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Dépistage du Covid-19 : comment la police technique et scientifique s’implique dans la lutte contre l’épidémie

La police technique et scientifique est elle aussi engagée dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19, comme l’a annoncé le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, mercredi 1er avril 2020. La police et la gendarmerie doivent devenir "le fer de lance de l’appui à nos hôpitaux du dépistage du Covid-19", avait-il indiqué. Au sein de la police, cet appui se matérialise notamment par le prêt de cinq appareils utilisés en temps normal pour identifier les auteurs d’infraction, grâce à leur ADN. Cela représente la moitié du parc analytique ADN des laboratoires de la police nationale. "Les laboratoires de police technique et scientifique sont des laboratoires publics, au service de nos concitoyens. Il nous paraissait important de participer à la lutte contre l’épidémie", confie à AEF info Éric Angelino, chef du service central de la police technique et scientifique.

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"Notre savoir-faire en matière de police technique et scientifique va être totalement mobilisé au service de la santé des Français." Le 1er avril 2020, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, annonce la mobilisation des services de la PTS en appui des établissements de santé, au cours d’une interview accordée à LCI (lire sur AEF info). "Nous participions déjà à l’effort national de lutte contre la pandémie avant les annonces du ministre", déclare à AEF info le chef du service central de la police technique et scientifique, Éric Angelino.

Comme le détaille l’inspecteur général, 40 litres de gel hydroalcoolique ont notamment été fabriqués au sein du laboratoire de Paris, afin d’être donnés à l’hôpital Saint-Antoine. En outre, plusieurs centaines d’écouvillons ont été prêtées aux marins-pompiers de Marseille, afin qu’ils puissent réaliser des tests de dépistage du SARS-CoV-2. Une plaque de calibration pour un appareil PCR a par ailleurs été fournie à l’Institut Pasteur par le laboratoire lyonnais. Sans compter la participation du service au don de matériel de protection de la place Beauvau au ministère des Solidarités et de la Santé (lire sur AEF info).

Prêt de cinq appareils

La plus grande participation du service national de la police technique et scientifique au combat contre la propagation du virus consiste surtout à prêter des appareils PCR (Polymerase Chain Reaction). Ces outils sont normalement utilisés pour identifier des auteurs d’infraction, grâce à leur ADN. Cette machine permet de cibler une partie précise de l’ADN issu d’un échantillon. In fine, elle duplique l’ADN afin de faciliter son exploitation et d’établir des profils génétiques. Dans le cadre de l’épidémie, l’utilisation de tels dispositifs sera quelque peu modifiée, puisque les machines devront être reprogrammées pour servir à détecter la présence de l’ARN du virus. Chaque appareil permet de tester environ 400 échantillons sur une période de huit heures.

"Nous disposons au total de dix appareils, deux pour chaque laboratoire de la police scientifique, situés à Lille, Lyon, Paris, Marseille, Toulouse", déclare Éric Angelino. "Nous avons décidé de prêter un appareil par laboratoire, soit 50 % de notre parc analytique ADN", ajoute-t-il. Deux machines ont déjà été prêtées. Le laboratoire parisien a fourni un appareil à l’IRCGN, qui a déployé un laboratoire mobile près de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). "Cela a permis de doubler la capacité analytique du laboratoire de la gendarmerie", se félicite l’inspecteur général. L’appareil du laboratoire de Lille a été prêté au CHU d’Amiens la semaine passée. Les trois autres laboratoires de la PTS sont actuellement en négociation avec des établissements de santé pour déployer les appareils restants.

"Le prêt de ces appareils ne pénalise pas du tout l’activité de la police technique et scientifique en cette période particulière", assure Éric Angelino. "Nous pouvons nous permettre de prioriser la lutte contre la pandémie en offrant 50 % de notre parc analytique aux hôpitaux. Notre activité quotidienne se poursuit avec les affaires les plus urgentes, mais les cinq appareils restants nous permettent de faire face à une activité judiciaire en mode dégradé." La police technique et scientifique est d’ailleurs intervenue dans le cadre de l’enquête sur l’attaque de Romans-sur-Isère, qui a fait deux morts et cinq blessés, samedi 4 avril 2020 (lire sur AEF info).

Pas de déploiement de personnel

La participation de la police technique et scientifique à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 est pour le moment uniquement matérielle. "Pour l’instant, il n’est pas question de mobiliser les personnels de la police technique et scientifique sur des missions de dépistage de la population", confirme Éric Angelino. L’annonce initiale du ministre de l'Intérieur, assez générale, avait levé quelques interrogations parmi les organisations syndicales du secteur (lire sur AEF info).

"Nous avons appris la nouvelle par voie de presse, ce qui a été déstabilisant et a provoqué quelques bruits de couloir et inquiétudes sur un amalgame de la PTS avec des personnels de santé", confirme Benjamin Gayrard, secrétaire général du syndicat majoritaire, le SNPPS (Unsa). "Nous avons finalement rapidement eu l’information", ajoute le syndicaliste, contacté par AEF info. Même son de cloche du côté du Snipat (Syndicat national indépendant des personnels administratifs et techniques). "La déclaration du ministre était ambiguë, nous aurions préféré être avertis en amont", déclare à AEF info Soazig Henrio, référente nationale du syndicat à l’INPS. "Nous avons été surpris, puisque nous faisons de l’analyse ADN et que le Covid est un virus à ARN. Cela demande des protocoles, des réglages et des réactifs différents. Cela s’est donc borné à un prêt de matériel."

"Cela dit, nous comprenons tout à fait la mobilisation de la PTS dans la lutte contre l’épidémie", poursuit la syndicaliste. "Nous sommes fonctionnaires, nous avons le sens du service public." "Ce dispositif de prêt était déjà en discussion depuis un moment. Nous sommes contents de pouvoir participer à l’effort de lutte contre le virus, en prêtant des matériels de toute façon sous-utilisés, vu les circonstances actuelles, à des laboratoires qui en ont besoin", abonde Benjamin Gayrard. "Il faut en revanche garder à l’esprit que nous ne sommes pas formés pour réaliser des tests médicaux. Si la situation devait évoluer et qu’il fallait faire appel à des personnels de la PTS, il faudrait s’assurer des modalités de notre intervention et de la sécurité de ces personnels."

"Nous sommes finalement moins indiqués que les personnels de laboratoires d’analyse départementaux vétérinaires pour réaliser des dépistages", ajoute Soazig Henrio. Ces établissements ont été autorisés à pratiquer les tests par décret publié au Journal officiel, lundi 6 avril 2020. "Cependant, si jamais on devait faire appel à nous dans le futur, nous répondrons évidemment présents avec beaucoup d’abnégation. Nous avons une mission de service public à remplir. Il faudra en revanche s’assurer que les conditions de sécurité sont respectées, et que cette mission ne pénalisera pas l’identification ADN en matière criminelle, qui est notre mission première."

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