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Attaque au sein de la Préfecture de police : le procureur de Paris confirme le bilan de quatre fonctionnaires tués

Le ministre de l'Intérieur et le procureur de la République de Paris dressent un premier bilan officiel de l’attaque survenue au sein de la Préfecture de police, jeudi 3 octobre 2019. "Un homme âgé de 45 ans, adjoint administratif employé […] depuis 2003 au sein de la Préfecture de police, s’est engagé dans un parcours meurtrier", décrit Christophe Castaner. Rémy Heitz annonce, outre la mort de l’assaillant, le décès de "trois fonctionnaires de police et un agent administratif". L’attaque a été perpétrée au couteau, apprend AEF info de sources concordantes.

Rémy Heitz, procureur de la République de Paris (à gauche), et Chrisophe Castaner, ministre de l'Intérieur (au centre), s'expriment au sujet de l'attaque survenue au sein de la Préfecture de police, jeudi 3 octobre 2019. MaxPPP

"Nous déplorons le décès de trois hommes et une femme, fonctionnaires de deux directions de la Préfecture de police : la direction du renseignement et la Dspap", annonce Rémy Heitz, jeudi 3 octobre 2019. Le procureur de Paris s'exprimait après l’attaque survenue entre 12h30 et 13 heures au sein de la Préfecture de police. Une cinquième victime, "blessée", est "actuellement en cours d’opération", complète Christophe Castaner. "Les nouvelles sont plutôt rassurantes."

L’auteur, agent administratif de la Préfecture de police, a été "neutralisé par un fonctionnaire de police présent", indique Rémy Heitz. Âgé de 45 ans, il "n’a jamais présenté de difficulté comportementale, ni le moindre signe d’alerte", précise Christophe Castaner. Selon les informations recueillies par AEF info, il était affecté au sein du service informatique de la direction du renseignement et s’en est pris à ses victimes à l’aide d’un couteau.

La brigade criminelle chargée de l’enquête

"J’ai ouvert immédiatement une enquête qui a été confiée à la brigade criminelle de la direction régionale de la police judiciaire des chefs d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique et de tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique", indique Rémy Heitz. "Cette enquête va s’attacher tout spécialement à mettre en lumière les motivations du passage à l’acte de l’auteur des faits", poursuit le magistrat, qui précise qu’une perquisition est en cours au domicile de ce dernier. "D’autres investigations vont être menées dans les prochaines heures."

"Nous sommes, avec mon collègue procureur national antiterroriste, en évaluation de la situation", ajoute Rémy Heitz. "Nous verrons quelles suites procédurales donner à cette affaire."

"Événement d’une gravité exceptionnelle"

"Nos personnels sont mobilisés pour mener l’enquête dans les meilleures conditions et faire en sorte que toute la vérité soit faite", souligne Christophe Castaner. Et de préciser que les agents de la Préfecture de police sont "particulièrement marqués par cet événement d’une gravité exceptionnelle". Le ministre de l'Intérieur précise que le président de la République, le Premier ministre et la maire de Paris ont rencontré certains d’entre eux.

Les réactions

 

Plusieurs responsables politiques et représentants des institutions ont réagi sur Twitter à l’annonce de ce quadruple homicide au sein de la Préfecture de police. Le DGPN, Éric Morvan, adresse ses "chaleureuses pensées et indéfectible soutien aux policiers" de la Préfecture de police "tragiquement éprouvés, au sein même" de l’institution. Pour Anne Hidalgo, la capitale "pleure les siens cet après-midi après cette effroyable attaque". La maire (PS) de Paris souligne le "lourd" bilan de l’attaque et annonce qu’un hommage sera rendu aux victimes en Conseil de Paris, qui se tient jusqu’à vendredi 4 octobre 2019. "Nous saluerons l’engagement sans faille des membres des forces de l’ordre au service de la sécurité des Parisiennes et des Parisiens. Nous savons ce que nous leur devons."

Bernard Cazeneuve, ex-ministre de l’Intérieur, adresse également ses pensées aux familles et "aux proches des agents de la Préfecture de police assassinés aujourd’hui", ainsi que sa "solidarité et [sa] compassion aux forces de l’ordre et à l’ensemble du personnel de la Préfecture". Le sénateur Philippe Bas (LR, Manche) rend un "hommage respectueux aux policiers victimes d’assassinats barbares parce qu’ils portaient l’uniforme des serviteurs de la République". Le président de la commission des Lois du Sénat assure que "la Nation ne les abandonnera pas". Son homologue de l’Assemblée nationale livre également ses "pensées" en direction des victimes, de leurs familles et leurs collègues. Yaël Braun-Pivet (LREM, Yvelines) fait part de son "soutien indéfectible" aux forces de l’ordre. "Toute la lumière devra être faite sur ces événements tragiques", écrit-elle.

"Parce qu'ils portent un uniforme et du fait de leur engagement, ils sont des cibles", réagit le député Christophe Naegelen (UDI, Vosges), rapporteur de la commission d’enquête sur les moyens des forces de sécurité intérieure de l'Assemblée nationale (lire sur AEF info). "C'est notre devoir de les soutenir au quotidien comme ils nous protègent", souligne-t-il en adressant ses pensées aux proches des policiers "lâchement assassinés".

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Clément Giuliano, journaliste