant opérationnels" (Élisabeth Borne, ministre du Travail, Jeunes d’Avenirs)

Près de deux mois après l'annonce du plan jeunes, le Premier ministre, Jean Castex, s'est rendu au salon Jeunes d’Avenirs organisé par le groupe AEF info les 15 et 16 septembre 2020 à Paris. Pour sa neuvième édition, cet évènement destiné aux jeunes en recherche d’entreprise pour un emploi, une alternance ou une formation a également accueilli la ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, Élisabeth Borne, qui a fait un point sur la mise en œuvre de ce plan et les premiers retours du terrain.

Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi, et Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, au salon Jeunes d'Avenirs, le 15 septembre 2020. Droits réservés - DR - Sébastien Ferraro

Trois jeunes en recherche d'un contrat d'apprentissage venaient se renseigner auprès de la SNCF sur les postes de conducteurs de train à pourvoir, deux autres intéressés par la finance faisaient la queue pour déposer leur CV au stand Carrefour, tandis qu'une jeune avait espoir de rejoindre le service RH d'une des entreprises du Collectif du 93 dans le cadre d'un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage. Ces jeunes faisaient partie des milliers d’autres présents au salon Jeunes d’Avenirs spécial alternance organisé les 15 et 16 septembre 2020 à Paris Event Center (Porte de la Villette).

Alors que le contexte sanitaire rend la rentrée 2020 difficile pour tous ces jeunes en recherche d'un contrat en alternance, le Premier ministre est venu échanger, le premier jour de la manifestation, avec les différents acteurs présents Porte de la Villette. Jean Castex était accompagné de Sarah El Hairy, la secrétaire d'État auprès du ministre de l’Éducation nationale et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, et d’Élisabeth Borne, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Près de deux mois après l’annonce du plan jeunes, cette dernière a fait un point sur sa mise en œuvre.

des adaptations locales

D'un montant de 6,5 milliards d’euros, le plan jeunes se décline en plusieurs mesures, en particulier des aides à l’embauche de jeunes, un volet formation et des dispositifs d’accompagnement des jeunes éloignés de l’emploi. "Tous les outils sont maintenant opérationnels, a déclaré Élisabeth Borne. […] On a veillé à ce que tous ces outils puissent être adaptés à chaque situation locale. Ce n’est évidemment pas à Paris qu’on va arriver à bien toucher les jeunes, les entreprises."

Des adaptations locales seront donc possibles. "On a besoin de la mobilisation de tous, a poursuivi la ministre. Évidemment les collectivités locales, les services de l’État dans les territoires, les missions locales seront mobilisés. Ce qu’on va faire, c’est qu’on va leur permettre d’ajuster les dispositifs en fonction de leur situation. Finalement, on va donner des objectifs globaux. S’il faut moins de contrats aidés et plus de parcours d’accompagnement, chacun pourra adapter les outils localement à la réalité de son territoire."

retour positif des entreprises

Le plan jeunes comprend en particulier plusieurs mesures destinées à soutenir l’apprentissage, notamment une aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis et l’extension de trois à six mois de la période qu’un jeune peut passer en CFA le temps de conclure un contrat d’apprentissage. "Notre objectif c’est de garder au moins le même nombre d’apprentis cette année que le point haut qu’on a obtenu en 2019, a annoncé Élisabeth Borne. On avait augmenté de 16 % entre 2018 et 2019. Chacun doit se mobiliser. Évidemment les CFA, mais aussi les entreprises."

Du côté des CFA, la ministre du Travail ne relève pas de point d’alerte. "Ça ne remet évidemment pas en cause la réforme" portée par la loi "Avenir professionnel" du 5 septembre 2018, a-t-elle indiqué. Je pense qu’elle a permis de booster l’apprentissage et ça reste notre objectif. On est en train de voir que le nombre de contrats va repartir. Je n’ai pas d’inquiétude particulière. S’il devait y avoir un certain nombre de situations, on les regarderait au cas par cas."

Quant aux entreprises, Élisabeth Borne dit avoir "des retours très positifs sur l’augmentation des apprentis dans le domaine par exemple du BTP". Elle reconnaît en revanche qu'"il y a sans doute des secteurs qui sont plus en difficulté", à l’instar du tourisme. "Il y a beaucoup de secteurs qui s’engagent à faire au moins autant que l’an dernier, voire plus, note toutefois la ministre. Globalement, cet objectif d’avoir autant de contrats d’apprentissage que l’an dernier est à notre portée."

accompagnement des jeunes

Du côté des jeunes enfin, "on est très attentifs à la qualité de l’accompagnement", a souligné Élisabeth Borne. "C’est pour ça qu’on a prévu 1 300 recrutements à Pôle emploi, a-t-elle précisé. Ils vont accompagner les jeunes qui vont être suivis par Pôle emploi. C’est aussi pour ça qu’on a prévu des moyens supplémentaires pour les missions locales, pour que chaque jeune puisse vraiment bénéficier d’un accompagnement individualisé."

Un point confirmé par le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, présent aux côtés de la ministre. "C’est 1 300 [recrutements de conseillers] sur ce qu’on appelle l’accompagnement intensif jeunes, a-t-il précisé. Ça s’adresse à des jeunes qui sont plus éloignés du marché de l’emploi. C’est un accompagnement intensif, de six mois ou trois mois, et qui produit des résultats très importants. Nous sommes en train de recruter ces conseillers et on a bien pour ambition, fin septembre, d’avoir déjà la première vague de 650."

pas de chiffres à ce stade

Le ministère du Travail ne dispose pas à ce stade de chiffres sur le nombre de contrats d’apprentissage, ni sur le recours aux différentes mesures du plan de relance de l’apprentissage. "Les acteurs s’en emparent, estime toutefois Élisabeth Borne. C’est évidemment le cas de tous les organismes de formation, des CFA qui sont sur le pont, et puis des entreprises qui s’engagent."

Reste à informer les jeunes et leurs familles. "Il faut qu’on fasse connaître ces dispositifs et que chaque jeune sache qu’il a un dispositif sur mesure qui peut lui permettre soit de poursuivre une formation, soit d’aller vers l’emploi", a souligné Élisabeth Borne.

Campagne d’information auprès des jeunes

 

Dans le cadre du plan jeunes, le gouvernement s’apprête à lancer une campagne pour informer les jeunes et leurs familles sur les opportunités de se former en apprentissage. Intitulée "Tournée de l’apprentissage", elle prendra la forme d’un bus qui se déplacera en France du 21 septembre au 12 décembre 2020 et proposera des démonstrations de métiers ainsi que des rencontres avec des formateurs et des professionnels. Le bus se rendra dans dix départements, à savoir ceux du Pas-de-Calais, du Nord, de l’Essonne, des Yvelines, du Val-de-Marne, de Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise, du Rhône, des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes.

Un travail d’information sera également réalisé par Pôle emploi. "Avec nos partenaires, notamment les missions locales, nous allons organiser dans chaque agence de Pôle emploi, au moins une fois par mois, un évènement dédié aux jeunes, a expliqué Jean Bassères. Ça peut être des jobs dating, des présentations d’actions de formation… Cela fera 3 000 évènements d’ici la fin de l’année, avec une montée en charge qui se fera tout au long de l’année 2021."

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Astrid Gruyelle, journaliste