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Chercheurs Entrepreneurs Challenges : Quentin Vincent et Anne Blanchart lauréats de la finale régionale Grand Est

Quentin Vincent, docteur en écologie des sols et Anne Blanchart, docteure en sciences du sol et urbanisme à l’université de Lorraine, sont lauréats du concours régional "Docteurs entrepreneurs", organisé le 14 novembre 2019 à Reims. Ils représenteront la région lors de la finale nationale. Paul Didier, docteur en mécanique des matériaux à l’UL, est lauréat du prix "émergence" pour son projet d’entreprise qui s’adresse au marché des dispositifs médicaux implantables. Stéphane Dedieu, enseignant-chercheur (Urca), remporte quant à lui le premier prix "Start-up Connexion".

Finale régionale Grand Est des Chercheurs Entrepreneurs Challenges, le 14 novembre 2019 à Reims. Droits réservés - DR

Après Strasbourg en 2018, c’était au tour de Reims d’accueillir la finale régionale Grand Est des Chercheurs Entrepreneurs Challenges, jeudi 14 novembre 2019, coorganisée par AEF info, le CNRS, le RNCD (Réseau national des collèges doctoraux), les universités et les écoles d’ingénieurs du territoire, avec le soutien de la région Grand Est (1).

Docteurs-Entrepreneurs : les lauréats

Le concours "Docteurs-Entrepreneurs" récompense les projets de création d’entreprise issue de la recherche portés par des docteurs diplômés depuis moins de trois ans ou des doctorants en fin de thèse. Le premier prix est doté de 5 000 euros et le "prix émergence" de 2 000 euros. Le jury était composé de 5 experts du monde académique et économique représentatifs de l’ensemble du territoire (2).

Le premier prix est décerné à Quentin Vincent, docteur en écologie des sols à l’UL (actuellement en postdoc à Liège) et Anne Blanchart, docteure en sciences du sol et urbanisme à l’UL. Ils ont créé en juillet une start-up spécialisée en écologie urbaine à Vandœuvre-lès-Nancy ("Sol & Co"), aux côtés de trois directeurs de thèse. En proposant aux collectivités un diagnostic agronomique des sols en milieu urbain, cette entreprise veut "ouvrir le champ des possibles en matière de transition écologique des villes" (stockage du carbone, production de biomasse, etc.). Un premier contrat vient d’être signé avec la ville de Nancy.

Lauréat du "prix émergence", Paul Didier, docteur en mécanique des matériaux à l’UL, porte un projet d’entreprise qui s’adresse au marché de l’implantologie ("dispositifs médicaux implantables"). Le nouvel alliage de titane bio-inerte qu’il a mis au point possède des propriétés mécaniques proches de l’os humain, qui le rendent plus performant pour les implants maxillo-faciaux. À cette solution aujourd’hui brevetée, s’ajoutera la possibilité de réaliser des pièces sur-mesure, grâce à la fabrication additive.

Deux autres docteurs entrepreneurs ont concouru dans cette catégorie :

  • Amine Chaabouni, docteur en automatique, traitement du signal et des images à l’UL, a conçu "DeepRiver" pour transmettre et stocker des données à coût constant. Son logiciel permet d’encapsuler des documents numériques de tous ordres (images, vidéo, texte, etc.) dans une vidéo support. Une technologie qui pourrait s’avérer utile notamment dans le domaine médical (télémédecine, archivage).
  • Geoffroy Marchand, doctorant en sciences de l’information (et architecte), a imaginé "Le Goéland" pour accompagner les retraités "pendulaires" qui alternent les séjours dans leur pays d’origine et un pays plus exotique. Il veut développer une solution clé en main pour acquérir un logement à l’étranger et l’adapter à leur style de vie, en se fondant sur ses travaux de recherche et des services adaptés : gestion internationale de l’achat, sécurisation de biens, personnalisation des aménagements, etc.

Dans la catégorie "start-up connexion"

Stéphane Dedieu, enseignant-chercheur à l’Urca (au sein de l’UMR CNRS MEDyC, "Matrice Extracellulaire et Dynamique Cellulaire") et co-fondateur d’Apnomia Therapeutics, biotech spécialisée dans le développement d’immunothérapies anticancéreuses, remporte le premier prix et représentera Grand Est au national pour "Start-up Connexion". La technologie innovante développée combine un peptide thérapeutique anti-cancéreux et un kit diagnostic permettant de cibler, par une simple prise de sang, les patients éligibles à cette immunothérapie TAX2. Cette approche s’adresse plus particulièrement à des cancers difficilement traités, ovarien ou pancréatique, notamment.

Joseph Puzo, PDG d’Axon Cable, parrain de la promotion 2019

À cette occasion, une masterclass a été dispensée par Joseph Puzo, PDG d’Axon Cable (2 300 salariés, plus de 15 filiales). Cet entrepreneur a développé son entreprise et construit son avantage concurrentiel en s’appuyant sur la recherche universitaire. Ses produits de connectique équipent désormais les équipements de recherche (Cern) ou l’aérospatial.

"Pour trouver la ressource, il faut surtout bien savoir ce que l’on cherche", affirme-t-il. Il insiste également sur la nécessité de "tester rapidement son idée auprès d’un client potentiel". "Le projet doit pouvoir aboutir en moins de 18 mois ; n’hésitez pas à le découper pour rester dans ce rythme, sans quoi vous risquez de vous essouffler !"

"START-UP NATION : UNE PLACE À PRENDRE POUR L’ESR ?" UN DÉBAT ORGANISÉ DANS LE CADRE DES RENCONTRES DE L’ESRI D’AEF INFO

 

Les Rencontres de l’ESRI d’AEF info, qui se tiennent les 26 et 27 novembre prochains au Campus Condorcet, donneront lieu à un débat intitulé : "Start-up nation : une place à prendre pour le monde de l’ESR", de 14 heures à 15h30 le mercredi 27 novembre

Longtemps peu visibles et encore trop peu portées sur l’entrepreneuriat ou l’accompagnement de start-up, les universités, notamment celles lauréates des idex-isite, se mettent en ordre de marche : les "lieux totem", fonds de dotation, programmes d’accompagnement et de sensibilisation à la création d’entreprise auprès des étudiants comme des chercheurs se multiplient. Comment accroître la visibilité et la présence des universités dans les lieux de la "Start-up Nation" ? Comment faire tomber les barrières ?

Avec notamment : Valérie Castellani, médaille de l’innovation 2018 du CNRS (lire sur AEF info), Olivier Hueber, responsable de Pépite Paca-Est, Pascale Ribon, directrice de la mission DeepTech à Bpifrance et Francky Trichet, vice-président numérique de l’université de Nantes et adjoint au maire de Nantes.

L’inscription à ces Rencontres est gratuite, mais le nombre de places est limité. Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.

(1) Université de Reims Champagne-Ardenne, Université de Strasbourg, Université de Lorraine, Université de Haute Alsace, UTT, Insa Strasbourg, et les Satt Nord, Conectus et Sayens.

(2) Le jury est composé de cinq experts : Caroline Dreyer (présidente de la Satt Conectus), Natacha Hauser-Costa (directrice de l’incubateur, UL) ; Laurent Lucas (VP de la commission recherche de l’Urca) ; Germain Malnoury (responsable valorisation, entrepreneuriat et PI, UTT) ; et Reynald Rennesson (délégué innovation Bpifrance).

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Pascaline Marion, journaliste