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Jeux olympiques de Paris 2024 : "Nous souhaitons pouvoir utiliser des technologies efficientes" (Thomas Collomb, Cojo)

"Nous souhaitons pouvoir utiliser des technologies efficientes" pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, déclare Thomas Collomb, responsable sécurité et mobilité du comité d’organisation, lors du salon Milipol à Villepinte (Seine-Saint-Denis), mercredi 20 novembre 2019. "Pour nos besoins en technologie, nous aurons d’une part recours aux partenariats, et d’autre part aux appels d’offres", indique-t-il. "Ce sont nos trois couleurs qui doivent triompher au plan technologique et technique", souligne Gérard Lacroix, délégué général adjoint aux questions de sécurité du Gicat.

Le comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 envisage de "faire appel à des innovations technologiques, à des technologies qu’on n’a pas forcément utilisées à ce jour". C’est ce que déclare Thomas Collomb, responsable sécurité et mobilité du Cojo, lors d’une conférence organisée au salon Milipol, mercredi 20 novembre 2019. "Nos besoins en matière de technologie, à date, nous ne les avons pas précisément évoqués ni identifiés", indique-t-il. "Pour autant, nous aurons besoin de manière certaine d’outils de simulation, d’identification, de contrôle d’accès, de surveillance, de communication, et d’outils nous permettant de construire notre chaînon de commandement et de coordination."

Thomas Collomb souligne que les Jeux olympiques ne pourront pas être "l’occasion de tests" (lire sur AEF info). "Ces technologies devront être d’une efficacité réelle et adaptées à nos besoins", souligne-t-il. Le Cojo souhaite ainsi "pouvoir optimiser l’ensemble de [son] dispositif, réaliser des économies, pourquoi pas, et puis surtout limiter le recours aux ressources humaines". Alors que les dispositifs devraient nécessiter beaucoup de personnels de sécurité publique et de sécurité privée (lire sur AEF info), Thomas Collomb estime que le comité "aura peut-être des difficultés à réunir l’ensemble de ces ressources". "La technologie peut nous aider à limiter l’ensemble de ces moyens."

2021, l’année de préparation des appels d’offres

"Les partenaires du CIO ou les partenaires de Paris 2024 auront une priorité sur l’offre de services", indique le responsable sécurité et mobilité du Cojo, en appelant "les grands groupes français à proposer des offres à Paris 2024 pour être partenaire des jeux". "Pour ce qui n’est pas compris dans le partenariat, nous sommes soumis aux règles des marchés publics. Nous lancerons donc des appels d’offres." Thomas Collomb indique que l’année 2020 sera consacrée à la poursuite de "la définition exacte" des besoins en matière de sécurité. "L’année 2021 sera une année durant laquelle nous allons faire des analyses de marché et préparer nos appels d’offres."

Les Jeux olympiques de Paris 2024 constituent un enjeu "essentiel" pour les entreprises françaises de la filière des industries de sécurité, souligne pour sa part Gérard Lacroix, délégué général adjoint aux questions de sécurité du Gicat. Il rappelle que les industriels travaillent "depuis plusieurs mois" sur ce sujet dans le cadre du comité stratégique de filière (lire sur AEF info). "La mise au point de dispositifs techniques et technologiques dans tous les domaines […], c’est fait", affirme-t-il également.

Gérard Lacroix pointe "une petite faiblesse" concernant le cadre réglementaire et législatif. "Il y a un travail à faire du côté des parlementaires pour faire évoluer certains textes et permettre à ce monde industriel de finaliser les processus technologiques qui seront mis en œuvre lors des Jeux olympiques". Le délégué général adjoint du Gicat souligne par exemple que "les industriels savent faire" de la reconnaissance faciale mais n’ont pas le droit de l’intégrer à leurs dispositifs en France. "Nous allons profiter de la porte qui nous est offerte par le ministère de l'Intérieur dans le cadre de ses réflexions conduites au sein du livre blanc [sur la sécurité intérieure] pour faire passer certains messages (lire sur AEF info)."

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Marie Desrumaux, journaliste