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Comment les établissements gèrent-ils les mobilités sortantes et les échanges internationaux en 2020-21 ?

Recentrage des échanges sur l'Europe, mobilités "à distance", report au second semestre… Entre la fermeture des frontières et de certaines universités, qui, comme aux États-Unis (lire sur AEF info), basculent sur du distanciel à 100 %, les mobilités étudiantes sont particulièrement impactées par la pandémie au premier semestre universitaire 2020-2021. Voici un tour d’horizon des stratégies mises en place par les établissements pour gérer au mieux la situation.

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Les mobilités étudiantes sont particulièrement impactées par la pandémie au premier semestre universitaire 2020-2021. Image par Jan Vašek de Pixabay

D’un établissement à l’autre, les mêmes problématiques se posent actuellement pour gérer les départs des étudiants alors que de nombreuses universités partenaires ont suspendu les échanges, soit parce qu’elles n’ont pas rouvert leurs portes, soit parce qu’elles ont fait le choix de ne plus prendre d’étudiants internationaux.

Fortes baisses des candidatures hors Europe

À Paris-I, la baisse des mobilités sortantes a été particulièrement forte pour les destinations hors Europe (- 80 %) mais reste stable pour les destinations en Europe (- 10 %), où les réorientations vers d’autres pays ont été possibles. "Grâce à Erasmus, au fait de ne pas avoir de visa à demander, il a été plus facile de basculer la candidature d’un étudiant sur un autre établissement resté ouvert et qui propose le même type de cours, lorsque l’université initialement choisie a fermé", indique Julien Frémont, directeur adjoint des relations internationales.

La chute des candidatures a été plus forte encore à l’université d’Angers, qui enregistre une baisse de 32 % des candidatures pour étudier ou faire un stage en zone UE, et de 91 % des candidatures au départ hors zone UE. L’EM Normandie a de son côté fait le choix d’annuler les départs du semestre 1. "Vu l’incapacité à se projeter sur la rentrée, à l’international comme au national, aucun étudiant ne partira dans une université partenaire à l’exception de ceux inscrits en double diplôme de master 2 car c’est un projet personnel construit qu’on ne peut bloquer en fin de cursus", indique Elian Pilvin, directeur général de l’EM Normandie.

La situation est moins difficile à Neoma. L’école pourra faire partir 550 étudiants (soit les deux tiers) en échanges académiques à l’étranger à la rentrée, "en majorité en Europe, mais aussi en Corée du Sud, au Vietnam ou à Taïwan", envisageait déjà avant l’été la directrice générale, Delphine Manceau. "20 à 25 de nos 138 partenaires internationaux ont annulé les mobilités pour le prochain semestre, notamment au Canada, aux USA et en Asie", indiquait au même moment le DGA de Skema business school, Patrice Houdayer. "L’université Laval, par exemple, ne fera pas d’échanges d’étudiants l’année prochaine, où 20 % des étudiants ont demandé à reporter leur mobilité au semestre prochain. Les autres restent positionnés, y compris sur le Brésil. S’ils ne peuvent finalement pas partir, nous aménagerons des semestres d’interruption ou un accueil en France, en ouvrant plus de créneaux horaires, en ouvrant le samedi, etc", ajoutait Skema.

Report au second semestre

De nombreux établissements conseillent aux étudiants de reporter leur mobilité au second semestre. C’est le cas par exemple à AgroParisTech, qui a adapté, pour la promotion actuelle et la promotion suivante, son règlement portant sur le temps minimum passé à l’étranger (trois mois) pour valider le diplôme. L’école a également revu à la baisse ses exigences en termes de stages à l’étranger (un au lieu de deux) dans le cas des césures, qui enregistrent, elles aussi, une forte diminution des demandes.

Gilles Trystram, directeur général d’AgroParisTech, tempère : "Nos mobilités se font souvent dans le cadre d’ONG travaillant sur les questions environnementales et qui peuvent être présentes sur plusieurs sites : si cela ne fonctionne pas au Brésil, on est capables de réorienter les étudiants sur d’autres pays qui ont les mêmes problématiques."

À l’EM Lyon, la plupart des étudiants qui devaient faire un stage en septembre 2020 à l’étranger "le repoussent en général à janvier 2021", indique Thierry Picq, directeur de l’innovation, qui estime que la situation devrait "s’équilibrer sur l’année".

"Il a fallu se réorienter très vite pour certains stages", explique aussi François Bouchet, président de la commission vie étudiante à la CGE et directeur général de Polytechnique. Aidée par les réseaux d’anciens élèves et d’employeurs, l’école a pu trouver des plans B en France pour ses étudiants, notamment en laboratoires de recherche.

Possibilité de suivre les enseignements depuis la France

Le report au second semestre n’est cependant pas possible pour toutes les formations. À la faculté de lettres et sciences humaines de l’université catholique de Lille, les étudiants en licence de psychologie n’ont par exemple pas eu cette possibilité, pour des questions de maquettes pédagogiques. "Cinq d’entre eux ont choisi de suivre entièrement les enseignements proposés par l’université partenaire à distance en Australie, aux États-Unis, au Canada ou au Japon", précise la faculté dans un communiqué, indiquant que les étudiants des autres formations qui n’ont pas pu partir au premier ou au second semestre "seront prioritaires l’année prochaine".

Du côté de l’Essec, les deux tiers des étudiants candidats au départ ont fait le choix de reporter leur mobilité d’un an et de suivre cette année les cours qu’ils auraient dû avoir l’année prochaine. La situation n’est pas sans poser des problèmes d’organisation : l’école se prépare à accueillir davantage d’étudiants sur le campus que les années précédentes.

"Une partie de notre mobilité internationale, se fait avec nos campus à Rabat et Singapour. Nous proposons d’effectuer ces cours à distance, en rendant le programme plus ludique", explique Felix Papier, directeur général adjoint en charge des programmes pré-expérience de l’Essec. Sur une semaine, des intervenants de différents pays africains interviendront chaque jour pour simuler le voyage de découverte que nous proposons habituellement. La moitié des étudiants qui y ont candidaté ont choisi de faire cette année en virtuel, l’autre moitié a fait le choix de reporter."

un impact au niveau des financements des universités

À Sciences Po, où 100 % des étudiants de 3e année passent normalement un an à l’étranger de façon obligatoire, 55 % des étudiants "bénéficieront d’une expérience académique internationale complète au prochain semestre, soit parce qu’ils pourront se rendre physiquement chez un partenaire académique (notamment en Europe), soit parce que des cours à distance du partenaire leur seront proposés", expliquait en juillet Vanessa Scherrer, directrice des affaires internationales de Sciences Po. "Avoir la possibilité de faire un semestre de cours ne serait-ce qu’en ligne avec Berkeley ou Bocconi, c’est toujours mieux que ne pas en avoir la possibilité du tout."

Les 45 % restants feront exceptionnellement leur 3e année à Sciences Po, et se verront proposer des expériences de parcours civique, des stages, ainsi qu’une nouvelle possibilité de stage "d’initiation à la recherche", précise un communiqué de Sciences Po daté du 17 juillet.

La situation pourrait cependant avoir un impact au niveau des financements des universités qui ont contractualisé avec la Commission européenne dans le cadre de la convention Erasmus, comme l’explique Julien Frémont, directeur adjoint des relations internationales de Paris-I : "La Commission nous donne une certaine somme pour que nos étudiants puissent partir chez nos partenaires, or, si on a moins de départs que ce qui est mentionné dans le contrat, ce sera de l’argent qu’il faudra reverser à l’institution."

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Sarah Bos, journaliste