Service abonnements 01 83 97 46 50

Revenir en haut de la page

Le CNRS dresse un premier bilan non exhaustif de son implication dans la lutte contre le Covid-19

"Plusieurs centaines" de projets de recherche, des coopérations avec des entreprises, des actions de transfert, des coordinations à l’échelle nationale, des moyens de calcul, des fournitures ou fabrications d’équipements, des actions de solidarité, des informations scientifiques pour le grand public… Le CNRS a établi, en date du 21 avril 2020, un bilan "non exhaustif" des principales actions auxquelles il participe dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, avec tous ses partenaires organismes, universités et écoles qui sont cotutelles des laboratoires.

Le supercalculateur Jean Zay, installé à l'Idris (Institut du développement et des ressources en informatique scientifique) du CNRS à Orsay (Essonne), se met au services des projets nationaux et internationaux sur le Covid-19. Cyril Fresillon / Idris / CNRS Photothèque

Publié le 21 avril, ce bilan montre que l’ensemble des instituts du CNRS, les laboratoires qui leur sont rattachés – et qui sont communs à l’organisme et à ses partenaires – et les personnels "se sont mobilisés dans des actions en lien avec la crise sanitaire Covid-19, que ce soit pour des actions de recherche, de solidarité ou de communication".

PLUSIEURS CENTAINES DE PROJETS DE RECHERCHE

Les projets de recherche, tout d’abord, se chiffrent "probablement en centaines", avance le document. Certains "sont en passe de déboucher sur des produits industriels", tel le test salivaire EasyCov développé par un consortium associant le laboratoire Sys2Diag (CNRS-Alcediag) et la société de biotechnologie française SkillCell, du groupe Alcen.

De même, pour prendre un autre exemple, une trentaine de laboratoires associés au CNRS, au CEA, à l’Inserm, à l’Anses, à l’INRS, à la DGA, à des universités et des écoles sont mobilisés, parfois avec des industriels, pour trouver des méthodes permettant de réutiliser les masques FFP2 et chirurgicaux. D’autres projets visent à aider les équipes de recherche médicale à maîtriser et à analyser les flux de données, tandis que les deux centres de calcul nationaux du CNRS se sont mis au service des projets nationaux et internationaux sur le Covid.

COORDINATION, SOLIDARITÉ, COMMUNICATION

Des actions de coordination se sont aussi mises en place : la cellule Cracov "pour accompagner les nombreux élans de solidarité des laboratoires et de leurs agents" ; la coordination HS3P-Crise avec l’Inserm, sous l’égide des alliances Athéna et Aviesan ; ou encore la plate-forme ModCov19, avec le CEA, Inrae, Inria et l’Inserm pour recenser les compétences en modélisation. Sans oublier les initiatives de science ouverte avec la mise à disposition de ressources bibliographiques sur le Covid-19.

Les laboratoires se sont par ailleurs mobilisés à travers des "actions de solidarité" : mise à disposition de leurs moyens pour des tests, fourniture de gel hydroalcoolique, de masques et de petit matériel, fabrication de visières. Et ce sont "plusieurs centaines d’agents" qui se sont portés volontaires pour aider les CIC (centres d’investigation clinique), voire les hôpitaux pour ceux qui ont une formation médicale.

Enfin, le bilan établi par le CNRS fait état d’un effort important d’information et de communication, en particulier pour apporter une "information scientifique fiable" à travers le magazine en ligne CNRS Le Journal et des podcasts qui, selon l’organisme, battent des records d’audience.

Fermer

Bonjour

Vous souhaitez contacter

René-Luc Bénichou, journaliste