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Les opérateurs de l’énergie organisent la continuité de l’approvisionnement pendant la crise du coronavirus

Les opérateurs de l’électricité, EDF, RTE et Enedis, ont déclenché totalement ou partiellement leur plan de continuité d’activité dans la journée du lundi 16 mars 2020, afin d’assurer l’approvisionnement sur le réseau électrique malgré l’épidémie de coronavirus. De son côté, l’Autorité de sûreté nucléaire assure le suivi de ces plans. Le gestionnaire de réseau RTE note une chute de 10 % de la consommation d’électricité dans le pays dès ce début de semaine et anticipe une baisse plus importante dans les jours à venir. 

Les opérateurs de l'électricité s'organisent pour assurer la sécurité d'approvisionnement durant la crise du coronavirus © RTE

L’épidémie de coronavirus n’aura pas d’impact sur l’approvisionnement en électricité, tentent de rassurer les différents acteurs de l’énergie, lundi 16 mars 2020, alors que les mesures annoncées par l’exécutif en fin de semaine dernière connaissent leurs premiers effets. Dans l’attente de nouvelles décisions que pourrait annoncer Emmanuel Macron lundi 16 mars à 20 heures, le déploiement du télétravail a d’ores et déjà un impact sur l’organisation de l’activité de ces "opérateurs d’importance vitale". Et le ralentissement de l’activité économique, due à la fermeture de nombreux services et entreprises, devrait entraîner une baisse de la consommation d’énergie en France.

Pas d’impact sur la production d’électricité

Chez EDF, le plan pandémie n’a pas été activé totalement à ce stade. Il permet à une installation de production d’électricité de fonctionner avec 25 % d’absentéisme pendant trois mois et 40 % de personnel en moins en cas de pic pendant deux à trois semaines. Le plan de continuité d’activité a été activé à la centrale nucléaire de Flamanville, dont les deux réacteurs sont en maintenance actuellement, dans la journée de lundi, selon une information confirmée à AEF info par EDF. Cette décision fait suite à des présomptions de cas de coronavirus dans la centrale et a pour conséquence de ne laisser entrer que le personnel jugé indispensable. Le chantier de l’EPR de Flamanville "continue mais les activités vont diminuer", précise l’énergéticien. À ce stade, l’épidémie de coronavirus n’a pas d’impact sur la production d’électricité en France.

De son côté, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, Enedis, indique "s'organiser pour garantir et assurer la continuité du service public de la distribution d’électricité aux Français". Le plan de continuité d’activité de l’entreprise est activé. Il est "mis à jour, en permanence, afin d’assurer la meilleure gestion de la distribution d’électricité, de préserver la santé de nos salariés, de nos prestataires et de nos clients, ainsi que la sécurité de nos installations en France. Il évoluera en fonction des futures décisions du gouvernement", assure le gestionnaire, lundi 16 mars.

"situation inédite" selon RTE

Même démarche du côté de RTE, qui a activé son plan ce lundi 16 mars. Celui-ci, qui prévoit plusieurs niveaux, est "confidentiel", explique une porte-parole à AEF info, notamment sur le nombre de personnes mobilisées. Les activités jugées "indispensables" sont maintenues, telles que la maintenance des postes et des lignes électriques en cas d’avarie, la gestion du réseau d’électricité dans les centres de dispatching (où se fait le suivi de l’équilibre offre-demande) ou encore les outils informatiques.

RTE notait lundi, à la mi-journée, une baisse de la consommation d’électricité de 10 % par rapport à ses prévisions pour un lundi du mois de mars, à 61 000 MW. Cette consommation devrait chuter davantage dans les prochains jours en raison du ralentissement progressif de l’activité économique, sous l’effet de la fermeture de nombreux établissements : commerces jugés non indispensables, restaurants, voire grandes entreprises comme Michelin et PSA qui ferment leurs usines de production.

"C’est une situation jamais rencontrée en France", commente RTE. Si la généralisation du télétravail n’entraîne a priori pas de différence de consommation d’électricité, c’est en revanche les heures de demande qui pourraient être "lissées" tout au long de la journée.

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Aline Brachet, journaliste