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Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°626155

La Dares propose une première photographie globale de la situation de l’emploi face à la crise sanitaire

Fin mars 2020, environ 25 % des salariés étaient placés en activité partielle, 25 % étaient en télétravail, 25 % travaillaient sur site ou sur chantiers, 24 % étaient en arrêt maladie et moins de 1 % avaient fait valoir leur droit de retrait. Près de la moitié des salariés sont dans des entreprises ayant très fortement réduit leur activité, observe la Dares dans une note publiée vendredi 17 avril 2020.

Dares

"Au 31 mars, 49 % des salariés du secteur privé non agricole sont dans des entreprises qui ont réduit très fortement leur activité du fait de la crise par rapport à ce qui était prévu : soit leur activité s’est arrêtée [19 %], soit elle a diminué de plus de la moitié [30 %]", observe la Dares dans une enquête "Acemo spéciale Covid" diffusée vendredi 17 avril 2020. "32 % des salariés sont dans des entreprises qui ont vu leur activité baisser plus modérément, 15 % dans des entreprises dont l’activité est restée inchangée, et seulement 4 % dans des entreprises où l’activité a augmenté par rapport à ce qui était prévu", précise la Direction qui note que les impacts les plus importants sur l’activité concernent les petites entreprises.

Hébergement et restauration en forte baisse d’activité

"Les secteurs les plus touchés par des arrêts ou des baisses d’activité supérieures à 50 % sont l’hébergement restauration [96 %], suivi de la fabrication de matériels de transport [92 %], la construction [87 %], les autres activités de service [68 %], du fait notamment des arts, spectacles et activités récréatives [90 %], la fabrication d’autres produits industriels [59 %], tiré par l’industrie textile, et enfin le commerce [51 %]", détaille la Dares. Pour l’immense majorité [85 %], cette baisse d’activité est due à une "perte de débouchés, des fermetures administratives, ou des difficultés d’approvisionnement" ; les 15 % restants évoquent un manque de personnel pour poursuivre pleinement l’activité.

"Dans un contexte de forte réduction de leur activité, les entreprises ayant réduit leurs effectifs ne représentent que 11 % des salariés, contre 3 % pour celles qui les ont augmentés, avec des variations assez limitées selon la taille des entreprises", explique la Direction.

seul un quart des salariés travaillant sur site

"Un quart environ des salariés est au chômage partiel, un autre quart en télétravail, et un troisième quart travaille sur site ou sur chantiers. Les autres sont en arrêts maladie [y compris garde d’enfant liée à la fermeture des écoles, 13 %] ou en congés [9 %]. Les salariés ayant exercé leur droit de retrait sont très minoritaires [moins de 1 %]", explique la Dares. Si les petites entreprises utilisent plus l’activité partielle que les grandes, à l’inverse, elles sont moins concernées par le télétravail.

Sur le seul chômage partiel, 59,0 % des salariés sont dans une entreprise qui y a eu recours. "Le recours au chômage partiel est particulièrement marqué dans les secteurs de la fabrication de matériel de transport [97 %], l’hébergement et la restauration [96 %], et la construction [95 %]. Il est nettement moindre dans l’industrie agroalimentaire [37 %], l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale [37 %], les secteurs liés à l’énergie, l’eau, et la gestion des déchets [35 %], et les activités financières et d’assurance [14 %]", liste la Dares.

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Au 7 avril 2020, 6,3 millions de salariés concernés par des demandes d’activité partielle (Dares, DGEFP, Pôle emploi)

"Au 7 avril 2020 […], 692 000 demandes d’activité partielle ont été déposées par 669 000 établissements, représentant 586 000 entreprises. Le nombre de dossiers a ainsi été multiplié par 2 par rapport au 31 mars", indiquent la Dares, la DGEFP et Pôle emploi dans leur état des lieux hebdomadaire sur l’évolution des outils de lutte contre les effets de la crise du coronavirus. "Ces demandes concernent 6,3 millions de salariés [soit une hausse de 2,6 millions en une semaine], pour un total de 2,7 milliards d’heures chômées demandées [+1,1 milliard en une semaine]. Cela représente en moyenne 425 heures chômées demandées par salarié [soit plus de 12 semaines à 35 heures hebdomadaires]." Le coût du dispositif sur trois mois dépassera donc largement les quelque 20 M€ évoqués dernièrement par l'exécutif. Parallèlement, les entrées en formation des demandeurs d’emploi et en contrat aidé continuent à fortement baisser.

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Jérôme Lepeytre, journaliste