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Science ouverte : la CPU favorable à "une évaluation davantage qualitative de la recherche"

Après le CNRS et l’Inserm notamment qui se sont engagés pour une meilleure prise en compte de la science ouverte dans l’évaluation des chercheurs, c’est au tour de la CPU de se prononcer en faveur de "meilleures pratiques pour une évaluation davantage qualitative de la recherche". Des recommandations ont été adoptées le 7 mai 2020, portant aussi bien sur la promotion des publications en accès ouvert que d’une "évaluation multicritères centrée sur la portée des résultats et non sur la ou les revues dans lesquelles ils ont été publiés".

© G.Emmerich / cc-by-sa

Pour l’évaluation des chercheurs, la CPU recommande désormais aux établissements de prendre davantage en compte les principes de la science ouverte, en conformité avec le plan national adopté en 2018 et suivant les principes de la Dora (lire sur AEF info) et du manifeste de Leiden (lire sur AEF info). Réunie en séance plénière le 7 mai 2020, la CPU a adopté une série de recommandations qui s’inscrivent dans la lignée des politiques décidées récemment par des organismes de recherche comme le CNRS et l’Inserm, mais aussi Inrae (lire sur AEF info) ou encore le HCERES.

Le CoNRS a depuis un an adopté quatre "grands principes" soumis aux sections du centre national (lire sur AEF info), et adopté en novembre dernier une "feuille de route" pour atteindre l’objectif d’une intégralité des publications en accès ouvert fin 2020 (lire sur AEF info). Il s’agit d’évaluer les résultats et non leur "contenant" (la revue) ; de demander aux chercheurs d’expliquer la portée et la contribution personnelle aux productions citées dans leurs dossiers d’évaluation ; de prendre en compte "tous les types de production" ; et de verser "toutes les productions citées" dans une archive ouverte comme HAL.

De son côté, l’Inserm a introduit fin 2019 dans ses instances d’évaluation trois critères concernant la science ouverte (lire sur AEF info). Deux concernent la prise en compte de la part de publications et productions en archive ouverte ou en open access, mais aussi de "l’engagement dans la structuration et l’implication dans l’ouverture des données". Une autre introduit que "pour toutes les publications éditées à partir de 2020, les chercheurs devront signifier si elles ont été déposées dans une archive ouverte sous forme de préprint".

Alignement sur les principes du CNRS

Les recommandations adoptées par la CPU reprennent ces principes, d’abord en insistant pour une prise en compte des "articles (et non les ouvrages) publiés en accès ouvert" ainsi que des données "diffusées en accès ouvert, ou, à défaut, partagées". Ce critère est élargi à "tous les types de production des chercheurs, y compris les prépublications, les livres, les articles de données, les logiciels, les brevets, les plateformes, voire des résultats négatifs". De plus l’évaluation doit "s’appuyer" sur les publications déposées en archive ouverte. L’utilisation du DOAJ et du DOAB comme "index de référence" pour les revues et ouvrages en accès ouvert est préconisée.

À l’instar du CNRS, la CPU recommande de "privilégier une évaluation multicritères centrée sur la portée des résultats et non sur la ou les revues dans lesquelles ils ont été publiés", soulignant que "les indicateurs bibliométriques (nombre de citations, facteur d’impact, h-index…) ne peuvent être utilisés qu’en complément de l’évaluation qualitative et avec la plus extrême prudence". De même les chercheurs doivent pouvoir "expliquer la portée, l’impact" de leur contribution. Enfin, "les méthodes, données, protocoles et codes informatiques associés aux productions doivent être fournis dans l’objectif de faciliter l’évaluation des résultats et de renforcer l’accès ouvert, le cas échéant".

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Cyril Duchamp, journaliste