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L'Ademe et le MTES récompensent les meilleures pratiques internationales de reporting climatique

À la veille de l’édition 2019 du Climate finance day, le ministère de la Transition écologique et l’Ademe mettent à l’honneur le reporting climatique. Six investisseurs ont été récompensés pour leurs bonnes pratiques. À noter que les Français, influencés par le cadre légal de l’article 173-VI de la LTECV, obtiennent le plus grand nombre de récompenses aux côtés d’une banque américaine et d’une société de gestion australienne. Alors que la prochaine COP 15 sur la diversité biologique s’annonce cruciale pour le vivant, les investisseurs sont aussi appelés à s’intéresser à la biodiversité.

Les lauréats AEF - Toinon Debenne

Le MTES, l'Ademe et le think tank 2° Investing Initiative (1) ont récompensé, jeudi 28 novembre 2019, des acteurs économiques pour leur engagement en faveur de l’intégration de critères environnementaux dans leurs activités et politiques d’investissement lors de la deuxième édition des prix internationaux du reporting climatique, créés en 2016.

Le jury, composé de représentant des institutions publiques, des coalitions d’investisseurs, de l’industrie, des ONG, des organismes de normalisation et des universitaires, a distingué quatre acteurs français, une banque américaine et une société de gestion australienne.

Les lauréats

 
  • Aviva France remporte le prix de l’intégration des problématiques climatiques à la stratégie globale, la gouvernance et aux pratiques d’engagement
  • Citi et Allianz France remportent ex aequo le prix de l’évaluation et la gestion de l’exposition aux risques climatiques
  • Ircantec remporte le prix portant sur l’alignement et contribution aux objectifs de l’accord de Paris
  • Axa remporte le prix portant sur la mise en place d’un plan de communication sur le climat à l’intention des clients et des bénéficiaires
  • Australian Ethical remporte un prix spécial du jury

Une croissance depuis 2015

Si les acteurs français sont plus nombreux à se présenter, c’est en raison du cadre légal français de reporting, avec l’article 173-VI de la LTECV notamment, estime Arnaud Leroy, PDG de l’Ademe (et auteur de l'amendement introduisant la mesure dans la loi en tant que député). Il note toutefois la présence plus importante des investisseurs étrangers. Depuis 2015, la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) et la directive européenne sur les informations non financières, notamment, ont aussi dynamisé le reporting.

Ces prix ont pour but d’encourager les bons comportements "alors que le reporting reste une pratique nouvelle", explique Diane Simiu, adjointe au CGDD. Elle rappelle les besoins d’avoir accès à des données claires, utilisables et complètes, qui ne sont pas détenus par les institutions financières mais les entreprises, industriels, communautés locales qui ont ces informations et connaissances.

rapporter la biodiversité

À un an de la COP 15 sur la diversité biologique de Kunming, en Chine, et à quelques mois du congrès mondial de la nature de l’UICN à Marseille, les regards se tournent vers le reporting du vivant. En raison notamment de l’absence d’indicateurs consensuels, il est peu développé.

"C’est important qu’on pense à la biodiversité", juge Arnaud Leroy, qui appelle à répliquer l’article 173-VI sur le vivant (une mesure en ce sens a été votée dans la loi énergie-climat, lire sur AEF info). "L’urgence est la même et climat et biodiversité sont intimement liés." L’adjointe au CGDD Diane Simiu, elle, indique son souhait de voir naître en 2020 des International biodiversity reporting awards.

(1) avec le soutien du Forum européen de l'investissement responsable (Eurosif) et la direction générale de la Stabilité financière, des services financiers et de l'union des marchés de capitaux (DG-FISMA) de la Commission européenne

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Toinon Debenne, journaliste