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"Nous avons choisi d’être bienveillants, pour ne pas rajouter des inquiétudes aux agents" (M. Miolane, DGS Puy-de-Dôme)

"La sortie du confinement n’est pas un retour immédiat à la situation d’avant", prévient Michel Miolane, DGS du département du Puy-de-Dôme, au cours d’un entretien accordé à AEF info. Si le département s’inscrit dans une reprise d’activité en présentiel, pour 150 de ses 2 400 agents à ce jour, cette reprise sera progressive. "La première semaine, celle du 11 mai, a été consacrée à la mise en place des moyens de protection", et pour la suite, "des mesures d’adaptation ont été prises, pour éviter les contacts au maximum", détaille-t-il. Pendant la période de confinement, le département n’a pas imposé la prise de congés. "Nous n’avons pas fait preuve de sévérité quant à la disponibilité des agents pendant la période", fait valoir Michel Miolane, "nous avons choisi d’être bienveillants, pour ne pas rajouter des inquiétudes".

Michel Miolane est DGS du département du Puy-de-Dôme. © Département du Puy-de-Dôme / Jodie Way

AEF info : Le 11 mai, le département s’est inscrit dans le déconfinement. Concrètement, comment l’activité a-t-elle repris ?

Michel Miolane : Tout d’abord, nous avons défini un principe guide : la sortie du confinement n’est pas un retour immédiat à la situation d’avant. Les agents s’imaginaient qu’ils allaient revenir sur site tout de suite… Or, le retour sur site se fera de façon progressive. La première semaine, celle du 11 mai, a été consacrée à la mise en place des moyens de protection : les plaques en plexiglas pour les accueils, les marquages au sol, le gel hydroalcoolique, une campagne d’affichage pour les mesures barrières. Tout n’est pas terminé. Toutes ces mesures ont été saluées par les partenaires sociaux siégeant au CHSCT.

Aujourd’hui, environ 150 agents travaillent en présentiel, sur les 2 400 effectifs totaux. À titre de comparaison, pendant le confinement, environ soixante agents travaillaient en présentiel. Dans les bureaux, il y a 20 % à 30 % des personnes habituellement présentes, et nous avons interdit les bureaux partagés. Des mesures d’adaptation ont été prises avec des roulements, pour éviter les contacts au maximum. Les activités qui reprennent en ce mois de mai sont essentiellement les chantiers en régie, les petits chantiers et l’accueil social sur rendez-vous.

AEF info : Auparavant, comment avez-vous défini les activités essentielles dans la période de confinement ?

Michel Miolane : Le PCA ne s’est pas mis en place du jour au lendemain. Nous avons d’abord donné une consigne générale à l’ensemble des 2 400 agents départementaux, afin qu’ils restent chez eux. Seulement, ensuite, nous avons passé en revue les missions pour définir celles qui étaient essentielles à assurer nos obligations juridiques, financières et administratives. Ainsi, nous avons veillé à mettre en sécurité tous les agents et tous les équipements que le département gère, à l’instar du train panoramique du Puy-de-Dôme.

 

" Dix jours après le début du confinement, 1 000 agents sur 2 400 étaient mobilisés dans le cadre du PCA, dont environ une soixantaine en présentiel."

 

Ensuite, nous nous sommes assurés que tous les outils informatiques fonctionnent, grâce au travail du service informatique. Le service financier a continué à fonctionner pour assurer la continuité des règlements vis-à-vis des agents, des prestataires et des usagers, et les services sociaux ont répondu aux usagers. Pour le service des routes, nous avons maintenu une veille via un système d’astreinte. Dix jours après le début du confinement, 1 000 agents étaient mobilisés dans le cadre du PCA, dont environ une soixantaine en présentiel sur l’ensemble des sites du département.

S’agissant des agents en ASA, nous les estimons à environ 1 000, mais des calculs plus précis sont en cours. Globalement, nous n’avons pas rencontré de pénurie particulière de personnel dans les services. En tout état de cause, nous n’avons pas fait preuve de sévérité quant à leur disponibilité pendant la période : nous avons choisi d’être bienveillants, pour ne pas rajouter des inquiétudes aux agents.

AEF info : Pour les agents en télétravail, les équipements informatiques existants au début du confinement étaient-ils suffisants ?

Michel Miolane : Sur 2 400 agents, 1 500 étaient attributaires d’un équipement informatique avant le confinement. Environ 600 étaient déjà télétravailleurs, mais à raison de quelques jours par semaine seulement. En tout état de cause, nous avons acheté 160 ordinateurs portables supplémentaires pendant la période de confinement, pour une dépense de 150 000 euros, et nous sommes arrivés à 1 000 télétravailleurs.

AEF info : Avez-vous imposé des jours de congé aux agents ?

Michel Miolane : À la suite de nombreuses questions, nous avons décidé d’autoriser le report des congés non posés, et ce, jusqu’au 30 octobre 2020, alors que les agents doivent habituellement solder leurs congés avant le 30 avril. Ceux qui avaient posé des jours pendant le confinement pouvaient les décaler. Nous n’avons pas imposé des jours de congé.

Par ailleurs, nous avons suspendu le badgeage, qui permet de calculer les RTT des agents qui font des heures supplémentaires. Nous n’écartons pas l’idée de rémunérer les heures supplémentaires, mais de façon très ciblée pour les agents qui ont assumé une charge de travail importante sur la période.

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Sophie Esposito, journaliste