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Home| Social / RH| Protection sociale| Dépêche n°612826

Réforme des retraites : une intersyndicale de l’ESR appelle les personnels à se mobiliser le 24 septembre 2019

"Les personnels de l’ESR ont tout à perdre avec la mise en place d’un système de retraites par points", écrit une intersyndicale (1), le 18 septembre 2019, appelant à une mobilisation contre le projet de réforme du gouvernement, lors de la manifestation prévue le 24 septembre prochain. Les mesures envisagées par la réforme, auront "des conséquences très importantes dans l’ESR compte tenu des durées d’études nécessaires pour entrer dans les carrières" et des primes dans l’ESR, qui sont "parmi les plus basses de la fonction publique", alertent les syndicats.

"Sous couvert d’uniformiser les systèmes de retraite, l’objectif affiché de la réforme du gouvernement Macron est de bloquer définitivement la part des richesses que nous affectons collectivement aux retraites, à 14 % du PIB. Comme le nombre de retraités augmentera de 35 % d'ici 2050, le montant de nos retraites sera automatiquement revu à la baisse", souligne l’intersyndicale de l’ESR. Elle interpelle également sur le fait que "la valeur future du point sera fixée de manière unilatérale par les gouvernements à venir, condamnant chaque retraité à l’insécurité perpétuelle sur sa pension de base".

"Dans le nouveau système, c’est la totalité de la carrière qui serait prise en compte, ce qui tirera automatiquement, et fortement, le montant des pensions vers le bas, en particulier pour les femmes et pour ceux qui auront connu des phases de précarité dans leurs carrières", écrivent également les syndicats. Ils alertent sur l’impact que cela pourrait avoir concernant les personnels de l’ESR dont certains entrent tard dans la carrière (34 ans pour un enseignant-chercheur par exemple, selon le Snesup-FSU). Pour rappel, le système actuel prend en compte les 25 meilleures années dans le privé et les 6 derniers mois pour les fonctionnaires.

Les primes dans l’ESR parmi les plus faibles de la fonction publique

"Pour atténuer la baisse des pensions, la réforme prévoit une prise en compte des primes et indemnités des fonctionnaires dans le calcul des retraites. Mais, les primes des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche sont parmi les plus basses de la fonction publique", selon les syndicats.

Les organisations syndicales signataires de cet appel, revendiquent donc :

  • "Le maintien du code des pensions civiles et militaires ; maintien du calcul du montant de la pension basé sur les six derniers mois d’activité,
  • une pension d’au moins 75 % du revenu net d’activité (pour une carrière complète) sans que celle-ci ne puisse être inférieure au Smic,
  • la réindexation des retraites sur le salaire annuel moyen et non sur l’inflation, facteur de décrochage de pouvoir d’achat entre les actifs et les retraités,
  • la revalorisation de la rémunération des agents de la Fonction publique,
  • la suppression des décotes et des surcotes,
  • la prise en compte des années travaillées à l’étranger,
  • la prise en compte de l’ensemble des années d’études et de formation."

(1) Les signataires de l'appel sont : le SNTRS-CGT, la CGT Ferc-Sup, la CGT-Inra, le Snesup-FSU, le Snep-FSU, le Snasub-FSU, le SNCS-FSU, FO ESR, le SNPTES, SUD-Recherche EPST, Solidaires et SUD-Éducation.

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Camille Cordonnier, journaliste