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Enedis rejoint l'Urban Lab de Paris&Co pour "devenir partenaire de la transformation urbaine"

Enedis a signé, vendredi 5 juillet 2019, un partenariat avec Paris&Co pour intégrer le laboratoire d’expérimentation "Quartiers d’innovation urbaine" porté par Urban Lab. Un moyen pour le gestionnaire de réseau de distribution d’électricité de tester sur les deux territoires parisiens ses solutions : "pas forcément des innovations technologiques, mais de nouvelles manières de travailler", notamment en impliquant davantage les citoyens, explique Nicolas Machtou, directeur délégué Île-de-France d’Enedis.

La réduction de l'impact urbain est l'une des ambitions d'Enedis, qui entend également s'investir sur la résilience des réseaux et l'implication des citoyens. Enedis/Paris&Co

"C’était un des seuls maillons qui nous manquaient, celui qui intervient sur l’électricité", se félicite Albane Godard, directrice de l’Urban Lab de Paris&Co, à l’occasion de la signature, vendredi 5 juillet, d’un partenariat avec Enedis. Ce dernier s’engage donc dans l’expérimentation "Quartiers d’innovation urbaine", portée par l’Urban Lab sur deux territoires parisiens. Il vient compléter la liste des 15 partenaires du laboratoire, "qui couvre tous les métiers de l’urbain" (1).

La démarche, lancée il y a un an, a permis d’identifier deux quartiers, sur lesquels seront testés et évalués des projets pilotes, explique Albane Godard : 130 hectares à Paris-Rive-Gauche, dans le 13e arrondissement, et 300 hectares à Chapelle-S, à cheval sur les 18e, 19e arrondissements, Saint-Denis et Aubervilliers). Soit deux "espaces très différents dans leur tissu urbain, et dans leur phase de transformation" et qui constituent un total de près de "450 hectares de terrain de jeux sur lesquels on va pouvoir tester des choses très différentes", poursuit-elle.

"Remettre le citoyen au centre"

Urban Lab poursuit plusieurs objectifs : d’une part "repenser la ville de manière agile, pragmatique et sérieuse, en essayant des choses avec tout le monde — start-up, PME, grandes entreprises — pour avoir des éléments tangibles pour orienter ceux qui font la ville", et d’autre part "faire travailler ensemble des gens qui n’en ont pas l’habitude, tout en remettant le citoyen au centre", indique la directrice.

C’est notamment cette volonté de mieux associer les citoyens qui a conduit Enedis à s’engager avec Paris&Co, fait savoir Nicolas Machtou, directeur délégué Île-de-France du gestionnaire de réseau. "Les grandes métropoles sont confrontées à des enjeux de durabilité. Les transitions énergétique et numérique sont des leviers importants pour les aider à relever ces défis. [Mais] il faut impliquer au maximum le citoyen et arriver à le mobiliser pour en faire un acteur de cette transition", estime-t-il.

Enedis va tester ses solutions

En outre, "Paris&Co nous donne l’opportunité de développer de nouvelles solutions qui vont concrétiser notre intervention dans la smart city", assure le directeur délégué. En tant que partenaire, Enedis participera à la sélection des projets, mais pourra également "intervenir en direct pour tester [ses] propres solutions. Pas forcément des innovations technologiques, mais de nouvelles manières de travailler".

"Nous voulons mettre à disposition nos compétences, nos savoir-faire, nos méthodes de travail ou nos outils en amont, à tous les acteurs qui travaillent sur la transformation urbaine et sur les grands objectifs de la ville de Paris, en termes de plan climat, de résilience ou encore d’objectif de zéro véhicules diesel, indique pour sa part Chloé Pfeiffer Lenoir, directrice Paris d’Enedis.

Réduire les nuisances, un enjeu majeur

Elle rappelle qu’Enedis travaille sur la maîtrise de la demande en énergie grâce à son compteur communicant Linky, qui permet notamment de cibler les quartiers énergivores. Sur la limitation des gaz polluants, "notre rôle est d’anticiper le développement des véhicules électriques en proposant une offre de recharge", de "contribuer à informer sur la qualité de l’air" ou encore de "faciliter l’installation et l’optimisation des ENR", explique-t-elle.

Enedis entend également profiter du terrain d’expérimentation du Lab Urba pour essayer de trouver comment "réduire les nuisances liées à ses chantiers", ajoute Nicolas Machtou. "Nous voulons rendre la ville plus agréable, créer des espaces urbains qui correspondent aux besoins des citoyens et limiter la gêne lors de nos interventions", précise Chloé Pfeiffer Lenoir. Pour cela, "il faut réfléchir sur les besoins en amont de la rénovation d’un quartier, et cela ne peut se faire sans l’implication des citoyens".

Autre axe sur lequel le gestionnaire souhaite jouer un rôle, la résilience des réseaux, en particulier aux aléas climatiques (crues et canicules), en leur donnant une "capacité de récupération rapide" ou grâce à une détection anticipée des pannes ou un meilleur ciblage de la maintenance.

Annonce des lauréats en septembre

Après un premier appel à projets l’an dernier sur le site Paris-Rive-Gauche (lire sur AEF info), une nouvelle phase de sélection est en cours, pour le site Chapelle-S. Trois thématiques ont été retenues : usage des espaces publics, gestion des flux et fabrication de la ville. Une quinzaine de projets seront sélectionnés et annoncés le 25 septembre prochain. Leurs porteurs sont accompagnés pendant 18 à 24 mois, et pourront mener leur expérimentation sur six mois environ, mais "parfois jusqu’à deux ans ou plus", précise Albane Godard.

De quoi permettre, "avant de passer des marchés, d’identifier les freins et les difficultés rencontrées", ajoute-t-elle. "C’est plus facile pour un opérateur de se lancer et réutiliser les solutions ailleurs une fois que les contraintes ont été objectivées", abonde Nicolas Machtou.

(1) Sont partenaires : la ville de Paris, la Caisse des dépôts, l’Ademe, Citeo, Eau de Paris, la RATP, la Semapa, le Sytcom, ATC France, , Evesa, Icade, Keolis, Orange, Suez, la Sogaris et désormais Enedis.

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Emilie Buono, journaliste