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Home| Social / RH| Protection sociale| Dépêche n°615629

Retraites : la CGT réitère à Jean-Paul Delevoye son opposition au projet de réforme par points

Dans la foulée de sa rencontre avec le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye le 29 octobre 2019, la CGT rappelle que la priorité doit être de "s’attaquer aux inégalités". La confédération critique les réponses du gouvernement "pas appropriées à ces enjeux" et susceptibles "d’aggraver ces situations". La CGT dénonce un "hold-up social" et propose de s’attaquer aux niches sociales, revenir sur les exonérations de cotisations patronales et sociales pour les entreprises. Des propositions qui seront "au cœur des mobilisations" de la journée de grève du 5 décembre prochain.

Le CGT propose de supprimer les exonérations de cotisations patronales qui "privent la sécurité sociale de 15 milliards d’euros" Droits réservés - DR

Lors de sa rencontre avec le Haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye mardi 29 octobre, la CGT lui a réitéré son opposition au projet de la réforme par point. Trois thématiques ont été abordées, d’après le communiqué diffusé le 30 octobre par la confédération syndicale : "financement et recettes du système de retraite", "prise en compte de la pénibilité" et "réduction des inégalités". "La retraite étant le reflet de la vie active, la priorité est de s’attaquer aux inégalités", demande la CGT.

Niches sociales, exonérations : "Un Hold-up social"

La centrale propose plusieurs "sources" de financements : supprimer les exonérations de cotisations patronales, qui résultent des "orientations gouvernementales" et "privent la sécurité sociale de 15 milliards d’euros". Ou encore s’attaquer aux niches sociales, "qui pèsent à hauteur de 90 milliards d’euros sur le budget de la sécurité sociale", pointe la CGT en citant "le rapport récent de la Cour des comptes".

Pour mettre fin au "hold-up social des assurés sociaux", la confédération propose de supprimer l’exonération de cotisations sociales pour les entreprises du CAC 40, "ce qui permettrait de dégager 5,5 milliards d’euros pour le financement de la sécurité sociale et des retraites". 45 milliards de recettes supplémentaires seraient aussi permises par la remise en cause de la moitié de ces exonérations pour les autres entreprises

L’amélioration du système, en outre, "passe obligatoirement par de meilleurs salaires et le plein-emploi." Un vœu que la CGT propose de réaliser en augmentant les salaires de 1 % dans le privé pour dégager 5,87 milliards d’euros de cotisations supplémentaires et par la "création d’emplois pérennes et non précaires" afin de réduire les dépenses de l’assurance chômage. Toutes ces propositions "sont au cœur des mobilisations et des revendications de la journée interprofessionnelle de grève et d’action du 5 décembre prochain", à laquelle appellent la CGT, la FSU, FO, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse.

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La piste consistant à réserver les effets de la réforme des retraites aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail, qu’Emmanuel Macron a semblé suggérer lundi (lire sur AEF info), ne recueille pas les faveurs du Haut-commissaire : si elle "est sur la table", elle "n’est pas celle que je privilégie à titre personnel", a déclaré Jean-Paul Delevoye sur France 2 ce mardi 29 octobre 2019, en expliquant : "Ce que l’on fait pour les uns, il faut le faire pour les autres". "Quand vous parlez de revisiter le contrat avec la nation, c’est pour l’ensemble de la fonction publique", a-t-il poursuivi, reconnaissant que ce serait une "injustice" d’appliquer "brutalement" la réforme par exemple aux enseignants. "Aujourd’hui, c’est l’ensemble de la société qui est concernée : comment on se comporte avec les 70 % de salariés du privé, comment on se comporte avec les 10 % d’indépendants ? Et il y a un chemin pour chaque profession, pour chaque statut, y compris pour les régimes spéciaux", a ajouté le Haut-commissaire, qui, concernant la grève prévue dans les transports à partir du 5 décembre, a reconnu ne pas se "faire d’illusion : la grève aura lieu".

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Dans un communiqué du 14 octobre 2019, l’Unsa éducation "constate que le temps avance et que rien de concret ne vient confirmer" les propos de Jean-Michel Blanquer expliquant que la réforme des retraites doit être l’occasion d’une revalorisation des enseignants (lire sur AEF info). Le syndicat "dénonce l’absence d’annonce tangible et d’engagement suffisamment solide avant le passage de la loi sur les retraites à l’Assemblée", notamment après la réunion du 8 octobre (lire sur AEF info). L’Unsa se dit "prêt à négocier" sur la réforme seulement si "une enveloppe financière conséquente est attribuée pour revaloriser les carrières". Dans le cas contraire, l’Unsa "appellera à une journée de grève dans l’EN le 5 décembre". De son côté, le Snalc explique le 18 octobre qu’il se prononcera sur sa participation à la grève du 5 décembre "en fonction de ce qui sera mis sur la table le 7 novembre".

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Vincent JAOUEN, journaliste