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Réforme des retraites : les syndicats de police reçus au ministère de l'Intérieur

L’ensemble des organisations syndicales représentatives de la police nationale seront reçues place Beauvau ce jeudi 12 décembre 2019 à 15h30, au lendemain des annonces du Premier ministre, Édouard Philippe, sur la réforme des retraites. Les syndicats font part de leur mécontentement à l'issue du discours du chef du gouvernement, demandant toujours le maintien du statut spécial des policiers sans conditions. Ils menacent de "durcir" le mouvement de contestation. Plusieurs d’entre eux souhaitent également l’alignement du régime des policiers sur celui des gendarmes.

Au lendemain des annonces d’Édouard Philippe sur le futur système de retraites au siège du Conseil économique, social et environnemental (lire sur AEF info), les organisations syndicales de la police, tous corps confondus, doivent être reçues, jeudi 12 décembre 2019, par le ministère de l'Intérieur, Christophe Castaner, et le secrétaire d'État, Laurent Nunez, en présence du Haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, et du conseiller aux affaires intérieures du Premier ministres, Éric Jalon. Édouard Philippe a notamment annoncé le maintien de la possibilité d’un départ anticipé à la retraite pour les forces de l’ordre, à condition d’avoir exercé des "fonctions dangereuses" (lire sur AEF info).

"La ligne rouge est franchie"

Réagissant au discours du Premier ministre, Unité SGP police-FO estime que "la ligne rouge a été franchie", dans un tract daté du 11 décembre 2019. Le syndicat, majoritaire chez les gardiens de la paix, avait organisé un rassemblement de quelques centaines de policiers devant le palais d’Iéna peu avant les annonces de l’exécutif, avec Alliance police nationale (CFE-CGC) et l’Unsa police (lire sur AEF info). "Le compte n’y est pas", estime Unité SGP police-FO, pour qui il est "hors de question" de prendre en compte l’aspect de dangerosité dans le calcul de l’âge de la retraite. L’organisation, qui demande en outre un "vrai statut" pour les travailleurs de nuit, menace de "durcir le mouvement" dans le cadre de l’intersyndicale et "envisage la fermeture de commissariats".

Dans un tract commun, Alliance police nationale et l’Unsa police "exigent des réponses claires" du gouvernement. Appelant à maintenir la "pression" ce jeudi 12 décembre 2019, les syndicats demandent des "engagements concrets", à savoir le maintien du statut spécial pour l’ensemble des policiers, celui de la bonification d’une annuité de retraite toutes les cinq années de service et l’abandon de l’aspect "missionnel" dans le calcul de l’âge de la retraite (lire sur AEF info). Ils se félicitent par ailleurs du succès de l’action menée devant le siège du Conseil économique, social et environnemental.

De son côté, Alternative police-CFDT appelle "tous les policiers à se mobiliser dans toutes les actions qui seront mises en œuvre dans les prochains jours" dans un communiqué publié mercredi 11 décembre 2019. Dénonçant "l’enterrement des statuts spéciaux et particuliers comme celui de la police nationale", l’organisation rappelle que ce statut a été obtenu en 1948 en échange de l’abandon du droit de grève. Elle appelle "tous les policiers" à reprendre ce droit "si le gouvernement ne préserve pas la spécificité policière liée à son statut spécial". En outre, le syndicat de gardiens "exige" l’intégration de toutes les primes dans le calcul des retraites, le maintien de la bonification et le maintien du calcul de la pension sur les six derniers mois de la carrière. Il souhaite en outre l’application du "principe de réciprocité des acquis et avantages entre les policiers et les gendarmes", ces derniers "conservant leur régime de retraite".

Parité police-gendarmerie

Le SCSI (CFDT) demande pour sa part "la création d’un régime unitaire de retraite identique pour tous les acteurs de la sécurité intérieure", sur son compte Twitter. "Aucune concession sur la parité police-gendarmerie ne pourra être acceptée", complète l’organisation représentative des officiers dans un tract, jeudi 12 décembre 2019. "L’intersyndicale doit être unie dans l’intérêt des trois corps actifs de la police nationale pour préserver un statut non sécable selon les missions, maintenir un dispositif de bonification quinquennale et obtenir des garanties sur le maintien de l’âge pivot actuel."

Le SCPN (Unsa) demande également la mise en place d’un régime unique pour l’ensemble des forces de l’ordre. Les annonces d’Édouard Philippe ne sont "qu’un premier pas", estime également le syndicat de commissaires dans un communiqué, mercredi 11 décembre 2019. "Le statut du policier reste à définir, à l’instar de celui des gendarmes, et cela nécessite que nous poursuivions le processus de négociation", explique-t-il. Et d’appeler au "maintien de la mobilisation, au regroupement de l’intersyndicale" afin "d’obtenir des engagements qui vont au-delà de ces déclarations d’intention".

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Raphaël Marchal, journaliste