Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Enseignants-chercheurs : 5,7 qualifications au CNU pour un poste ouvert en 2018. Le point par section et par corps

Dans la plupart des sections du CNU, la qualification est loin d’être une condition suffisante, bien que nécessaire, pour obtenir un poste de maître de conférences ou de professeur. En moyenne, on compte près de six fois plus de qualifications en 2018 que de postes. En météorologie, ou biologie des organismes, c’est même un facteur 20 concernant les MCF. À l’inverse, en droit privé, se qualifier équivaut presque à obtenir un poste. Après un premier point chiffré sur la qualification par le CNU, dispositif actuellement en discussion, AEF info aborde le recrutement, par section et par corps.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

SOURCES ET méthodologie

 

Nous avons utilisé les notes de la DGRH qui, chaque année, publie le bilan des campagnes de qualification aux fonctions de MCF et de PU.

trois à six fois plus de qualifications délivrées que de postes ouverts en 2018

Une fois la qualification obtenue dans une discipline donnée, l'enseignant-chercheur a quatre voire cinq ans – la qualification étant valable jusqu’au 31 décembre de l’année n+4 – pour obtenir un poste dans une université (1). Une comparaison du "vivier" de qualifications 2018 avec le nombre de postes offerts au concours 2018, par section du CNU et corps des individus qualifiés, permet d’appréhender le décalage entre l'offre de postes et la demande.

En moyenne, en effet, on comptait, en 2018, un ratio de 6,8 qualifications pour un poste ouvert de maître de conférences (1 189 postes étaient ouverts alors que 8 059 qualifications avaient été délivrées). La pression était moitié moindre pour un poste de professeur des universités, pour lequel en moyenne 3,7 qualifications ont été délivrées (2 172 qualifications délivrées, et 591 postes ouverts). Les deux corps confondus, la proportion moyenne est de 5,7.

Il est à noter que ces ratios donnent des indications partielles de la pression existante : en 2018, le "stock" des enseignants-chercheurs qualifiés durant les trois années précédentes et n’ayant pas encore trouvé de poste peuvent aussi postuler. Nous n’avons ici pris en compte que le flux de l’année considérée. Par ailleurs, les valeurs indiquées représentent bien ici des qualifications et non des personnes qualifiées, car un individu peut parfois obtenir plusieurs qualifications correspondant à des disciplines différentes.

moins de la moitié des qualifiés ont postulé dès 2018

 

4 226 personnes détenant globalement 5 467 qualifications délivrées en 2018 n’ont pas présenté de candidature sur les postes ouverts au recrutement. Elles représentent 54 % des personnes qualifiées par le CNU au titre de l’année 2018. Globalement, moins de la moitié des qualifiés de 2018 ont ainsi postulé dès cette année à des concours de recrutement d’enseignant-chercheur : 48,5 % pour les MCF et 37,5 % pour les PU. "Ces dernières années, la participation des qualifiés aux concours de recrutement a reculé. Que ce soit au niveau des qualifiés qui se présentent à un concours l’année de leur qualification (de 58 % en 2010 à 49 % en 2018) ou durant les cinq années de validité de leur qualification (de 74 % en 2010 à 70 % en 2014). Ce taux de participation des qualifiés à un concours de recrutement a baissé concomitamment à la diminution du nombre de postes publiés d’enseignants-chercheurs", souligne la DGRH du MESRI.

Parmi les qualifiés de 2014 n’ayant pas été requalifiés depuis, 30 % ne se sont jamais présentés aux concours d’enseignant-chercheur durant les cinq années de validité de leur qualification. Au final, 23 % de ces qualifiés de 2014 ont été recrutés, dont 45 % dès la première année. Entre 2014 et 2018, les qualifiés aux fonctions de MCF sont 20 % à avoir été recrutés contre 37 % pour les qualifiés PU.

Comment s'explique "l'évaporation" de 30% d'une cohorte de qualifiés, qui ne postule jamais ? En 2013, les sociologues Baptiste Coulmont (Paris-VIII) et Olivier Bouba-Olga (Poitiers) avaient avancé des premiers éléments d'explication sur leurs blogs, complétés par les commentaires des internautes : autocensure, découragement en raison du peu de postes ouverts, profils de poste trop étroits, qualification demandée par les laboratoires indépendamment des souhaits de carrière des thésards, beaucoup de débouchés dans le privé dans certaines disciplines, candidats étrangers à la recherche d'un label avant de retourner dans leur pays…(lire sur AEF info).

De 2 à 30 qualifications pour un poste de MCF ouvert selon le groupe CNU

La situation est néanmoins très variable d’un groupe CNU à l’autre. En sciences de la terre, le nombre de qualifications, soit 420, est 30 fois supérieur au nombre de postes ouverts en 2018 pour les MCF, et 6 fois supérieur pour les PU. C’est le ratio le plus élevé concernant les MCF. La physique se situe en tête pour les PU avec 9,63 plus de qualifications (154 en 2018) que de postes.

Le droit est au contraire le groupe disciplinaire où l’accès à poste est le plus aisé, une forte sélection ayant été opérée en amont lors de la qualification des dossiers: on y compte deux postes pour une qualification de MCF en moyenne, et davantage de postes que de qualifications délivrées en 2018 pour la fonction de PU. Les effectifs figurent parmi les plus réduits, avec 251 qualifications de MCF, et 24 qualifications de PU seulement en 2018.

Voici la situation dans les trois groupes les plus volumineux :

  • histoire, géographie, sociologie, urbanisme et philosophie : les qualifications sont près de 9 fois plus nombreuses que les postes de MCF, et 2,6 fois pour les postes de PU. On y compte 1 604 qualifications de MCF, et 308 qualifications de PU en 2018.
  • biologie : on dénombre 18 qualifications pour un poste de MCF ouvert, et près de 8 qualifications pour un poste de PU. Les effectifs y sont de 1 363 qualifications MCF et 301 qualifications PU en 2018. C’est, parmi les trois groupes, celui où l’accès à un poste est le plus difficile pour les qualifiés.
  • mécanique : 7 fois plus de qualifications que de postes de MCF, contre un facteur 6 pour les PU. Les effectifs de qualifications en 2018 étant respectivement de 869 et 362.

Sciences de gestion et informatique, en tête en nombre de postes

Parmi les 57 sections du CNU réparties au sein des 12 groupes, les 10 premières en nombre de postes ouverts pour les maîtres de conférences offraient chacune plus de 35 postes :

  • Sciences de gestion (section 06) : 93 postes
  • Informatique (section 27) : 68 postes
  • Droit privé et sciences criminelles (section 01) : 66 postes
  • Mécanique (section 60) : 57 postes
  • Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes (section 11) : 52 postes
  • Psychologie (section 16) : 50 postes
  • Staps (section 74) : 50 postes
  • Sciences de l’éducation (section 70) : 41 postes
  • Sciences économiques (section 05) : 39 postes
  • Sciences de l’information et de la communication (section 71) : 37 postes

Les 10 sections qui ouvrent le moins de postes de MCF sont :

  • Langues et littérature anciennes (5 postes)
  • Constituants élémentaires (4 postes)
  • Histoire du droit et des institutions (4 postes)
  • Théologie catholique (3 postes)
  • Terre solide (3 postes)
  • Météorologie, océanographie (2 postes)
  • Astronomie, astrophysique (2 postes)
  • Cultures et langues régionales (1 poste)
  • Théologie protestante (aucun poste en 2018)

Les sciences de gestion et l’informatique restent premières dans le corps des professeurs avec respectivement 38 et 33 postes. Arrivent ensuite les sciences économiques (30 postes), les mathématiques appliquées (27 postes), l’histoire moderne (26 postes), l’anglais (24 postes), l’histoire ancienne (23 postes), le français (23 postes), la mécanique (21 postes), et la psychologie (20 postes).

Quatre disciplines n’ont pas ouvert de poste de PU en 2018 : la théologie catholique, et protestante, l’épistémologie et l’histoire du droit.

Dans quelles sections les qualifiés ont-ils plus d’opportunités ?

Ces postes sont toutefois à mettre en regard des volumes de candidatures, pour refléter les disciplines où un enseignant-chercheur a plus ou moins de chances d’obtenir un poste. La situation la plus favorable sur le marché de l’emploi des qualifiés au niveau national est en droit privé et sciences criminelles (section 01) : 55 qualifications ont été délivrées en 2018 pour 66 postes de MCF ouverts, soit 0,8 qualification pour 1 poste. C’est la seule section où le nombre de postes ouverts au concours en 2018 est supérieur au nombre de qualifications obtenues la même année. Pour un poste de professeur, la proportion est même d’un facteur 3, avec 6 qualifications délivrées et 18 postes ouverts.

La situation est nettement moins favorable en anthropologie et ethnologie, avec 160 qualifications pour 6 postes de MCF, soit 26 fois moins d’opportunités, et 15 qualifications pour 2 postes ouverts de PU en France.

Le record absolu de tension est observé en épistémologie, avec 86 qualifications pour un seul poste ouvert de MCF. Parmi les moins favorables, la biologie des organismes, avec 217 qualifications pour 7 postes de MCF (soit un rapport de 31), et 49 qualifications pour 2 postes de PU. Une situation qui semble décourager les postulants : le taux de participation au concours pour un qualifié en biologie des organismes la même année est de 35 % pour les MCF (seuls 76 qualifiés en 2018 se portent candidats parmi les 217), et 18 % pour les PU (seuls 9 qualifiés en 2018 participent sur 49).

Dans la visualisation ci-dessous, nous donnons à voir la part des qualifications 'mobilisées' pour le recrutement 2018, par section du CNU et par corps, des individus qualifiés, au regard du nombre de candidats initial et de postes final. Plus précisément, il s’agit du nombre de qualifications de la campagne 2018, détenues par des personnes qui ont participé à la campagne 2018 de recrutement, le 'vivier' étant ici défini comme la population participant aux concours de recrutement. Sélectionnez à droite le groupe ou la section qui vous intéressent.

Parmi les sections relativement tendues, l’anthropologie biologique, ethnologie et préhistoire (section 20) : on compte 26,7 qualifications pour un poste de MCF, le nombre de postes ouverts en 2018 étant de 6. En milieux denses et matériaux (section 30), 25,3 qualifications étaient délivrées pour 1 poste de MCF ouvert. En astronomie (section 24) : 28,5 qualifications pour un poste de MCF, seuls deux postes étant ouverts. En météorologie, océanographie (section 37), on compte 34 qualifications pour un poste de MCF, deux postes étant ouverts, et le taux de participation au concours parmi les qualifiés étant faible : 23 %.

À l’opposé, les enseignants-chercheurs semblent bénéficier de meilleures opportunités pour les postes de MCF en Staps (ratio qualifications/postes de 1,7), information et communication (1,9), gestion (2), anglais (3,1) ou en sciences de l’éducation (3,2). L’histoire ancienne et le français ancien, l’anglais et le français sont quant à eux des champs disciplinaires où les postes de PU semblent les plus accessibles, avec des ratios compris entre 1,3 et 1,5 qualification pour un recrutement.

Une section qui qualifie peu voit-elle relativement davantage de postes ouverts par les universités ?

Enfin, certaines sections telles que le droit ou les sciences de gestion sont connues pour leur choix de qualifier peu de candidats, dans une démarche de corréler le nombre de qualifications délivrées à la situation du marché de l’emploi. Cela se vérifie-t-il dans les faits ? Globalement, le taux de qualification est-il lié au nombre de postes ? Il semble que oui. En 2018, la corrélation est manifeste :


(1) Une fois qualifié, l’enseignant-chercheur fait alors partie du vivier qu’une université peut recruter après un examen des candidature par un comité de sélection constitué d’une dizaine de personnes dont la moitié d’extérieurs.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Ana Lutzky, journaliste