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Coronavirus : pour le GES, le "continuum de sécurité" doit "devenir concret", "aujourd'hui plus que jamais"

Face à l'épidémie de covid-19, le GES demande, dans un communiqué publié lundi 16 mars 2020, que "certaines catégories de personnels des entreprises de sécurité privée" puissent obtenir des dérogations aux mesures de confinement annoncées par le gouvernement ce même jour. L'organisation patronale de surveillance humaine souhaite également que les agents puissent bénéficier d'équipements adaptés et d'un système de garde d'enfants. "Ces mesures, d’urgence, dérogatoires, doivent permettre de faire face au mieux qu’il est possible, chacun à sa place, à une situation jusqu’à maintenant inconnue."

"La sécurité privée s'inscrira pleinement dans le nécessaire continuum de sécurité, qui doit, après avoir été appelé de ses vœux par plusieurs ministres de l'Intérieur (lire sur AEF info), devenir concret, aujourd’hui plus que jamais." C’est ce que souhaite le GES (Groupement des entreprises de sécurité), dans un communiqué sur le coronavirus publié lundi 16 mars 2020. L’organisation patronale de surveillance humaine indique avoir sollicité les pouvoirs publics, et en particulier le ministre de l'Intérieur, "sur la place et le rôle de la sécurité privée dans les semaines à venir".

Autorisations de circulation

"Il nous semble ainsi nécessaire, pour assurer la continuité minimale de la sécurité, d’autoriser à circuler et travailler certaines catégories de personnels des entreprises de sécurité privée", souligne le GES, alors que le président de la République a annoncé une restriction des déplacements pour au moins deux semaines (lire sur AEF info). Parmi les personnels devant pouvoir bénéficier de dérogations, l'organisation cite les agents de sécurité privée (dont les opérateurs de télésurveillance), les agents de sécurité incendie, les salariés "chargés de la maintenance curative des systèmes de sécurité électronique", l’encadrement intermédiaire de proximité et les dirigeants d’entreprise.

Lors d'une conférence de presse après les annonces d'Emmanuel Macron, le ministre de l'Intérieur a indiqué que "ceux qui disposent de cartes professionnelles ou de certificats de leurs employeurs" pourraient être amenés à les présenter lors des contrôles par des policiers ou des gendarmes. "Leurs cartes pourront alors tenir lieu d’attestation", a-t-il déclaré sans plus de précisions (lire sur AEF info).

Le syndicat patronal souligne l'importance de continuer à "assurer la sécurité" des activités encore autorisées, et "d’un certain nombre de points sensibles et/ou d’importance vitale". "De même, les sites et lieux désormais fermés, comme les sites industriels ou même tertiaires, nécessitent, pour des raisons de maintien de l’ordre et de respect de certaines réglementations (notamment incendie), d’être gardiennés et surveillés un minimum."

Équipement et garde d’enfants

Pour le GES, la participation de la sécurité privée "au maintien d’un niveau minimal d’activité", "dans un contexte sanitaire complexe", nécessite également des mesures particulières à destination des agents. "Un approvisionnement en gels, masques et gants, pour certaines entreprises de sécurité, sera à prévoir, tout en prenant en compte que les forces publiques et les équipes sanitaires doivent être prioritaires", estime l’organisation patronale.

Cette dernière souhaite en outre que "certains agents de sécurité" puissent bénéficier de la garde de leurs enfants dans les crèches et écoles, "comme pour certaines autres professions indispensables". "Ces deux mesures sont à proportionner au niveau d’activité qui sera celui de la sécurité privée dans cette période de crise", notent les entreprises.

anticiper "un retour à la normale"

"Par ailleurs, afin d’établir un partenariat optimal, nous estimons que la mise en place d’un lien permanent entre le GES et le ministère de l'Intérieur, par le biais de la délégation aux coopérations de sécurité, ainsi que la mobilisation du réseau des référents départementaux 'sécurité privée' du GES, est indispensable", souligne l’organisation patronale.

Anticipant "le retour à la normale d’ici à plusieurs semaines", les entreprises de sécurité privée demandent aux pouvoirs publics de prendre "dès maintenant" plusieurs mesures. "La prolongation de la durée de validité des cartes professionnelles des agents de sécurité ainsi que des qualifications des agents de sécurité incendie est nécessaire", pointent-elles en particulier. "Si, d’ores et déjà, des blocages apparaissent pour la réalisation des recyclages, ceux-ci risquent de paralyser le secteur de la sécurité privée lorsque la reprise de l’activité redeviendra possible."

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Marie Desrumaux, journaliste