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La Dgesip déconseille un examen à distance "sans avoir avant proposé un examen télésurveillé blanc à l’étudiant"

Comment mettre en place des examens à distance ? C’est l’une des 10 questions abordées par la Dgesip dans des fiches visant à "accompagner au mieux les établissements dans leurs démarches" pour gérer les conséquences du Covid-19. La Dgesip rappelle le cadre réglementaire de ces examens et donne des contacts d’universités "en pointe" ainsi que de prestataires privés. Mais, même dans une situation d’urgence, elle déconseille d’organiser un examen en télésurveillance "sans avoir préalablement proposé un 'examen télésurveillé blanc' à l’étudiant".

AEF

"Deux modalités d’évaluation sont couramment mises en œuvre" pour contrôler les connaissances", synthétise la Dgesip dans une fiche sur les examens à distance, incluse dans un ensemble de ressources pour assurer la continuité pédagogique face au Covid-19 (lire sur AEF info)

  • Des "examens oraux ou entretiens" : la mise en œuvre à distance se fait très simplement par l’utilisation d’outils de web conférences ou de classes virtuelles. Les établissements ont un usage courant de ce type d’outils privés ou publics (Adobe Connect, BBB, Via, Renater, Renavisio…).
  • Des "examens écrits sous surveillance", lesquels se distinguent du travail en ligne par des plateformes LMS (type Moodle) "et le fait que les conditions de sécurité au regard de la fraude aux examens doivent être vérifiées". Assurer ce type d’évaluation au domicile de l’étudiant est possible grâce à des services de télésurveillance.

Mais même dans une situation d’urgence, la Dgesip déconseille d’organiser un examen en télésurveillance "sans avoir préalablement proposé un 'examen télésurveillé blanc' à l’étudiant". En effet, "l’expérience vécue est de première importance pour garantir que le véritable examen se passe dans de bonnes conditions. Cela permet également de vérifier les caractéristiques techniques requises au domicile de l’étudiant […]. De plus, il est nécessaire de demander à l’étudiant un engagement explicite à assumer la responsabilité des conditions techniques, matérielles et opérationnelles du déroulé de l’examen à son domicile."

deux universités en pointe sur la télésurveillance des examens

Deux universités sont "en pointe" sur la télésurveillance des examens : Caen-Normandie et Sorbonne Université, signale la Dgesip qui donne des contacts dans ces universités pouvant "être utilisés au besoin". Elle cite aussi, "sans que cela soit exhaustif, trois fournisseurs de service européens qui ont l’habitude de travailler avec des établissements d’enseignement supérieur" (voir encadré). Les services de déploiement d’évaluation en ligne et de télésurveillance sont "un secteur en pleine évolution", alors qu’il y a "encore quatre ans, seules des solutions nord‐américaines existaient", observe-t-elle.

Concernant le cadre réglementaire, la Dgesip revient sur le décret n°2017-619 du 24 avril 2017 relatif à la mise à disposition d’enseignements à distance dans les établissements du supérieur. "Au sein des établissements qui mettent en œuvre des modalités d’examens alternatives au présentiel, ces modalités doivent être mentionnées dans le règlement des études passé en CFVU et voté en CA", rappelle-t-elle.

"À défaut, si l’établissement met en œuvre des modalités d’urgence non prévues, il semblerait minimal de décrire les modalités mises en place dans le plan de continuité des activités."

Trois sociétés citées par la Dgesip

 

Managexam travaille avec l’université de Caen Normandie depuis 2017 et a passé un contrat-cadre avec la Fied pour faciliter l’accès au service aux universités membres (lire sur AEF info).

Proctorexam est le prestataire de télésurveillance de FUN-Mooc. Elle travaille aussi avec Sorbonne Université et a participé avec la Fied à un projet Erasmus+ sur les examens télésurveillés.

TestWe propose des solutions pour les concours d’entrée, les contrôles écrits et oraux, en présentiel et à distance.

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Catherine Buyck, journaliste