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Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°624824

Automobile : arrêt de l'activité, négociation ou reprise partielle, les entreprises cherchent la voie de sortie de crise

Alors qu'une grande partie de l’économie française est à l’arrêt et que les entreprises peinent à se projeter pour les mois qui viennent, le secteur de l’automobile, très touché dans son activité, oscille entre arrêt total de l’activité, ouverture de négociations pour traverser la crise, et reprise progressive de l’activité en veillant prioritairement à préserver la santé et la sécurité des salariés. Au prix parfois de désaccords avec les organisations syndicales.

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PSA a annoncé la reprise partielle de l'activité dans ses usines de Valenciennes et Douvrin Groupe PSA/Dominique Pizzalla

Elles ont toutes décidé au début du mois de mars d’arrêter leurs activités. Prenant la mesure des risques encourus par les salariés, Renault, PSA, ou encore Toyota ont temporairement interrompu le travail de production de véhicules. Si pour Toyota, qui dispose d’une seule usine en France à Valenciennes (Nord), la seule production maintenue est destinée à fournir des prestations au personnel médical qui en aurait besoin, chez PSA, toutes les usines françaises et européennes ont fermé leurs portes, et ce dès le 16 mars. Toutefois, une activité partielle devrait reprendre dans les usines de Valenciennes (Nord) et de Douvrin (Pas-de-Calais) sur la base du volontariat, la direction ayant annoncé la mise en place de mesures sanitaires plus drastiques.

Chez Renault enfin, qui a décidé de fermer ses usines françaises le 16 mars, et d’arrêter l’activité de son réseau commercial le lendemain, la fin du mois de mars a été marquée par l’annonce de la réduction de la moitié de l’activité des sites basés en Île-de-France, regroupant 16 000 personnes exerçant dans les métiers support, l’ingénierie, le design ou encore les essais.

Un choc "très violent"

"80 % de la filière automobile est aujourd’hui à l’arrêt", indiquait à AEF info Hubert Mongon, délégué général de l’UIMM, jeudi 26 mars 2020, précisant que pour toutes les entreprises du secteur de la métallurgie, le choc pour l’activité économique se révélait "très violent". "La violence du choc est telle que maintenir une partie de l’activité est important. Celle qui contribue au fonctionnement des entreprises et du pays. Derrière les entreprises, il y a des filières, des fournisseurs, et toute une chaîne de valeurs impactée, qu’il faut maintenir", poursuit-il.

Certaines entreprises de la branche de la métallurgie ont déjà entamé des négociations avec les organisations syndicales pour adapter leur activité au contexte de crise, comme STMicroelectronics (lire sur AEF info) ou Airbus (lire sur AEF info). Parallèlement, un guide de bonnes pratiques en matière de prévention a été transmis à toutes les entreprises de la branche par l’UIMM (lire sur AEF info). Dans le secteur automobile, les deux principaux constructeurs français semblent avancer à un rythme différent.

NÉGOCIER AVANT TOUTE REPRISE D’ACTIVITÉ

Chez Renault, "une négociation est engagée avec les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT et FO pour proposer un contrat de solidarité et d’avenir pour Renault SAS et ses filiales industrielles en France", indique la direction de l’entreprise, vendredi 27 mars 2020. Des négociations dont la deuxième séance devrait se tenir mardi 31 mars 2020 et qui "s’inscrivent dans une volonté d’adapter le fonctionnement du groupe à la conjoncture en s’appuyant sur un dialogue social de qualité, et dans le but de protéger l’entreprise et ses salariés". Les trois enjeux principaux sont de mettre en place un système solidaire pour maintenir la rémunération nette de tous les salariés, ajuster le calendrier des mesures salariales et soutenir au mieux la reprise d’activité", indique encore la direction.

L’entreprise cherche à fixer un cadre avant toute réouverture de site. Côté chômage partiel, elle disposait déjà d’un système datant de 2009, mis en place après la crise économique de 2008, qui permettait de rémunérer l’ensemble des salariés à 100 % via un mécanisme de solidarité régulé par le don de congés. Ce dernier pourrait être réutilisé dans le cadre de la crise actuelle. "Les équipes médicales se mobilisent également pour anticiper une reprise possible des activités", explique-t-on chez Renault. Sur le volet salarial enfin, il s’agira "surtout de voir comment étaler les mesures salariales, notamment celles décidées dans le cadre de la récente négociation NAO", dont l’accord prévoyait notamment des augmentations dans un contexte déjà marqué par une baisse des résultats du constructeur (lire sur AEF info).

Pour FO, cette négociation nouvelle doit être "exemplaire", compte tenu de la situation exceptionnelle, et ne pas se faire au détriment de "la motivation des salariés". Parmi les demandes du syndicat : que le chômage partiel n’ait pas d’impact sur l’acquisition des jours de congé, et que les samedis travaillés lors de la reprise dans le cadre de sessions de travail supplémentaires soient majorés de 25 %. Une négociation que "ne part pas de zéro" compte tenu des mesures déjà existantes depuis 2009, mais qui "ne devra pas porter que sur le moment présent", prévient quant à elle la CFDT.

PSA : UNE REPRISE D’ACTIVITÉ CONTROVERSÉE

Du côté de PSA, l’actualité est à la reprise d’activité progressive, avec un redémarrage dans deux usines, quelques jours seulement après que la direction a décidé de fermer tous les sites. Dans une communication datée du vendredi 27 mars 2020, le constructeur précise avoir pris "des mesures sanitaires renforcées afin de créer les conditions d’une reprise d’activité sécurisée et progressive". Prise de température, port du masque sur site avec dotation individuelle quotidienne, respect des distances entre personnes dans les salles de réunion, à chaque poste ou dans les zones de pause avec marquage au sol, ou encore portes ouvertes et allongement des pauses de 5 minutes pour se laver les mains : l’entreprise dit avoir réorganisé son fonctionnement.

Sur le site de Valenciennes, 69 personnes seraient déjà volontaires pour travailler notamment sur de la maintenance préventive. À Douvrin, ce sont 50 personnes qui travailleront en volontariat pour réaliser des travaux sur la nouvelle ligne de moteurs ou pour préparer le nouveau protocole de mesures sanitaires renforcées.

Une décision mal comprise par certaines organisations syndicales, comme la CFTC, qui réfute le fait que les organisations syndicales auraient contribué à la remise en route des usines. Dans une lettre adressée au PDG de PSA, Carlos Tavares, le 30 mars 2020 au matin, l’organisation syndicale interpelle la direction sur sa volonté de redémarrer trop tôt la production. Pour reprendre l’activité, le syndicat pose en effet deux conditions : dépasser le pic de l’épidémie, et garantir que "le personnel soignant dispose des équipements de protection pour exercer son activité dans de bonnes conditions". "Comment voulez-vous que nous poursuivions le travail dans les sites pour produire des voitures que personne ne va acheter en utilisant les masques de protection que nous avons, alors que les personnels soignants n’en ont pas eux-mêmes pour soigner les malades à l’hôpital ?", s’étonne Franck Don, DSC pour la CFTC, qui craint également une détérioration de l’image de PSA au sein de la population française.

DES MESURES INSUFFISANTES

À la CFDT, le désaccord avec la direction est partagé. "Nous sommes totalement opposés à un redémarrage de l’activité tant que le pic de l’épidémie n’est pas passé", confie à AEF info Christine Virassamy, DSC CFDT chez PSA, précisant que les salariés qui la contactent soulignent eux aussi l’incohérence entre les annonces de confinement du gouvernement et celles de la direction, surtout au vu de l’impossibilité de rendre effectives les mesures de distanciation sociale dans les usines. "Le compte n’y est pas en termes de mesures. Nos élus à Douvrin et à Valenciennes ont fait ressortir que le nouveau protocole ne pouvait s’appliquer", explique la syndicaliste. Par exemple, si la direction promet un contrôle de températures, "il est demandé aux salariés de faire ce contrôle eux-mêmes avant de venir sur le site en remplissant une fiche donnée ensuite au manager", explique-t-elle. Pour les combinaisons mises à disposition, les salariés sont invités à "venir avec leur tenue de travail sans passer par les vestiaires pour ne pas croiser les collègues. À la sortie, ils ne peuvent pas non plus se débarrasser de leur tenue avant de rentrer chez eux", poursuit-elle.

Les organisations syndicales devraient obtenir des éclaircissements de la part de la direction à l’occasion des CSE organisés mardi 31 mars 2020 dans les établissements. Elles souhaitent notamment l’ouverture d’une négociation pour gérer la crise sur le volet social.

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Alors que le pic de l’épidémie de coronavirus n’a pas encore été atteint en France, les entreprises continuent à s’adapter. Renault, qui avait déjà stoppé une partie de sa production depuis le 16 mars, annonce la mise en activité partielle des collaborateurs de ses établissements d’Île-de-France de façon temporaire, ainsi que l’ouverture d’une négociation entre direction et organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CGT et FO) pour "proposer un contrat de solidarité et d’avenir pour Renault SAS et ses filiales industrielles en France". Un projet qui s’inscrit dans "une volonté d’adapter le fonctionnement du groupe à la conjoncture", aux travers de trois enjeux : mettre en place un système solidaire pour maintenir la rémunération nette de tous les salariés, ajuster le calendrier des mesures salariales et soutenir au mieux la reprise d’activité.

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Evelyne Orman, journaliste