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Pacte productif 2025 : la contribution de l’association française des pôles de compétitivité

"L’innovation technologique est une priorité pour la France qui doit être portée en tant que telle avec un leadership politique clair, qui implique tous les ministères concernés et qui doit se traduire par la définition d’une stratégie et un suivi de sa mise en œuvre dans la durée", estime l’AFPC dans sa contribution au Pacte productif 2025, publiée en octobre 2019 (1). L’association estime aussi que "les entreprises doivent pouvoir accueillir plus facilement des chercheurs avec des mécanismes équivalents aux Cifre pour aider les entreprises à payer un complément de salaire aux chercheurs".

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"Les pôles de compétitivité restent mobilisés pour répondre aux attentes du Pacte productif 2025. Ils seront des partenaires au premier rang notamment pour toutes les actions portant sur le développement des compétences, de l’innovation et des écosystèmes", écrit Jean-Luc Beylat, président de l’AFPC, en préambule de la contribution de l’association au Pacte productif 2025. 

LIBÉRER LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

"L’innovation technologique est une priorité pour la France qui doit être portée en tant que telle avec un leadership politique clair, qui implique tous les ministères concernés et qui doit se traduire par la définition d’une stratégie et un suivi de sa mise en œuvre dans la durée", estime l’AFPC. "Aujourd’hui, les organes de gouvernance sont multiples et les actions sont morcelées ce qui nuit à l’efficience des politiques souhaitées", déplore-t-elle. 


En outre, l’association revient sur la question de la gestion de la propriété intellectuelle et considère que cette dernière, issue des structures de recherche publique, "doit être accessible sans conditions préalables si ce n’est celle de faire un juste retour en cas de succès, afin de libérer les opportunités de passer de l’invention à l’innovation pour les acteurs économiques français à même de valoriser cette propriété intellectuelle".

COMMENT FACILITER LES PASSERELLES ENTRE RECHERCHE ET MONDE ÉCONOMIQUE ?

 
 

Plusieurs actions sont à lancer :

  • "Mettre au contact les potentiels futurs chercheurs (universités et écoles) avec les outils économiques et financiers dès le niveau master et initier des formations complémentaires ad hoc et en faire des outils reconnus par le MESRI ;
  • Développer et généraliser les politiques mises en œuvre par les pôles ou technopoles ;
  • Renforcer les dispositifs existants (conventions Cifre, projets de recherche public-privé, formation à la valorisation des résultats de la recherche y compris l’entrepreneuriat etc.) ;
  • Mettre les brevets et la création de start-up comme critères d’évaluation des chercheurs et laboratoires plus que les publications ;
  • Organiser les allers-retours des chercheurs entre public et privé, en faire des jalons pour les universités et organismes et valoriser la carrière du chercheur."

REVOIR LES CRITÈRES D'ÉVALUATION DES CHERCHEURS

Par ailleurs, la contribution de l’AFPC revient sur "l’évaluation des chercheurs et des structures qui les emploient". "Elle doit mettre en avant l’innovation et les parcours croisés entre recherche publique et entreprises avec une réelle valorisation pour le chercheur et son employeur", fait valoir l’association. "Il ne s’agit pas seulement de faciliter la création de start-up mais bien de faciliter aussi des parcours au sein d’entreprises existantes de type PME/PMI ou grands groupes innovants qui existent déjà et qui ont besoin de ce renfort de compétences. "


Enfin, "les entreprises doivent pouvoir accueillir plus facilement des chercheurs jeunes ou confirmés avec des mécanismes équivalents aux Cifre pour aider les entreprises à payer un complément de salaire aux chercheurs", insiste l’AFPC. De la même manière, "les contrats de travail pour les doctorants et post-doctorants doivent évoluer pour permettre des durées plus longues que celles permises actuellement par les CDD".

LES AUTRES PROPOSITIONS "PRIORITAIRES" DE L’APFC

 

L’Association formule également des propositions sur les autres volets du Pacte productif 2025 :

Numérique

  • "Créer un observatoire des nouveaux métiers permettant de partager au niveau national les expériences sur les nouveaux métiers et les nouvelles formations associées ;
  • Donner pour mission aux pôles de compétitivité d’organiser des sessions de formation-acculturation à destination des PME traditionnelles, et mettre en place une incitation pour que les PME traditionnelles s’y inscrivent et rejoignent les pôles." 


Industrie

  • "Favoriser et accompagner la transformation et la croissance des PME et ETI, en particulier vers l’industrie du futur, mais aussi vers l’économie circulaire, en simplifiant les procédures fiscales et administratives pour favoriser les investissements industriels ;
  • Recenser et partager les bonnes pratiques inter-régions, voire territoires d’Industrie et inter/intrafilière, et mise en place d’échanges réguliers entre les différents acteurs régionaux afin de partager les bonnes pratiques et s’inspirer des dispositifs existants."

Transition énergétique

  • "Consolider un document/outil rassemblant toutes les solutions actuellement disponibles via ses adhérents contribuant de manière significative et innovante à la réduction des activités de production et de transport ;

  • Mettre en place un observatoire de la compétitivité, s’appuyant sur une enquête régulière par filière, pour faire s’exprimer les PME et ETI sur leur perception de leur attractivité actuelle ou future, leur situation concurrentielle et perspectives de marché, leurs besoins en compétence, et en identifiant ainsi les enjeux court et moyen terme."

Agri-agroalimentaire

  • "Renforcer le soutien aux pôles de compétitivité des filières agricole, agroalimentaire et forêt-bois que l’État a retenus pour la phase 4."

(1) L’Association des pôles de compétitivité a conduit cette consultation en s’appuyant sur cinq pôles pilotes sur les thématiques du Pacte productif 2025 (transition énergétique, numérique, industrie, agri-agroalimentaire et innovation). Chaque pilote a ensuite organisé sa réponse en se coordonnant sur un interpole lorsqu’il existe ou un groupe de travail pertinent.

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Julien Jankowiak, journaliste