Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Pierre de Bousquet de Florian constate une "forme d’ensauvagement général de la société" (salon Milipol)

"Nous nous trouvons face à une dégradation des rapports sociaux, à des postures populistes véhémentes, à une forme d’ensauvagement général de la société", constate Pierre de Bousquet de Florian, jeudi 21 novembre 2019 à Villepinte. Le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme s’exprimait lors d’une conférence organisée dans le cadre du salon Milipol. Le préfet revient en outre sur les combattants étrangers, "enjeu sécuritaire majeur". Jane Coombs, ambassadrice de la Nouvelle-Zélande en France, évoque pour sa part les conséquences de l’attentat de Christchurch de mars 2019.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Sécurité globale
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

"Nous sommes dans une sorte de foisonnement des idéologies de rupture", déclare Pierre de Bousquet de Florian, coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, jeudi 21 novembre 2019, lors du salon Milipol, organisé à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Selon lui, "les services de renseignement portent une attention majeure sur l’ultradroite, qui a commis plusieurs attentats terroristes ces dernières années, comme sur l’ultragauche, qui n’est pas, à ce stade, compromise dans des actions terroristes, mais plusieurs de ses représentants en sont capables et susceptibles de le faire".

Les agents du renseignement portent en outre une attention particulière aux "radicaux de tous bords". "Les discours sont de plus en plus violents". Il cite notamment, parmi les groupes pouvant évoluer vers une forme d’action terroriste, les antispécistes, les libertariens, les autonomistes, les transhumanistes, les identitaires, mais aussi les écologistes. Le coordonnateur évoque par ailleurs la menace du terrorisme étatique, "une habitude qui s’était perdue depuis les années quatre-vingt". "Il n’est pas à exclure qu’un État acculé puisse recourir à ce type d’action." Par ailleurs, le responsable souligne la "progression inquiétante" des actes de cyberterrorisme. "Il n’est pas exclu que certains aient la volonté de faire s’effondrer un système critique."

La lutte contre le terrorisme, une priorité

"La lutte contre le terrorisme reste parmi les priorités du ministère de l'Intérieur. La menace demeure à un niveau très élevé", note également le préfet. Il rappelle que "depuis 2015, la France a connu quatorze attaques réussies ayant entraîné 255 morts et plusieurs centaines de blessés". "Depuis 2017, sept attaques ont abouti." Selon lui, "la principale menace terroriste reste la menace islamiste, même si la capacité de projection de Daech a été réduite avec la fin du califat territorial" (lire sur AEF info). "Al Qaïda reste virulent, notamment dans la bande sahélo-saharienne."

Il se félicite par ailleurs du "tarissement des filières" des combattants étrangers vers l’Irak et la Syrie, mais pointe la présence de "700 Français sur zone qui ne sont ni revenus, ni morts" (lire sur AEF info). "Environ 200 sont emprisonnés en Syrie, dans des camps que nous situons bien. S’ajoutent à cela plusieurs centaines d’enfants, la plupart nés sur place, et qu’il faut traiter, sans que nous en ayons la capacité, l’accès étant très compliqué." Et d’indiquer qu'"en raison de l’offensive turque, les returnees sont un enjeu sécuritaire majeur" (lire sur AEF info). "Pour l’instant, la France privilégie le jugement des combattants dans les pays où ils ont commis leurs crimes."

"La menace endogène reste la préoccupation majeure", souligne également Pierre de Bousquet de Florian. "Ce sont des individus qui sont difficiles à déceler, isolés, sans vrai réseau, principalement des hommes, d’origine maghrébine, avec un profil de petit délinquant. Ils utilisent des moyens rudimentaires, et privilégient les cibles vulnérables ou symboliques", précise-t-il. Le préfet alerte sur le "souci des engins explosifs improvisés". "Nous avons enregistré la volonté d’associer des agents NRBC à des engins explosifs." En outre, "l’ouverture de grands procès terroristes pourrait inciter certains à passer à l’acte".

Armer l’Internet

Jane Coombs, ambassadrice de la Nouvelle-Zélande en France, revient sur l’attentat de Christchurch, qui a fait 51 morts en mars 2019 (lire sur AEF info). "Cette attaque a servi à armer internet", estime la diplomate, rappelant que l’attaquant a filmé et diffusé son attaque sur Facebook. "Dans les 24 heures qui ont suivi l’attaque, Facebook a supprimé 1,5 million de copies de la vidéo. Youtube a recensé la mise en ligne de cette vidéo une fois par seconde durant la même période. L’impact de cette attaque, par sa diffusion, a été inédit", poursuit-elle. "Cela nous a prouvé que les efforts pour lutter contre une telle utilisation d’internet devaient être portés à l’échelle internationale."

Évoquant l’appel de Christchurch, texte de coopération internationale signé en mai 2019 (lire sur AEF info), elle se félicite que l’initiative soit désormais "supportée par 48 États, trois organisations internationales et huit plateformes de l’internet". "L’appel a mis en relief qu’une législation gouvernementale seule ne suffit pas pour lutter contre les contenus terroristes et extrémistes et leur diffusion en ligne. La technologie évolue sans cesse. Les gouvernements doivent s’adapter, mais cela passe par une coopération poussée avec les autres États et les compagnies."

Des évolutions majeures

"En septembre, nous avons pu annoncer des évolutions majeures. Il s’agit tout d’abord de la réforme du Forum mondial de l’internet contre le terrorisme, une initiative qui venait initialement des compagnies elles-mêmes", poursuit Jane Coombs. "Il doit désormais devenir un organe indépendant, avec un directeur exécutif, une fonction de gestion de crise mobilisable à tout moment et des groupes de travail couvrant divers sujets, et un comité regroupant des représentants des gouvernements et d’organisations internationales."

Elle évoque également la mise en œuvre d’un nouveau protocole de crise. "Chaque seconde, chaque heure peut-être cruciale dans la lutte contre la diffusion de contenus extrémistes. Il est nécessaire de développer un mécanisme de crise pour répondre à une éventuelle attaque." Cet outil, qui doit être testé en Nouvelle-Zélande le mois prochain, "fait toujours l’objet d’ajustements".

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Raphaël Marchal, journaliste